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20 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Nouvelle réduction des rations alimentaires à Leningrad : 1.067 calories pour les ouvriers, 644 pour les enfants, 466 pour les personnes à charge.

source : guerre-mondiale.org, pobediteli
Front d'Afrique du nord
Dans la matinée la 22e brigade blindée engage a nouveau les italiens à Bir el gobi et se fait une nouvelle fois repousser par la division Ariete.
Dans le même temps la 7e brigade blindée repousse une contre attaque italo-allemande menée par la 90e division légère allemande et la division italienne Bologna à Sidi Rezegh. La 4e brigade blindée engage les chars de la 15e division blindée allemande mais subit de lourdes pertes.

Heureusement pour la VIIIe armée, la 15e division de panzer à reçu l'ordre de se porter sur Sidi Azeiz ou ne se trouve aucun britannique. Cependant le général Cunningham, qui espere engager les blindés allemand avec un plus grand nombre de chars, a laissé ses brigades blindées se disperser et ordonne donc à la 22e brigade blindée de laisser les italiens de Bir el Gobi et de faire mouvement sur Gabr Saleh pour rejoindre la 4e brigade blindée, qui est libérée de son rôle d'accompagnement du XIIIe corps. La 1e division sud africaine doit contenir les italiens à Bir el Gobi.
La 4e brigade blindée engage la 15e division panzer en fin de journée mais perd encore 40 chars, ce qui ne lui en fait plus que 164 de disponibles, soit les 2/3 de son effectif d'origine. La 22e brigade ne rejoint la 4e qu'après la tombée de la nuit.

Le général Cunningham ordonne à la garnison de Tobrouk de commencer ses attaques pour briser le périmètre de défense des forces de l'axe.
Le général Rommel donne l'ordre à ses divisions blindées de se porter sur Sidi Rezegh.


Chars stuart britanniques devant la position de Sidi Omar

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, inilossum.com (photo), Worldwar-2.net
Le gouvernement norvégien en exil à Londres apporte officiellement son soutient au plus vaste réseau de résistance en Norvège, le réseau Milorg.

source : Norway during World War II, Worldwar-2.net


Le gouvernement japonais fait de nouvelles propositions pour un règlement de la crise avec les Etats-Unis suite aux demandes américaines du 2 octobre.

Le secrétaire d'état américain, M. Hull, rejette la proposition japonaise, mais prépare une réponse qui permettra aux négociations de continuer. Cette réponse n'est pas envoyée suite aux demandes néerlandaises et britanniques, qui s'inquiètent des concessions offertes aux japonais en Chine. Les néerlandais et les britanniques agissent suite aux demandes exprimées par le général Tchang kaï-chek.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 20 Novembre 1941

sur le livre : Paix et liberté
texte : Mon dieu! ce n'est pas mieux que la vie sous le monstre Morrison (ministre de l'intérieur britannique)
Sur les papiers : esprits et méthodes de 14-18. 10 ans de stupidité diplomatique

source : CartoonHub

19 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front d'Afrique du nord
L'avancée britannique continue et la 7e brigade blindé atteint Sidi Rezegh et capture l'aérodrome qui s'y trouve, pendant que de grandes parties de la 7e division blindée sont lourdement engagées. Sur la droite du dispositif britannique la 4e brigade blindée engage 60 chars et des canons de 88mm de la 21 division blindée allemande mais subit de lourdes pertes.

Sur la gauche du dispositif britannique, la 22e brigade blindée attaque la position italienne de Bir el Gobi ou se trouve la division blindée italienne Ariete, et subit elle aussi de lourde pertes.


Soldats britanniques montant à l'assaut le 19 novembre 1941 au devant du fort Capuzzo

Chars britanniques crusaders appuyés par l'aviation alliée lors de l'opération crusader

source : inilossum.com (photo), onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia
Océan indien
Le corsaire allemand Kormoran rencontre le croiseur léger australien HMAS Sydney à 170 miles des côtes occidentales de l'Australie. Se faisant passer pour le cargo hollandais Straat Malakka, il s'approche à 1000 mètres du croiseur australien et ouvre le feu avec ses canons et ses torpilles sur celui-ci alors qu'il ne s'y attend pas. Le croiseur australien et coulé est ses 645 membres d'équipages disparaissent avec lui.

