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30 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
Staline approuve le plan de contre-attaque dans la zone de Moscou, proposé par le général Joukov
Les blindés du général Hoepner atteignent à leur tour le canal de la Moskova à la Volga, tandis que ceux du général Guderian coupent la voie ferrée Toula Serpoukhov.

Front sud

Le maréchal Rundstedt est relevé de son commandement du groupe d'armées sud pour avoir refusé d'annuler son ordre de retraite dans le secteur de Rostov. Le général Reichenau est nommé à la tête du groupe d'armées sud en remplacement.



goliath se dirigeant vers un canon automoteur soviétique. Ce petit chenillé filoguidé porte une charge explosive lui permettant de détruire sa cible en se faisant exploser en même temps.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, inilossum.com (photo), techno-science.net

Front d'Afrique du nord

Suite à la résistance  à El duda, le général Rommel retire la 15e division de panzer et relance son attaque vers Sidi Rezegh et Belhamed.
La 6e brigade néo zélandaise est fortement attaquée et subit de fortes attaques de la division ariete.

source : wikipedia

Mer du nord
Le corsaire allemand Komet arrive à Hambourg.

Le corsaire allemand Thor quitte Kiel, en Allemagne, pour rejoindre Bordeaux

Mer des Philippines
Des sources britanniques à Bornéo rapportent des mouvements de la flotte impériale japonaise, mais assurent que les navires ont pris la direction de la Malaisie et des Indes Orientales.

source : guerre-mondiale.org, onwar.com, ahoy Mac's web log

undefined Atlantique nord

Le U43 attaque le convoi OS-12 au large des Açores, et coule le cargo britannique Ashby.
Le U206 coule dans le golfe de Gascogne, probablement suite à l'explosion d'une mine largué par un bombardier britannique Whitley de la RAF grâce à l'aide apporté par un radar de surface (Air to Surface Vessel radar (ASV)). C'est la première fois qu'un radar de surface aérien permet de couler un sous-marin allemand.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, UBoat.net

Le premier ministre japonais, le général Tojo, déclare que l'exploitation américaine et britannique des peuples asiatiques doit être purgé par la vengeance.

Rien ne doit pouvoir interférer dans cette sphère, car cette sphère a été décrétée par la Providence.


source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


uk.gifLes Etats-Unis mettent en garde la Grande-Bretagne sur une attaque japonaise imminente.
La partie diplomatique de nos relations avec le Japon est virtuellement terminée.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org
A Riga, en Lettonie, les allemands séparent les juifs du ghetto en 2 catégories : ceux qui sont aptes à travailler et les autres.
30000 juifs sont ainsi rassemblés dans une zone à part

source : History place - Holocaust Timeline, Worldwar-2.net, Mémorial Yad-vashem

29 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
Les forces blindées du général Reinhardt arrivent sur le canal Moskova Volga, dernier obstacle majeur avant Moscou, et le traversent dans la région de Dmitrov.

La résistance soviétique reste très dure et les températures en dessous de 0 conjugués aux blizzards mettent les troupes allemandes à rude épreuve.


Combats nocturnes lors de l'opération Typhon. Les combats sont particulièrement violents et la météo rend toute opération compliquée

source : inilossum.com (photo), wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net

Front d'Afrique du nord

L'attaque de l'Afrika korps sur El Duda pour tenter de séparer la garnison de Tobrouk et les néo zélandais continue.

source : wikipedia

undefined Atlantique nord

Le U43 attaque le convoi OS-12 au large des Açores, et coule le cargo britannique Thornliebank.

source : UBoat.net


Le gouvernement japonais décide que les termes finaux des Etats-Unis sont inacceptables et que le Japon doit entrer en guerre.

source : guerre-mondiale.org, onwar.com


La Finlande annexe ses conquêtes militaires sur l'Union Soviétique, restaurant ses frontières de 1939

Notre sécurité ne peut être garantie que par des moyens territoriaux. Notre seul espoir est de bouger notre frontière vers l'est.
Le seul moyen pour résoudre le problème de la Karélie orientale est qu'elle soit occupée par des troupes finlandaises.


source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Vote d'une loi créant l'Union générale des israélites de France (UGIF) suite aux demandes allemandes.
Sa mission est d'assurer la représentation des Juifs auprès des pouvoirs publics, notamment pour les questions d'assistance, de prévoyance et de reclassement social.

Tous les Juifs demeurant en France sont tenus d'y adhérer, les autres associations juives ayant été dissoutes et leurs biens donnés à l'UGIF.


Les administrateurs de cet organisme appartiennent pour la plupart à la bourgeoisie juive française, administrateurs nommés par le Commissariat général aux questions juives, la structure initiée par le gouvernement de Vichy à l'instigation des nazis pour renforcer les persécutions antisémites.


L'UGIF, pour financer ses activités, peut puiser dans un fonds de solidarité alimenté par les revenus tirés de la confiscation des biens juifs.

 Nous Maréchal de France, Chef de l'État français le Conseil des ministres entendu décrétons :

Article 1er. - Il est institué auprès du Commissariat aux Questions juives une Union générale des Israélites de France. Cette Union a pour objet d'assurer la représentation des Juifs auprès des Pouvoirs publics notamment pour les questions d'assistance, de prévoyance et de reclassement social. Elle remplit les tâches qui lui sont confiées dans ce domaine par le gouvernement. L'Union générale des Israélites de France est un établissement public autonome doté de la personnalité civile. Elle est représentée en justice comme dans les actes de la vie civile par son président, qui peut déléguer à tel mandataire de son choix tout ou partie de ses pouvoirs.

Article 2. - Tous les Juifs domiciliés ou résidant en France sont obligatoirement affiliés à l'Union générale des Israélites de France. Toutes les associations juives sont dissoutes à l'exception des associations cultuelles israélites légalement constituées. Les biens des associations juives dissoutes sont dévolus à l'Union générale des Israélites de France. Les conditions de transfert de ces biens seront fixées par décret rendu sur le rapport du secrétaire d'État à l'Intérieur.

Article 3. - Les ressources de l'Union générale des Israélites de France sont constituées : 1°, Par les sommes que le Commissariat général aux Questions juives prélève au profit de l'Union sur les fonds de solidarité juive institué par l'article 22 de la loi du 22 juillet 1941. 2°, Par les ressources provenant des biens des associations juives dissoutes. 3°, Par des cotisations versées par les Juifs et dont le montant est fixé par un Conseil d'administration de l'Union d'après la situation de fortune des assujettis et selon un barème approuvé par le Commissaire général aux Questions juives.