Le Kormoran est lui aussi très abîmé par le combat et doit être abandonné par son équipage suite à une panne de moteur et à un feu incontrôlé provoqué par les obus de 6 pouces lancés par le croiseur australien.
Les survivants du navire allemand seront repêchés par les navires Koolinda, Aquitania, Trocas et HMAS Yandra. Les 103 derniers membres d'équipage atteindront Carnarvon, en Australie. En tout c'est 60 membres de l'équipage du Kormoran qui sont morts dans le combat (20 immédiatement et 40 des suites de leurs blessures).

Les autorités australiennes ne seront certaines de la perte du croiseur que 6 jours plus tard. Le récit du naufrage ne sera connu qu'une fois les survivants allemands repêchés.

Le Kormoran a coulé ou capturé 12 navires, pour un total de 75375 tonnes, en un peu moins d'un an de croisière.

source : scharnhorst-class.dk, onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia, Worldwar-2.net
Le gouvernement japonais recommande à ses représentants à l'étranger de détruire les codes diplomatiques si la situation se détériore.

source : guerre-mondiale.org



Signature d'un accord entre les Etats-Unis et le Mexique sur les expropriations du 17 mars 1938.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Le Times déclare que 82000 polonais ont été fusillés ou pendus depuis le début de l'occupation de la Pologne par les allemands

source : Worldwar-2.net



Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 19 Novembre 1941

sur l'arbre: Moscou
Texte : Facile
Sur la neige : victoires faciles nazies du début

source : CartoonHub

18 novembre 1941

Publié le par Fix

La Légion française des combattants devient la Légion française des combattants et des volontaires de la Révolution nationale et absorbe Les Amis de la légion.

Le général Weygand est limogé de son poste de commandant en chef des forces d'Afrique du Nord, suite aux pressions allemandes, et est mis à la retraite d'office. Il est remplacé par le général Juin. Celui-ci ne le remplace que dans ses fonctions militaires, les fonctions civils ne lui revenant pas.

5 nouvelles exécutions ont lieux à Lille suite à des actes de sabotages

Affiche placardé le 18 novembre 1941 à Lille, annonçant les peines suite à des actes de sabotages sur les voies ferrées et des installations industrielles.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, electionpresidentielle.com, Base Archim du ministère de la culture (photo)
Front de l'est
Front centre
Au sud du dispositif allemand, les troupes du général Guderian commencent à encercler Toula. Les troupes allemandes sont cependant fortement éprouvées dans le secteur, n'ayant entre autre pas de vêtements d'hivers.
Les troupes réservistes sibériennes contre attaquent près de Venev, et causent d'importants dommages à une des divisions d'infanterie allemande.

source :  onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia
Front d'Afrique du nord
A 6h du matin, l'opération crusader, visant à dégager la forteresse de Tobrouk et à reconquérir la Cyrénaïque, commence avec les britanniques franchissant la frontière avec la Libye à Fort Maddalena, à 80km au sud de Sidi Omar.

Le plan britannique consiste à engager l'Afrika Korps avec la 7e division blindée, pendant que la division sud africaine protège son flanc gauche. Pendant ce temps le XIIIe corps, assisté par la 4e brigade blindée, doit avancer sur sa droite vers la position de Sidi Omar, menaçant les lignes de communications des troupes de l'axe. Le plan se base aussi sur un engagement des blindés allemands par la 7e division blindée, pour permettre au XIIIe corps, qui n'a que peu de blindés, de progresser vers Bardia et la côte, pour une liaison avec la 70e division.

Allié à ces opérations, une opération d'intoxication vise à faire croire au général Rommel, revenant tout juste de Rome, que l'attaque principale allié ne se fera pas avant début décembre et qu'elle passera par l'oasis de Giarabub, a plus de 250km au sud des points d'attaques réels.

Carte du secteur des opérations. En bleu se trouvent les positions de l'Afrika Korps, en pointillé rouge les pistes et en rouge les routes.

La VIIIe armée, commandée par le général Cunningham, comprend près de 120000 hommes, plus de 600 avions et surtout 738 chars, dont 210 du dernier modèle, les A15 crusader. 201 chars sont cependant des chars d'infanterie, principalement des Matilda II, chars complètement démodés. On compte aussi 173 chars américains Stuart.

De son coté, l'Afrika korps aligne 65000 allemands et 54000 italiens, entre 350 et 500 avions et près de 400 chars, dont quelque 150 chars italiens démodés.

L'offensive britannique commence sans problème majeur et la VIIIe armée avance jusque Gabr Saleh. Les opérations de soutient aériens sont annulées suite aux pluies torrentielles et aux tempêtes.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia, Worldwar-2.net
Pacifique nord
Onze sous-marins japonais sont lancés pour prendre position dans le secteur d'Hawaï et effectuer des missions de reconnaissance.
Neuf autres bâtiments partent de Kwajalein pour Hawaii.

source :onwar.com, guerre-mondiale.org
uk.gifLe général Brooke remplace le général Dill au poste de chef de l'état major impérial. Le général Dill ira ensuite à Washington pour prendre le commandement de la mission militaire britannique qui s'y trouve
Le général Paget est nommé commandant en chef des forces britanniques en Grande-Bretagne en remplacement du général Brooke

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
L'émissaire spécial, M. Kurusu annonce que le Japon pourrait faire quelque chose pour "éclipser" le pacte tripartite.
Il ne pouvait pas dire que le Japon abrogerait le Pacte Tripartite ... il a désiré souligner que le Japon ne bougerait pour l'Allemagne, que le but du Japon en entrant dans l'alliance Tripartite était de l'utiliser pour les besoins du Japon, que le Japon est entré dans le Pacte Tripartite parce que le Japon s'est senti isolé.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

17 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
L'organisation dans l'union soviétique occupée s'organise et les commissariats du reich Ostland et Ukraine, créés formellement en juillet 1941, sont maintenant fermement établis. Hinrich Lohse est à la tête du premier et Erich Koch à la tête du second, les 2 étant administrativement sous les ordres du ministre du reich pour les territoires occupés, Alfred Rosenberg.


Carte du commissariat du reich ostland. L'objectif allemand est d'en faire un protectorat germanisé, avant son intégration dans le Reich, pour faire disparaitre la "grande menace russe". Les terres du commissariat d'Ostland sont les principales visées par la politique du lebensraum (espace vital)

Carte du commissariat du Reich pour l'Ukraine. Son chef peut être résumé par une de ses propre phrases : "Si je trouve un ukrainien digne de s'assoir à ma table, je dois le faire exécuter". Le commissariat d'Ukraine est envisagé comme une colonie pour l'après guerre et la tache de l'administration allemande est la gestion et l'exploitation du territoire

Front sud
Le 1er groupe de panzer poursuit son avance près de Rostov alors que les IXe et XXXVIIe armées soviétiques, aux ordres du général Timochenko, déclenchent une contre-attaque sur ses flancs.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
Front d'Afrique du nord
Un raid commando nocturne sur le quartier général du général Rommel, à Breda Littoria, dans le djebel Akhdar, échoue. Le poste n'était en fait qu'un quartier général logistique.
Un autre raid du spécial air service (SAS) sur un aéroport allemand échoue aussi suite à la destruction du transport par une tempête de sable

source : Worldwar-2.net
Le général Udet, responsable de l'équipement de la Luftwaffe se suicide. Celui-ci est dissimulé en accident lors d'un vol d'essai par les autorités allemandes. Le général allemand aura des funérailles nationales.

source : guerre-mondiale.org, wikipedia
Le ministre de l'intérieur japonais, M. Shigenori Togo, déclare que la conclusion amicale des négociations avec les Etats-Unis n'est pas impossible
Si le Gouvernement des Etats-Unis est, d'une part, aussi authentiquement préoccupé de la paix mondiale que l'est le Gouvernement Impérial, et d'autre part prêt à comprendre les nécessités naturelles du Japon et sa position en Asie orientale, et considèrent la situation comme elle est à la lumière de faits

L'ambassadeur du japon au Etats-Unis, M. Kurusu, déclare au président Roosevelt que l'Allemagne n'a pas demandé au Japon de se battre

L'ambassadeur américain au Japon, M. Grew, met en garde les Etats-unis sur l'impossibilité de l'ambassade de prévenir d'une attaque japonaise

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org
Le général Tchang Kai-chek presse les démocraties occidentales de prendre des mesures contre le Japon.

source : Worldwar-2.net



Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 17 Novembre 1941 : "Lieber Dott, quelqu'un nous regarde!"
source : CartoonHub

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 17 Novembre 1941

sur le panneau: vers la thailande - vers la guerre avec les puissances ABC (América, Britain, China) - vers la guerre avec la Russie - vers l'appaisement

source : CartoonHub

16 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
L'avancée allemande vers Moscou continue.