Article 4. - L'Union générale des Israélites de France est administrée par un Conseil d'administration de dix-huit membres choisis parmi les Juifs de nationalité française, domiciliés ou résidant en France et désignés par le Commissaire général aux Questions juives.

Article 5. - Le Conseil d'administration est placé sous le contrôle du Commissaire général aux Questions juives. Les membres répondent devant lui de leur gestion. Les délibérations du Conseil d'administration peuvent être annulées par arrêté du Commissaire général aux Questions juives.

Article 6. - Les cotisations fixées par le Conseil d'administration de l'Union générale des Israélites de France sont recouvrées par états exécutoires comme il est prévu par l'article 2 du décret du 30 octobre 1935.

Article 7. - Tant que subsisteront les difficultés de communication résultant de l'occupation, le Conseil d'administration pourra être divisé, le cas échéant, en deux sections dont le siège sera fixé par le Commissaire général aux questions juives. Chaque section comprendra neuf membres et sera présidée l'une par le président et l'autre par le vice-président.

Article 8. - Le présent décret sera publié au Journal officiel et exécuté comme loi de l'État.

source : guerre-mondiale.org, wikipedia

28 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front d'Afrique du nord

Les combats autour de Sidi Rezegh continuent, les allemands tentant de séparer l'infanterie néo zélandaise et la garnison de Tobrouk.
La 15e division de panzer affronte à nouveau les 4e et 22e brigades blindées britanniques.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org

Front d'Afrique orientale

Les conditions de redditions sont acceptées par les italiens à Gondar, transformant les 22000 derniers soldats italiens en Afrique orientale italienne en prisonniers de guerre et marquant la fin de la campagne d'Ethiopie.

Gondar est la dernière place forte italienne à tomber, marquant la fin de l'empire africain oriental italien

L'Ethiopie sera administré par la Grande-Bretagne comme un territoire sous mandat des nations unis jusqu'en 1944, les colonies italiennes d'Erythrée et de Somalie seront administrées par la Grande-Bretagne jusque la fin de la guerre.

Cérémonie rendant les honneurs militaires aux italiens du général Nasi. Leur reddition marque la fin définitive des opérations en Afrique orientale italienne. Les seuls résistances qui restent ne se manifestent plus que par des opérations de guérilla, jusqu'a la reddition de l'Italie, en 1943



source : onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia
Front Méditerranée
La RAF bombarde à nouveau Naples

source : guerre-mondiale.org


undefined Méditerranée
Le U95 est coulé au sud est d'Alméria par le sous-marin néerlandais HrMs O 21.

source : UBoat.net


Adolf Hitler rencontre le grand mufti de Jérusalem, Haj Amin al-Husseini, à Berlin. Les 2 s'accordent sur un besoin de destruction de "l'élément juif"


Si Adolf Hitler ne veut pas trop encourager le Mufti, ils sont d'accord sur le sort à réserver aux juifs

source : Worldwar-2.net

Le secrétaire d'Etat américain, M. Hull, met à nouveau en garde les officiels de l'armée et de la marine américaine sur une attaque japonaise imminente

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Le secrétaire d'état américain, M. Hull, déclare à la Finlande qu'il n'est pas sur dans qu'elle mesure la politique finlandaises est une menace pour les buts de défense américains.
Chaque action du gouvernement finlandais depuis la transmission de cette note a confirmé nos appréhensions sur une coopération totale avec les forces d'Hitler.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 28 Novembre 1941 : "Kingsley Wood (chancellier de l'échiquier) : Je me demande à quoi sert cette chose"

sur le personnes: impots - travail - directeurs
sur le gouvernai: politique des salaires
Sur la barque: stabilisation

source : CartoonHub

27 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
Les forces du général Guderian combattent autour de Kashira, ville contrôlant une des autoroutes les plus importantes vers Moscou, depuis 3 jours. Les forces allemandes ne peuvent plus avancer sans de nouveau renforts et une nouvelle contre-attaque violente soviétique autour de la ville commence, arrêtant définitivement la progression allemande au sud de la capitale soviétique.

Front sud
Les forces soviétiques re-capturent Rostov, abandonnée par les allemands quelque jour plus tôt. Le 1er groupe de panzer retraite dans la direction de Taranrog.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia

Front d'Afrique du nord

Les 4e et 6e brigades néo zélandaises font leur jonction avec les forces de la garnison de Tobrouk à El Duda.
Les forces blindées allemandes et britanniques s'engagent dans la zone de Sidi Rezegh.
La division allemande Afrika zbv est renommée 90e division légère.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, wikipedia

Front d'Afrique orientale

Les alliés attaquent la position italienne de Gondar.
Le général Italien Nasi décide de demander les termes pour une reddition.


Affiche italienne de propagande proclamant que les troupes italiennes retourneront en Afrique orientale.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net

undefined Méditerranée

Le U559 coule l'aviso australien HMAS Parramatta au nord de Bardia

source : UBoat.net


Le chef des opérations navales au commandement suprême américain, l'amiral Stark, envoie un "préavis d'état de guerre" aux commandants des flottes d'Asie et du Pacifique, dont à Hawaï, l'amiral Kimmel et le général Short.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 27 Novembre 1941 : "que tu dis Ribbentrop"

sur la voiture : La force par la joie - voyage pour les fantoches de l'anti-Komintern
Texte: La guerre, bien sur, est terminée. Ce sont juste les vaincus qui célèbrent la victoire avec des feux d'artifices

source : CartoonHub

26 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front d'Afrique du nord

Le général Cunningham, commandant la VIIIe armée britannique, est relevé de son commandement. Le général Ritchie le remplacera, avec un contrôle tactique donné au commandant en chef, le général Auchlinleck.

Les divisions blindées allemandes attaquent les positions britanniques autour du fort Capuzzo et Sidi Azeiz. Les forces britanniques se regroupent dans la zone de Sidi Rezegh, et l'infanterie néo zélandaise commence à faire mouvement vers Tobrouk.
Suite à ce mouvement, le général Rommel annule l'attaque allemande et donne l'ordre à ses forces blindées de faire mouvement dans la direction des néo zélandais.