Front sud
L'avance allemande en Crimée continue avec la capture de Kertch par le 42e corps d'armée du général von Sponeck. Les troupes soviétiques ne sont plus en position de résister en Crimée et traversent le détroit pour rejoindre la péninsule de Taman
Le siège de Sébastopol continue.

Chars allemands sous la neige lors de la reprise de l'offensive sur Moscou. Si le gel permet de reprendre l'offensive, la situation climatique reste cependant très génante car elle fait geler l'essence dans les vehicules et soumet les soldats allemands à rude épreuve, ceux ci ayant peu de matériel adapté à l'hiver (vetements blancs, chauds,...), la campagne devant être finie avant celui-ci.

source : inilossum.com (photo), pobediteli, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
undefined Méditerranée
Le U433 est coulé au sud de Malaga par la corvette britannique HMS Marigold

source : UBoat.net

15 Novembre 1941

Publié le par Fix

Le général De Gaulle prononce un discours au Royal Albert Hall, à Londres, face aux français exilés en Angleterre
Le voyageur qui gravit la montée s'arrête parfois quelques instants pour mesurer le chemin parcouru et s'orienter vers le but. Ainsi avons-nous jugé bon de nous rassembler aujourd'hui, sur l'initiative émouvante des Français de Grande-Bretagne, pour nous réconforter nous-mêmes par le spectacle de notre union et nous affermir sur le dur chemin de la lutte pour la patrie. Cela nous sera facile, car, malgré le tumulte de la guerre, jamais encore nous n'avons plus clairement discerné ce que nous sommes, ce que nous voulons et pourquoi nous sommes certains d'avoir choisi la meilleure part pour le service de la France.

Ce que nous sommes ? Rien n'est plus simple que de répondre à cette question. Il y aura dix-sept mois demain qu'elle a été posée et résolue. Nous sommes des Français de toutes origines, de toutes conditions, de toutes opinions, qui avons décidé de nous unir dans la lutte pour notre pays. Tous l'ont fait volontairement, purement, simplement. Je ne commettrai pas l'indélicatesse d'insister sur ce que cela représente, au total, de souffrances et de sacrifices. Chacun de nous est seul à connaître, dans le secret de son coeur, ce qu'il lui en a coûté. Mais, c'est d'une telle abnégation, autant que d'une telle cohésion, que nous tirons notre force. C'est de ce foyer qu'a jailli, chaque jour plus haute et plus ardente, la grande flamme française qui nous a désormais trempés.

Car c'est à l'appel de la France que nous avons obéi. Au moment où tout paraissait crouler dans le désastre et dans le désespoir, il s'agissait de savoir si ce grand et noble pays livré à l'ennemi par la plus atroce trahison de l'Histoire, trouverait parmi ses enfants des hommes assez résolus pour ramasser son drapeau. Il s'agissait de savoir si un Empire intact de 60 millions d'habitants ne contribuerait d'aucune manière à la lutte pour la vie ou pour la mort de la France. Il s'agissait de savoir si, aux côtés de nos braves alliés, qui poursuivaient le combat pour leur salut et pour le nôtre, il ne resterait pas un seul morceau belligérant de nos terres. Il s'agissait de savoir si la voix de la France allait entièrement s'éteindre ou, pire encore, si le monde pourrait penser la reconnaître dans la détestable contrefaçon qu'en font l'ennemi et les traîtres. Il s'agissait de savoir enfin si, dans la nuit de la servitude, la nation ne verrait plus briller aucune lumière d'espérance française pour soutenir son esprit. de résistance et faire la preuve qu'elle restait solidaire du parti de la liberté.

Tel fut, au premier jour, notre but, tel il demeure aujourd'hui, sans que rien en soit changé. Vers ce but, nous avons marché sans hésiter et sans fléchir. Quand on saura avec quels moyens, je crois bien que le monde en marquera quelque étonnement. Nous n'avions ni organisation, ni troupes, ni cadres, ni armes, ni avions, ni navires. Nous n'avions point d'administration, de budget, de hiérarchie, de règlements. Bien peu, en France, nous connaissaient et nous n'étions, pour l'étranger, que des risque-tout sympathiques sans passé et sans avenir.