Carte des opérations lors de l'opération crusader




source : drezenko (carte), onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia, Worldwar-2.net

Pacifique nord
La flotte japonaise combinée, sous les ordres de l'amiral Chuichi Nagumo, appareille à l'aube de la baie de Tankan, dans les îles Kouriles en grand secret pour rallier les points prévus par les plans d'opérations de l'état-major. Elle comprend 6 porte-avions, 2 cuirassés, 3 croiseurs, 9 destroyers et 8 pétroliers ravitailleurs. Elle prend donc la direction des îles Hawaï avec l'ordre strict de conserver un silence radio total.


28 sous-marins japonais sont déployés autour des îles Hawaï, avec ordre de de couler tout bâtiment susceptible de surprendre la flotte.

Manche
Le corsaire allemand Komet arrive à Cherbourg après une campagne de 512 dans le pacifique, ou il a coulé 10 navires pour un total de 65000 tonnes. 7 des navires ont cependant été coulés en coopération avec l'Orion.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, scharnhorst-class.dk, Worldwar-2.net, ahoy mac's web log


L'indépendance du Liban est proclamée par la France libre et reconnue par le général Catroux, haut commissaire français au levant.
La France continuera cependant d'exercer l'autorité tant que le mandat ne pourra pas être terminé normalement

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, worldatwar.net

Le président Roosevelt et le secrétaire d'état, M. Hull, décident de présenter une note en 10 points au gouvernement japonais, demandant leur retrait d'Indochine et de Chine, ainsi que la reconnaissance du gouvernement nationaliste chinois du général Tchang Kaï-chek
Le ton de la note indique qu'il n'y aura pas de compromis sur ces points, mais promet de négocier de nouveaux accords commerciaux et de fourniture de matériaux bruts.
Les propositions qui ont été présentées par l'Ambassadeur japonais le 20 novembre contiennent quelques caractéristiques qui, de l'avis de notre Gouvernement, sont en conflit avec les principes fondamentaux qui forment une partie du règlement général à l'étude et auquel chaque Gouvernement a déclaré qu'il est tenu. Le Gouvernement des Etats-Unis croit que l'adoption de telles propositions ne va probablement pas contribuer aux objectifs principaux qui sont d'assurer la paix conformément à la loi, l'ordre et la justice dans la Zone Pacifique, et il suggère qu'un nouvel effort soit fait pour résoudre nos divergences de vues en ce qui concerne l'application pratique des principes fondamentaux déjà mentionnés.
M. Kurusu répond que c'est équivalent à la fin de négociations.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, Worldwar-2.net


Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 26 Novembre 1941

Texte : Maintenant, que tout ceux en faveur du nouvel ordre levent la main....

source : CartoonHub

25 Novembre 1941

Publié le par Fix


Le général De Gaulle prononce un discours à l'université d'Oxford ou il est l'hôte du Cercle Français.


Barrès parlait des " lieux où souffle l'esprit". Je ne crois pas qu'il en eût imaginé aucun où l'esprit soufflât davantage qu'en l'Université d'Oxford. Je ne crois pas non plus qu'on puisse exprimer mieux que par cette phrase pleine de prolongements le caractère de votre illustre maison. Mais, si je n'en ressens que mieux l'honneur qui m'est fait aujourd'hui par le club français de l'Université, je m'en trouve aussi encouragé à aborder un sujet assez difficile. Il s'agit de la collaboration des peuples anglais et français pour faire fructifier la victoire, si elle doit être remportée. Comme l'examen d'un tel sujet implique quelque impartialité de l'esprit et du sentiment, je me sens à l'aise pour l'évoquer ici, en raison de l'ambiance créée dans votre maison par l'exercice habituel d'une pensée désintéressée.

Quand on parlait à M. Thiers des relations franco-anglaises, il avait coutume d'écouter en silence le discours de son interlocuteur. Puis il disait, en regardant par-dessus ses lunettes : " Comme cela est intéressant! Mais n'aurait-il pas suffi de dire que l'Angleterre est une île? " M. Thiers entendait que ce simple aphorisme géographique expliquait très complètement tout ce qui s'est passé, tout ce qui se passe et tout ce qui se passera entre la nation française et la nation britannique.

Peut-être M. Thiers avait-il raison, de son temps. Il est très banal, en effet, de développer cette théorie que la position insulaire de la Grande-Bretagne l'a déterminée à considérer la mer comme sa principale garantie, sa voisine unique, la voie nécessaire de ses échanges et, par conséquent, à faire, de la domination sur les océans, son principal souci national et comme sa seconde nature. En même temps, la vocation maritime et, par conséquent, commerciale de l'Angleterre l'amenait à fonder son Empire et, du même coup, à contrôler la mer qui y conduisait. D'autre part et pour les mêmes raisons, Albion ne pouvait accepter qu'il s'établît sur le continent européen une hégémonie quelconque, car l'Etat qui l'eût réalisée fût devenu aussitôt un prétendant à l'empire de la mer. De là, bien évidemment, l'opposition fréquente des politiques de Londres et de Paris au cours des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles. De là, leurs fréquents conflits. De là aussi, au début de ce siècle, le renversement des données séculaires de leurs relations, à l'initiative de votre roi Edouard VII. L'Entente Cordiale naissait, presque du jour au lendemain, dès lors que l'Allemagne, menée par la Prusse, arborait l'étendard du pangermanisme, menaçait l'équilibre des forces par sa croissance victorieuse et criait par la bouche de l'empereur Guillaume II : " Notre avenir est sur l'eau!"

Il était dans l'ordre des choses humaines qu'un changement aussi subit dans les rapports des peuples anglais et français, succédant à de si longues méfiances et rivalités, fût compromis par l'effacement momentané de la menace qui l'avait fait naître. Inversement, il était fatal que le relâchement de l'entente favorisât le redressement de cette menace. Je me figure que l'historien futur de notre guerre de trente ans, et peut-être cet historien est-il parmi vous, étudiant le deuxième acte du drame, c'est-à-dire le conflit présent, n'aura pas de peine à montrer que le déchaînement des ambitions allemandes, sous l'inspiration d'Hitler, se trouva fort encouragé par la divergence des politiques de Paris et de Londres. Mais j'imagine également le tableau qu'il pourra faire des conséquences lamentables d'une telle dissociation. Car, si le tacticien constate que la séparation militaire de nos deux forces, au printemps de 1940, vint de ce que la mécanique ennemie força la ligne Maginot entre Mézières et Sedan, le philosophe sait bien qu'au fond c'est entre deux politiques désunies qu'est passée l'agression allemande.