Or, il ne s'est pas passé un jour sans que nous ayons grandi.
Chacun sait quelles furent les étapes, toujours dures, parfois cruelles, de notre marche en avant. Chacun peut imaginer les difficultés matérielles et morales que nous avons dû surmonter. Chacun connaît l'étendue des territoires, le degré de force militaire, la valeur de l'influence, que nous avons pu reporter dans la guerre au seul service de la patrie. Nous étions une poussière d'hommes. Nous sommes maintenant un bloc inébranlable. Nous nous sommes rendu à nous-mêmes le droit d'être des Français fiers et libres. Par-dessus tout, nous avons rétabli dans notre peuple prisonnier les liens de l'unité française avec la volonté de résistance pour la vengeance et de redressement pour la grandeur.

Car, c'est un fait que la France, malgré la stupeur d'une défaite militaire méritée par ses chefs, mais non par elle-même, malgré le trouble jeté dans son âme par la trahison d'hommes qu'elle considérait comme symboles de l'honneur, malgré la pression de l'ennemi, exercée tantôt sous la forme de violences sans nom, tantôt par offres doucereuses d'allégements et de collaboration, malgré un régime abject de police et de persécutions, malgré l'effort acharné de corruption des esprits par propagande unilatérale, c'est un fait que la France ne s'est nullement abandonnée. C'est un fait que la France a su discerner, au travers du nuage de sang et de larmes dont on tentait de l'aveugler, que la seule voie qui mène au salut est celle qu'ont choisie pour elle ceux de ses enfants qui sont libres.

Il n'y a pas, à cet égard, la moindre distinction à faire entre les Français de Brazzaville, de Beyrouth, de Damas, de Nouméa, de Pondichéry, de Londres, et les Français de Paris, de Lyon, de Marseille, de Lille, de Bordeaux, de Strasbourg. Sauf une poignée de malheureux et une chambrée de misérables qui, par panique, folie ou intérêt, ont spéculé sur la défaite de la patrie et qui dominent provisoirement par la tromperie, la prison ou la famine, la nation n'a jamais marqué une pareille unanimité. On peut dire, littéralement, que ceux des Français qui vivent ne vivent plus que pour vouloir la libération nationale. Et l'on peut dire aussi que, pour 40 millions de Français, l'idée même de la victoire se confond avec celle de la victoire des Français Libres.

Il est aisé de s'expliquer qu'à mesure que nous devenions une réalité grandissante et surtout à mesure que se dévoilait l'adhésion secrète de la France, beaucoup d'hommes se soient souciés, chez nous et à l'étranger, de connaître quels sont au juste nos caractères et nos desseins ? Si dure et si longue que doive être la guerre, son aboutissement sera un certain ordre national et international. Rien n'est plus naturel que de s'interroger sur ce que veut, à ce point de vue, réaliser cette grande force neuve qui s'appelle la France Libre, en attendant que, par la victoire, elle se confonde avec la France tout court.

Il est vrai qu'à cette question : "Que veut la France Libre ?" certains, qui ne lui sont de rien, se hâtent souvent de répondre à sa place. Aussi nous est-il arrivé de nous voir prêter à la fois les intentions les plus contradictoires, soit par l'ennemi, soit par cette sorte d'amis qui, sans doute à force de zèle, ne peuvent contenir à notre endroit l'empressement de leurs soupçons. L'une des rares distractions que m'accorde ma tâche présente consiste à rapprocher parfois ces diverses affirmations. Car il est plaisant d'observer que les Français Libres sont jugés, le même jour, à la même heure, comme inclinant vers le fascisme, ou préparant la restauration d'une monarchie constitutionnelle, ou poursuivant la rétablissement intégral de la République parlementaire, ou visant à remettre au pouvoir les hommes politiques d'avant-guerre, spécialement ceux qui sont de race juive ou d'obédience maçonnique, ou enfin poussant au triomphe de la doctrine communiste. Quant à notre action extérieure, nous entendons les mêmes voix déclarer, suivant l'occasion ou que nous sommes des anglophobes dressés contre la Grande-Bretagne, ou que nous travaillons, au fond, de connivence avec Vichy, ou que nous nous fixons pour règle de livrer à l'Angleterre les territoires de l'Empire français à mesure qu'ils se rallient. Il y a peu d'apparence que ce que nous pourrons dire ou faire mette un terme à ces allégations. Mais il y a quelque importance à ce que nous affirmions, devant nous-mêmes et devant les autres, quelle est notre politique.

L'article 1er de notre politique consiste à faire la guerre, c'est-à-dire à donner la plus grande extension et la plus grande puissance possibles à l'effort français dans le conflit. Il va de soi que, dans tous les domaines, notre action se combine étroitement avec celle de nos alliés et plus directement avec celle de l'Empire britannique. C'est qu'en effet l'Angleterre a eu l'incomparable mérite et le magnifique courage de faire face, seule, au destin quand il était le plus menaçant et qu'en outre ce grand peuple, qu'on taxe parfois d'un certain manque d'imagination, n'en a pas moins discerné aussitôt par l'esprit et le coeur d'un Churchill, qu'une poignée d'évadés français avaient emporté avec eux l'âme éternelle de la France. Donnant, donnant ! nous ne cesserons pas, jusqu'au dernier soir de la dernière bataille, de nous tenir, fidèles et loyaux, aux côtés de la vieille Angleterre. En même temps, nous appelons de nos voeux le moment où les circonstances pourront nous permettre d'apporter un concours - aussi modeste qu'il soit d'abord - à l'héroïque résistance de nos alliés russes. Nous nous tenons en étroite liaison avec nos alliés polonais, tchécoslovaques, grecs, yougoslaves, hollandais, belges, norvégiens, solidarité à nos yeux capitale parce que le sort de leur territoire et celui du nôtre présentent les mêmes caractères de résistance nationale et d'inexpiable oppression et parce que nous ne concevons pas la libération de l'Europe sans leur juste restauration et la réparation du martyre qu'ils endurent.

Nous sommes unis sans réserves avec l'action morale et matérielle des États-Unis, sans laquelle il ne saurait y avoir de victoire et nous usons, avec gratitude, du concours que, par tant de moyens, ils fournissent à ceux qui combattent pour la liberté du monde. Nous nous efforçons de justifier et de développer les réconfortantes sympathies que prodiguent à la France, dans sa lutte et dans ses épreuves, tant de nations de l'univers.

Mais, quelque prix que nous attachions à ces liens qui nous aident et qui nous obligent, nous entendons, dans l'intérêt commun, que notre effort présent et futur demeure l'effort propre de la France et nous sommes d'autant plus ardents à servir ses intérêts, à représenter ses droits et à accomplir ses devoirs que nous savons que sa cause est la cause même des peuples libres. Rien ne saurait nous détourner de suivre la vocation séculaire de notre pays. Mais rien ne pourrait nous faire oublier que sa grandeur est la condition sine qua non de la paix du monde. Il n'y aurait pas de justice si justice n'était pas rendue à la France !

C'est pourquoi nous combattons pour que cette guerre de trente ans, déchaînée en 1914 par l'agression allemande, soit terminée et sanctionnée de telle manière que la France en sorte intacte dans tout ce qui lui appartient, créditée de tout ce qu'elle a perdu et garantie dans sa sécurité.

Nous ne séparons pas, d'ailleurs, ce qui est dû à notre pays de ce qui est dû aux nations qui furent ou qui demeurent nos alliées ou associées dans les mêmes épreuves et contre le même ennemi. Les peuples libres ont fait, maintenant, assez de cruelles expériences pour avoir appris ce que signifie la communauté des droits et des devoirs et ce qu'il en coûte de lui être infidèle. Tous ont payé assez cher pour savoir que leur idéal commun ne pourrait être qu'une charte platonique sans l'établissement de la sécurité réelle et pratique de chacun et sans l'organisation de la solidarité internationale.