Le vin étant tiré, il faut maintenant le boire.

Sans aucun doute, il est amer. Mais la pire erreur que l'on pourrait commettre et la plus fâcheuse responsabilité que l'on pourrait prendre seraient de se laisser dégoûter par l'amertume, au point de renoncer, précisément, au bon accord faute duquel le breuvage fut gâté. Car, alors, l'avenir pourrait être définitivement compromis, et de grands peuples comme les nôtres ont de grands devoirs envers l'avenir.

Bien entendu, nos ennemis communs font tout pour organiser la séparation. Si l'on voulait exprimer en quoi consiste la politique allemande, pour ce qui concerne les rapports entre les peuples anglais et français, on pourrait dire que, pour Berlin, il s'agit de créer des plaies, puis d'y jeter constamment du sel, pour que ces plaies s'avivent et s'enveniment. A cet égard, les conditions dans lesquelles se trouve, actuellement, la France sont, pour l'ennemi, les plus favorables possible. Etant donné l'oppression qu'il y exerce, le régime de trahison qu'il y a institué, les .moyens de propagande et de chantage qu'il y a monopolisés, il ne lui est que trop aisé de déployer son effort de corruption. C'est pourquoi, tout est mis en œuvre pour rajeunir les vieilles querelles. Jeanne d'Arc, Jean Bart, Marlborough, Maurice de Saxe, Nelson, Wellington, l'Aiglon, le commandant Marchand, sont évoqués sans relâche. Quant aux malheurs de la France, dans la guerre que nous faisons, il est constamment répété que l'Angleterre en est responsable parce qu'elle empêcha la France de tirer le fruit de sa victoire après 1918 en favorisant le redressement de l'Allemagne et en interdisant en même temps tout rapprochement des Germains et des Gaulois, que cette politique ne pouvait manquer d'aboutir à un conflit puisqu'en somme elle rendait sa puissance au Reich tout en excitant sa rancune, que l'Empire britannique n'en a pas moins négligé de se préparer à combattre et s'est trouvé à l'heure des grands dangers hors d'état de nous porter sérieusement secours. Quant au présent, il est bien entendu que l'Angleterre abuse du martyre de la France pour mettre la main, partout où elle peut, sur les morceaux de son Empire. En même temps, le Reich ne manque pas de forcer ses collaborateurs à prendre à leur compte le plus possible d'actes hostiles ou malveillants vis-à-vis de l'Angleterre, de façon à exaspérer celle-ci contre une nation qui est, en réalité, sincèrement demeurée son amie.

Car c'est, à mon sens, un des faits les plus remarquables de notre tragique époque que tant de facteurs artificiels de division n'ont aucunement modifié la confiance et l'inclination du peuple français à l'égard du peuple britannique. Bien plus, il se passe actuellement ce phénomène que les Anglais sont devenu, en France, beaucoup plus populaires qu'ils ne l'ont jamais été. Il existe une opposition complète entre l'attitude apparente de ce que l'on considère encore comme le pays officiel et les sentiments nourris par toutes les classes de la population. Je ne crois pas que l'on puisse citer un seul témoignage qui démente cette affirmation. Mais je pourrais, pour la corroborer, énumérer des preuves innombrables et directes. Permettez-moi d'invoquer trois faits assez caractéristiques : en juillet, à Lens, le bombardement d'une usine par la Royal Air Force a tué des ouvriers français. Un avion anglais a été abattu sur place ... Les Français sont enterrés d'abord et toute la population assiste à la cérémonie. Le lendemain, ont lieu les obsèques des aviateurs britanniques. La même foule accompagne jusqu'au cimetière les soldats alliés et, au premier rang de cette foule, marchent les femmes en deuil des ouvriers tués.

Le 2 novembre dernier, Jour des Morts, les familles françaises sont allées, comme de coutume, prier sur les tombes de leurs parents défunts. Sachez qu'il n'y a pas eu, en France, une seule tombe de militaire anglais qui n'ait été visitée et sachez que, de toutes les tombes de tous les cimetières de France, les plus fleuries, ce jour là, furent celles des Britanniques.

Quant au troisième fait, sur lequel je n'aurais garde d'insister, mais qui mérite peut-être considération, c'est qu'il ne se passe pas un seul jour sans que plusieurs jeunes Français, de toutes régions et de toutes classes, ne parviennent en Angleterre pour se battre aux côtés de ses soldats et que, pour y arriver, ils déploient des prodiges de courage et d'ingéniosité, dont, un jour, le récit paraîtra très étonnant quand on aura le temps d'écrire des livres.

S'il est certain que le peuple français, au fond de l'abîme où il a, pour l'instant, roulé, n'a jamais mieux mesuré ce que vaut le peuple britannique, mieux compris que libération est synonyme de victoire anglaise, mieux senti qu'il n'y aurait pas, dans l'avenir, d'indépendance possible sans l'amicale union des deux pays, je ne crois pas que, de son côté, le peuple anglais ait jamais été plus convaincu de l'absolue nécessité d'une telle collaboration. Il entre d'abord, dans cette conviction, le sentiment généreux qu'inspire l'ami à délivrer. Il me semble qu'en pareille matière ce que pensent les Anglais s'exprime par les vers de Shakespeare: I am not of that feather, to shake off My friend when he most needs me ...

Mais il est également certain que les événements de la guerre ont démontré à quel point la sécurité de la France est conjuguée avec la vôtre. Dans une époque où l'essentiel de l'action de guerre, c'est-à-dire de destruction, passe à la force aérienne, il serait difficile d'imaginer l'avenir de l'Angleterre, si la France, qui en est séparée par quelques minutes de vol, cessait d'être son alliée. M. Thiers qui, longtemps, n'avait pas cru aux chemins de fer, ne prévoyait évidemment ni l'Allemagne du XXe siècle, ni l'aviation, ni les tanks. Autrement, il n'aurait pas jugé que le fait que l'Angleterre est une île tranchât définitivement la philosophie de nos rapports.

Voilà pourquoi ma conviction est que, malgré certaines apparences fâcheuses et de lamentables incidents créés à grand renfort de trahison et de propagande, cette guerre, si elle est gagnée, doit avoir pour première conséquence l'établissement d'une collaboration franco-anglaise plus franche et solide qu'elle ne le fut jamais. Mais si, pour d'excellentes raisons pratiques et pour les meilleurs motifs de sentiment, une telle union est nécessaire, il me semble qu'elle est, aussi et surtout, commandée par un devoir commun à nos deux vieilles et grandes nations, je veux dire par le salut de notre civilisation.

Car voilà bien l'enjeu de cette guerre et le problème de la paix qui suivra! D'aussi gigantesques efforts, déployés par l'agression pour renverser l'ordre actuel du monde et en fonder un nouveau, ont des causes graves et profondes et la victoire ne serait qu'un mot sur des tombes et sur des médailles s'il n'y était point remédié.

Il est vrai que certains esprits trouvent commode d'attribuer à la seule ambition d'un homme, assez connu, convenons-en, et qui s'appelle Adolf Hitler, la révolution que traverse le monde. Ils se représentent le motif d'une pareille guerre sous la forme d'un odieux tyran qui, après avoir écrit Mein Kampf, entraîne une partie de la terre à l'attaque de l'autre partie pour imposer à toute la planète l'Evangile qu'il a décrété. Une telle conception leur permet, d'ailleurs, d'imaginer la solution de la crise suivant le principe du moindre effort : pour que la paix juste et durable fût, désormais, établie, il suffirait d'écarter le dictateur de Berchtesgaden. Mais, sans contester que la personnalité du Führer allemand ait joué un rôle important dans les origines du conflit, comment se contenter d'un jugement aussi sommaire ?

D'autres, élevant le débat, professent que l'éternel appétit de domination du peuple allemand a été, cette fois encore, la raison de la catastrophe. Dès lors, en appliquant à ce peuple, avec constance et fermeté, un régime de belles et bonnes garanties, quant à ses frontières et quant à ses armements, la question serait tranchée au fond. Il n'est, de fait, que trop évident que, depuis des siècles, l'incendie en Europe est toujours parti du pays dont on a pu dire que la guerre était son industrie et l'on ne saurait, semble-t-il, contester qu'une pareille nation mérite que des précautions efficaces soient prises à son égard. Mais il reste à savoir si, dans la conjugaison du système nazi et du dynamisme allemand, il n'y a eu qu'un hasard, ou si cette rencontre même ne fut pas comme l'aboutissement d'un mal plus général, tranchons le mot, d'une crise de la civilisation.

Je n'aurai pas l'outrecuidance de prétendre exposer ici comment, depuis deux mille ans, s'est étendu sur le monde le règne des conceptions, des mœurs et des lois qui lui ont donné son âme et même sa figure. Vous savez mieux que personne que, grâce à ces conceptions, à ces mœurs et à ces lois, malgré les différences de langue, de religion, de nationalité, malgré les batailles des armées, la rivalité des politiques, la concurrence des productions, une sorte d'idéal commun, une notion semblable de ce que la collectivité doit à chaque homme et, réciproquement, de ce que chaque homme doit à tous, un respect identique de la liberté et de la justice, se sont imposés aux peuples à mesure de leur évolution. A la base de notre civilisation, il y a la liberté de chacun dans sa pensée, ses croyances, ses opilions, son travail, ses loisirs.

Cette civilisation, née dans l'occident de l'Europe, a traversé bien des tourmentes. Tour à tour, les invasions barbares, l'éparpillement féodal, les divisions de la chrétienté, les secousses provoquées par la Révolution française, l'essor des nationalités, l'apparition des grandes industries, les oppositions sociales, l'ont gravement menacée. Mais, jusqu'à présent, elle avait su garder assez de vitalité interne et de puissance d'attraction pour l'emporter finalement. Bien plus, elle s'est faite conquérante et a gagné, pour leur bien, d'immenses contrées de l'univers. Elle a imprégné l'Amérique, au point de s'y être, par excellence, épanouie. Elle a pénétré l'Asie, l'Afrique et l'Océanie. Grâce à la colonisation, puis à l'affranchissement progressif de populations innombrables, le moment approchait où tous les hommes de la terre eussent reconnu les mêmes principes supérieurs et revêtu la même dignité.

Mais cette civilisation, qui tend essentiellement à la liberté et au développement de l'individu, est aux prises avec un mouvement diamétralement opposé qui ne reconnaît de droits qu'à la collectivité raciale ou nationale, refuse à chaque particulier toute qualité pour penser, juger, agir, comme il l'entend, lui en arrache la possibilité et remet à la dictature le pouvoir exorbitant de définir le bien et le mal, de décréter le vrai et le faux, de tuer ou de laisser vivre, suivant ce qui est favorable à la domination totale du groupement qu'elle personnifie. C'est de là que sont sortis ces systèmes furieux qui ont offert leur attrait et leur dynamisme aux perpétuelles ambitions allemandes et aux prétentions spasmodiques des Italiens.

C'est là-dessus que les vainqueurs provisoires du continent européen s'efforcent de construire ce qu'ils appellent un Ordre nouveau. C'est par là que la guerre actuelle a pour enjeu la vie ou la mort de la civilisation occidentale. Or, ce mouvement est d'autant plus redoutable qu'il résulte, lui aussi, de l'évolution générale.

Il faut convenir, en effet, que dans l'époque moderne la transformation des conditions de la vie par la machine, l'agrégation croissante des masses et le gigantesque conformisme collectif qui en sont les conséquences, battent en brèche les libertés de chacun. Dès lors que les humains se trouvent soumis, pour leur travail, leurs plaisirs, leurs pensées, leurs intérêts, à une sorte de rassemblement perpétuel, dès lors que leur logement, leurs habits, leur nourriture, sont progressivement amenés à des types identiques, dès lors que tous lisent en même temps la même chose dans les mêmes journaux, voient, d'un bout à l'autre du monde, passer sous leurs yeux les mêmes films, entendent simultanément les mêmes informations, les mêmes suggestions, la même musique, radiodiffusées, dès lors qu'aux mêmes heures, les mêmes moyens de transport mènent aux mêmes ateliers ou bureaux, aux mêmes restaurants ou cantines, aux mêmes terrains de sport ou salles de spectacle, aux mêmes buildings, blocks ou courts, pour y travailler, s'y nourrir, s'y distraire ou s'y reposer, des hommes et des femmes pareillement instruits, informés, pressés, préoccupés, vêtus, la personnalité propre à chacun, le quant à soi, le libre choix n'y trouvent plus du tout leur compte. Il se produit une sorte de mécanisation générale, dans laquelle, sans un grand effort de sauvegarde, l'individu ne peut manquer d'être écrasé.

Et d'autant plus que les masses, loin de répugner à une telle uniformisation, ne laissent pas, au contraire, d'y pousser et d'y prendre goût. Les hommes de mon âge sont nés depuis assez longtemps pour avoir vu se répandre, non point seulement l'obligation, mais encore la satisfaction de l'existence agglomérée.

Porter le même uniforme, marcher au pas, chanter en chœur, saluer d'un geste identique, s'émouvoir collectivement du spectacle que se donne à elle-même la foule dont on fait partie, cela tend à devenir une sorte de besoin chez nos contemporains. Or, c'est dans ces tendances nouvelles que les dictateurs ont cherché et trouvé le succès de leurs doctrines et de leurs rites. Assurément, ils ont réussi d'abord parmi les peuples qui, dans l'espoir de saisir la domination sur les autres, ont adopté d'enthousiasme l'organisation des termitières. Mais il ne faut pas se dissimuler que l'évolution elle-même offre à l'Ordre dit Nouveau d'extraordinaires facilités et à ses champions de chroniques tentations.

Si complète que puisse être un jour la victoire des armées, des flottes, des escadrilles des nations démocratiques, si habile et prévoyante que se révèle ensuite leur politique vis-à-vis de ceux qu'elles auraient, cette fois encore, abattus, rien n'empêchera la menace de renaître plus redoutable que jamais, rien ne garantira la paix, rien ne sauvera l'ordre du monde, si le parti de la libération, au milieu de l'évolution imposée aux sociétés par le progrès mécanique moderne, ne parvient pas à construire un ordre tel que la liberté, la sécurité, la dignité de chacun y soient exaltées et garanties, au point de lui paraître plus désirables que n'importe quels avantages offerts par son effacement. On ne voit pas d'autre moyen d'assurer en définitive le triomphe de l'esprit sur la matière. Car, en dernier ressort, c'est bien de cela qu'il s'agit.

Mais comment pourrait-on concevoir un pareil effort de rénovation spirituelle, sociale, morale, autant que politique, dans la division de nos deux peuples ? Depuis des siècles, la France et l'Angleterre sont les foyers et les champions de la liberté des hommes. La liberté périra si ces foyers ne se conjuguent et si ces champions ne s'unissent.

Toutes les ressources d'intelligence et de volonté, qui, depuis si longtemps, jaillissent séparément de votre pays et du mien en faveur de la même cause, celle de la civilisation, ne faudra-t-il pas les mettre en commun puisque les adversaires de notre idéal sont unis pour le renverser? Or, cette collaboration ardente et franche des intelligences et des volontés de tous ceux qui, chez vous et chez nous, marchent vers la même lumière ne peut, désormais, s'imaginer sans l'accord des deux nations.

Je devrais m'excuser d'avoir si longtemps retenu votre attention sur de telles considérations. Mais la jeunesse d'élite qui veut bien m'écouter sait que les idées mènent le monde. C'est pourquoi, j'ai cru utile de soumettre celles-là à vos réflexions. Peut-être, en les examinant, penserez-vous avec moi que, pour embrasser l'ensemble des faits terribles et quotidiens de cette guerre- la plus grande de l'Histoire et pour en tirer les leçons sans lesquelles elle serait perdue, même après vingt batailles gagnées, il est bon d'en considérer les données principales.

Le poète met en scène le campagnard montant la pente abrupte:
" - Homme de la plaine, pourquoi gravis tu la colline ?
- C'est pour mieux regarder la plaine. Je n'ai compris la plaine qu'en la voyant du haut des sommets."


source : mediaslibres.com


Front de l'est
Front centre
Les allemands capturent Istra, au nord de Moscou

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net

Front d'Afrique du nord

Les forces blindées du général Rommel continuent leurs attaques sur les arrières de la VIIIe armée britannique mais les combats sont très meurtriers et le harcèlement constant de la RAF fait beaucoup de pertes.
La 15e panzer attaque vers Sidi Azeiz et la 21e panzer attaque la 7e brigade indienne à Sidi omar. A la fin de la journée la 15e panzer n'a plus que 53 chars, ce qui constitue pratiquement l'intégralité des chars restant à l'Afrika korps.

source : wikipedia, Worldwar-2.net

Front d'Afrique orientale

Les forces britanniques prennent la crête de Tadda, à 10 kilomètres de la zone italienne de Gondar.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org


Méditerranée
La Mediterranean fleet quitte Alexandrie pour tenter de trouver le convoi de l'axe engagé précédemment par la force K de Malte.
Le vieux cuirassé britannique HMS Barham est touché par 3 torpilles du U331 au large de Sidi Barrani. Le cuirassé britannique coule en quelque minutes emportant avec lui 841 membres de l'équipage.


Le HMS Barham alors qu'il commence à prendre de la gîte



Explosion finale du cuirassé avant qu'il ne sombre définitivement


source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, UBoat.net, hmsbarham.com, worldisround.com


Pacifique
La marine américaine commence à mettre en place l'obligation de faire partie d'un convoi pour les navires marchants, dans le pacifique

source : onwar.com, guerre-mondiale.org








Le pacte anti-komintern est renouvelé à Berlin pour une durée de 5 ans.
Les pays signataires sont l'Allemagne, l'Italie, le Japon, la Bulgarie, le gouvernement fantoche chinois de Wang Jingwei, la Croatie, le Danemark (sous la contrainte), la Finlande, la Hongrie, le Mandchoukouo, la Roumanie, la Slovaquie et l'Espagne.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, guerre-mondiale.org, wikipedia


Le secrétaire d'Etat américain, M. Hull, met en garde les officiels de l'armée et de la marine américaine sur une imminente attaque surprise japonaise
Il est pratiquement impossible d'arriver à un accord avec le Japon

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 25 Novembre 1941 : "Investiture"

sur le papier: le dernier accord honteux

source : CartoonHub

24 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est

Front centre
Au nord de Moscou les allemands capturent Solnechnogorsk. Les combats sont toujours très dur et les 2 armées manquent de réserves.

Front sud
Les forces allemandes abandonnent Rostov suite à la menace que fait peser sur leurs arrières, la contre-attaque soviétique dans la zone.

L'ordre de replis émane d'un ordre personnel du Maréchal Von Rundstedt, malgré l'interdiction formelle d'Adolf Hitler.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia


Front d'Afrique du nord

Suite aux succès de la veille, et persuadé que la plupart des blindés britanniques sont détruits, le général Rommel donne l'ordre à ses groupes blindées de couper les routes de ravitaillement britanniques en fonçant sur la frontière Egyptienne, vers Sidi omar.

Vers la fin de la journée le XXXe corps britannique est coupé en 2 et le XIIIe corps subit presque le même sort, causant la confusion dans la VIIIe armée britannique

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net


Atlantique nord
Le croiseur britannique HMS Dunedin est coulé par l'U124 au nord est de Recife, au Brésil. Seul 67 des 486 hommes d'équipages survivront au naufrage.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, UBoat.net

Mer des Philippines

Un convoi militaire japonais se dirigeant vers la Malaisie est repéré par des navires américains au large de l'île de Formose.

source : guerre-mondiale.org


Les commandants américains dans le pacifique sont mis en garde contre la possible imminence d'une guerre.

source : Worldwar-2.net


Les Etats-Unis révoquent les licences d'exportations à destination de l'Afrique du nord française, l'Espagne et Tanger.

La mesure est prise pour inciter la France à refuser la collaboration ouverte avec l'Allemagne

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Les Etats-Unis accordent l'aide de la loi pré bail à la France libre
Dans le but de mettre en oeuvre l'autorité qui vous est conféré comme l'Administrateur du pré bail par le Décret présidentiel No 8926, daté du 28 octobre 1941, et pour vous permettre de prendre des dispositions pour accorder l'aide du pré bail aux Forces des Volontaires français (les Français libres) par voie de retransfert du Gouvernement de Sa Majesté du Royaume-Uni ou leurs alliés, je constate par la présente que la défense des territoire français sous le contrôle des Forces des Volontaire françaises (français libres) est vital à la défense des Etats-Unis

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

uk.gif2 officiers de la Luftwaffe effectuent la plus audacieuse tentative d'évasion d'un camp de prisonnier britannique de la guerre
Le Lt. Heinz Schnabel et l'Oblt. Harry Wappler étaient prisonniers au camp No.15 près de Penrith, en Northumbrie. Ils fabriquèrent des papiers d'identités les présentant comme des officiers hollandais servant dans la RAF, réussirent à aller jusqu'a l'aérodrome de la RAF à Kingstown, près de Carlisle, et volent un avion Miles Magister.

Décollant, ils réalisent vite qu'ils n'ont pas assez d'essence pour arriver jusqu'en Hollande et finissent par rebrousser chemin à contre-coeur, atterrissant dans un champ à 8 kilomètres au nord de Great Yarmouth. Recapturés, ils sont renvoyés au camp No.15 et écopent de 28 jours de confinement pour leur tentative.

source : Worldwar-2.net


Un ghetto "modèle" est construit à Theresienstadt, dans le protectorat de Bohème Moravie.
Ce camp, présenté comme une "colonie juive modèle" est en fait un camp de concentration puis un camp de transit vers les camps d'exterminations à partir de 1942.


Arrivée de juifs à Theresienstadt


La fonction première de ce camp est de concentrer les juifs du protectorat de Bohème Moravie et de jouer le rôle de ghetto intermédiaire pour les Prominenten (artistes, savants, décorés ou mutilés de la Première Guerre mondiale) dont la disparition pure et simple ne manquerait pas de susciter des questions.

Pensant que cela éviterait les déportations à l'est, les autorités juives tchèques sont initialement en faveur de ce "ghetto".


Barraque des femmes du camp des femmes à Theresienstadt


Sur les 140000 juifs qui passeront par Theresienstadt 32497 mourrons des conditions de vie dans le camp. Sur le 86934 qui seront déportés à Auschwitz, seul 3097 survivront.

Barraque des enfants dans le camp de Theresienstadt


source : Mémorial Yad-vashem, wikipedia, Worldwar-2.net, History place - Holocaust Timeline, ushmm.org



Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 24 Novembre 1941

Texte: Ho! Sir invincible panzerwaffe von Herrenvolk, plus je vous retire d'armure (jeu de mot sur armour désignant l'armure et le blindé) et plus vous me rappellez le type que j'ai battu en 1918

source : CartoonHub

23 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
L'avancée allemande continue vers Moscou, principalement sur un front de 80 kilomètres au nord ouest de la capitale soviétique. Klin est capturée par 3 divisions blindées du général Hoth. En certains endroits, les allemands sont à moins de 60 kilomètres de Moscou.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net

Front d'Afrique du nord

A la frontière avec l'Egypte le XIII corps continue d'avancer le long de la route principale reliant le Fort Capuzzo et Sollum, achevant d'encercler les positions de l'axe de la frontière (la passe d'Halfaya, Sollum,...)
La division néo zélandaise qui se porte sur la 7e division blindée, pour lui porter assistance, capture le quartier général de l'Afrika Korps, désorganisant les allemands et capturant une partie du matériel de communication allemand. Cette action a pour effet d'empêcher que les divisions blindées allemandes soient ravitaillées durant la journée.


A Sidi Rezegh, le général Rommel à rassemblé ses 2 divisions blindées et la division blindée italienne Ariete pour tenter de détruire les restes du XXXe corps britannique. Les combats sont durs durant toute la journée et les pertes italo allemandes sont lourdes, leur faisant perdre leur avantage numérique. Les allemands ont mainteant moins de 100 chars opérationnels et les pertes dans l'infanterie allemande sont lourdes. Ce jour est nommé Totensonntag par les allemands (dimanche des morts). Les pertes britanniques sont elles aussi élevées avec la destruction de la 5e brigade sud africaine.


Suite à cette journée, le Commando Supremo accepte de mettre le XXe corps mobile, incluant les divisions Ariete et Trento, sous les ordres directs du général Rommel.


Soldats britanniques tentant de pénetrer avec une tankette dans le camp italien de Sollum


source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, inilossum.com (photo)


undefined Méditerranée

Un convoi de l'axe est attaqué par la force K, basée à Malte, alors qu'il transporte de l'essence pour le port de Benghazi. 2 cargos sont perdus par les italiens.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org


Les Etats-Unis occupent la Guyane Hollandaise, en accord avec le gouvernement néerlandais et le Brésil.

Cette occupation se fait dans l'objectif de protéger les mines de Bauxite qui s'y trouvent, la Bauxite rentrant dans la production de l'aluminium, matériel stratégique en temps de guerre, principalement dans l'aéronautique.

Les mines de bauxite au Surinam pourvoient à plus de 60% des besoins de l'industrie de production d'aluminium des Etats-Unis, qui est vitale à la défense des Etats-Unis, de l'Hémisphère Occidental et des nations résistant activement à l'agression.


source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, guerre-mondiale.org

22 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front nord
Ouverture de la "route de la vie" permettant d'alimenter Leningrad par les eaux gelées du la Ladoga. Les convois de chevaux et de camions vont permettre d'alimenter la ville pendant l'hiver et d'évacuer une partie des civils restant dans la ville. Cette route sera ouverte jusqu'au 24 avril 1941. Pendant toute cette période elle sera continuellement attaquée par l'aviation allemande

Convoi de camions sur la route de la vie. Celle ci, ouverte uniquement en hiver, est l'unique lien terrestre entre Leningrad et le reste de l'Union Soviétique

Front centre
Les forces du général Guderian capturent Stalinogorsk, au sud du dispositif allemand, encerclant la division soviétique qui s'y trouve. Cependant, l'avancée des troupes allemandes au sud de Moscou reste très difficile et lent.

Front sud
Un assaut sur Sébastopol par les troupes allemandes échoue devant la résistance soviétique

source : pobediteli, wikipedia, wikipedia, ssemedia.com (photo)

Front d'Afrique du nord

A Sidi Rezegh, les britanniques engagent les chars de la 21e division de panzer, mais sont forcés de désengager les 7e et 22e brigades. Les allemands recapturent l'aéroport de Sidi Rezegh et, malgré un nombre inférieur en char, font subir de lourdes pertes, principalement à la 22e brigade.


En même temps la 4e brigade blindée engage la 15e division de panzer et subit de lourdes pertes.


Une contre-attaque de la division sud africaine échoue à recapturer l'aéroport et une partie de la division néo zélandaise doit quitter le XIIIe corps pour porter assistance à la 7e division blindée.


Les pertes britanniques sont sévères et les italo allemands ont maintenant un plus grand nombre de chars que les britanniques (170 contre 150). En 4 jours les britanniques ont perdus 530 chars, contre 100 pour les allemands.

Sur la frontière avec Egypte, le XIIIe corps capture Sidi Omar, lybian Omar et tente de capturer Fort Capuzzo, défendu avec succès par la division italienne Savona

source : wikipedia, Worldwar-2.net, onwar.com, guerre-mondiale.org


Atlantique sud
Le corsaire allemand Atlantis est intercepté et coulé au large des côtes de l'île de l'ascension, alors qu'il ravitaille le U126, par le croiseur britannique HMS Devonshire.
Cette bataille termine une croisière de 20 mois pendant laquelle le navire allemand a coulé ou capturé 22 navires, pour un total de 145960 tonnes

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, scharnhorst-class.dk

Le secrétaire d'état américain, M. Hull, déclare qu'il pourrait y avoir des assouplissements dans les embargos.

Le secrétaire d'Etat Hull "a dit qu'il avait appelé les représentants de certain autres gouvernements concernés dans la Zone Pacifique et qu'il y avait eu une discussion de la question de si les choses (signifiant des engagements pacifiques japonais, et ainsi de suite) pourraient être développées d'une telle façon ... ces représentants sont intéressés par la suggestion et il y avait un sentiment général que le problème pourrait être réglé si les japonais pouvaient nous donner des preuves satisfaisantes que leurs intentions sont pacifiques.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 22 Novembre 1941

sur le lit: peuple allemand
sur le sac: Pour l'armée allemande qui gèle
Texte: Hans, je commence à penser qu'il n'est pas le père Noël après tout

source : CartoonHub

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 22 Novembre 1941

sur le drapeau: Ils ne passeront pas (référence à la bataille de Verdun en 1916)
sur le panneau: vers Tripoli

source : CartoonHub

21 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front sud
Rostov-sur-le-don est capturée par les troupes du groupe d'armées sud après de durs combats avec les troupes soviétiques
La XVIIe armée allemande avance dans la région du bas Donetz.

Carte des opérations dans le sud de l'Union-soviétique en novembre 1941

source : lasecondaguerramondiale.it (carte), onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net

Front d'Afrique du nord

A Sidi Rezegh, la 7e brigade blindée est attaquée par les 2 divisions blindées allemandes alors qu'elle tente de s'approcher de Tobrouk. 113 des 141 chars de la brigade sont détruits dans l'engagement et seul 20 chars britanniques restent opérationnels.

Suite à cet échec, la garnison de la forteresse interrompt ses tentatives de percées des lignes de l'axe malgré de bons résultats initiaux.

Les 4e et 22e brigades blindées britanniques prennent la direction de Sidi Rezegh.


Soldats britanniques à l'attaque dans la zone de Sidi Omar.


source : onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia, inilossum.com (photo)


Front d'Afrique orientale

Les forces britanniques et locales renouvellent leurs attaques sur Kulkaber, poussant les italiens à la reddition après de durs combats.

La présence italienne en Afrique orientale est maintenant limitée à la zone de Gondar


source : onwar.com, guerre-mondiale.org


Méditerranée

Le nombre de convois de ravitaillement de l'axe entre l'Europe et l'Afrique du nord augmente, suite à l'augmentation des problèmes de ravitaillement des troupes de l'axe en Afrique.
2 croiseurs italiens sont endommagés par l'aviation britannique, mais parviennent à échapper à la force K britannique basée à Malte.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org


Les Etats-Unis acceptent de payer l'Islande pour les poissons et l'huile envoyés à la Grande-Bretagne, dans le cadre de la loi pré bail.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Adolf Hitler promet son soutien à toute initiative japonaise contre l'Union soviétique

source : guerre-mondiale.org




Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 21 Novembre 1941 : "Ouverture des sports annuels en Libye"

sur le char: Cunningham, Cunningham & Cunningham entreprise de terrassement

source : CartoonHub