Si la situation de notre patrie écrasée, pillée, trahie, exige que nous nous absorbions dans la tâche de la guerre, nous ne pouvons nous détacher de ce que peut et doit être le destin intérieur de la nation. Nous le pouvons d'autant moins que le désastre momentané de la France a bouleversé de fond en comble les fondements mêmes de son existence, emporté les institutions qu'elle pratiquait antérieurement, altéré profondément la condition de chaque individu et, par-dessus tout, jeté dans les âmes mille ferments passionnés. Si l'on a pu dire que cette guerre est une révolution, cela est vrai pour la France plus que pour tout autre peuple. Une nation qui paye si cher les fautes de son régime, politique, social, moral et la défaillance ou la félonie de tant de chefs, une nation qui subit si cruellement les efforts de désagrégation physique et morale que déploient contre elle l'ennemi et ses collaborateurs, une nation dont les hommes, les femmes, les enfants, sont affamés, mal vêtus, point chauffés, dont 2 millions de jeunes gens sont tenus captifs, pendant des mois et des années, dans des baraques de prisonniers, des camps de concentration, des bagnes ou des cachots, une nation à qui ne sont offertes, comme solution et comme espérance, que le travail forcé pour le compte de l'ennemi, le combat contre ses propres enfants et ses fidèles alliés, le repentir d'avoir osé se dresser face aux frénésies conquérantes d'Hitler et le rite des prosternations devant l'image du Père-la-Défaite, cette nation est nécessairement un foyer couvant sous la cendre. Il n'y a pas le moindre doute que, de la crise terrible qu'elle traverse, sortira, pour la nation française, un vaste renouvellement.

Est-il besoin de dire que ce ne sont pas les Français Libres qui voudraient jamais contrarier une telle transformation ? Bien au contraire, ils prétendent être, par excellence, en mesure d'y contribuer par l'exemple qu'ils donnent de leur union et de leur dévouement au service de la patrie et par le fait qu'eux-mêmes se font un coeur et un esprit nouveaux. Nous savons que l'immense majorité des Français, dans laquelle nous nous comptons, a définitivement condamné, à la fois les abus anarchiques d'un régime en décadence, ses gouvernements d'apparence, sa justice influencée, ses combinaisons d'affaires, de prébendes et de privilèges, et l'affreuse tyrannie des maîtres esclaves de l'ennemi, leurs caricatures de lois, leur marché noir, leurs serments imposés, leur discipline par délation, leurs microphones dans les antichambres. Nous tenons pour nécessaire qu'une vague grondante et salubre se lève du fond de la nation et balaie les causes du désastre pêle-mêle avec l'échafaudage bâti sur la capitulation. Et c'est pourquoi, l'article 2 de notre politique est de rendre la parole au peuple, dès que les événements lui permettront de faire connaître librement ce qu'il veut et ce qu'il ne veut pas.

Quant aux bases de l'édifice futur des institutions françaises, nous prétendons pouvoir les définir par conjonction des trois devises qui sont celles des Français Libres. Nous disons : "Honneur et Patrie," entendant par là que la nation ne pourra revivre que dans l'air de la victoire et subsister que dans le culte de sa propre grandeur. Nous disons : "Liberté, Égalité, Fraternité," parce que notre volonté est de demeurer fidèles aux principes démocratiques que nos ancêtres ont tirés du génie de notre race et qui sont l'enjeu de cette guerre pour la vie ou la mort. Nous disons "Libération" et nous disons cela dans la plus large acception du terme, car, si l'effort ne doit pas se terminer avant la défaite et le châtiment de l'ennemi, il est d'autre part nécessaire qu'il ait comme aboutissement, pour chacun des Français, une condition telle qu'il lui soit possible de vivre, de penser, de travailler, d'agir, dans la dignité et dans la sécurité. Voilà l'article 3 de notre politique !

La route que le devoir nous impose est longue et dure. Mais peut-être le drame de la guerre est-il à son point culminant ? Peut-être l'Allemagne commence-t-elle à subir, à son tour, la fascination du désastre qui n'avait, longtemps, paralysé que ses ennemis ? Peut-être l'Italie sera-t-elle bientôt, une fois de plus, suivant le mot de Byron : "La triste mère d'un empire mort ?" Mais, quels que doivent être le terme et le prix de la victoire, nous y avons marqué la place de notre patrie. Il n'y a plus maintenant, pour nous, d'autre raison, d'autre intérêt, d'autre honneur, que de rester, jusqu'au bout, des Français dignes de la France.

source : charles-de-gaulle.org

Front de l'est
Front nord
Les forces soviétiques abandonnent Volkhov

Front centre
L'armée allemande relance son attaque en direction de Moscou alors que la température, autour de -20°C, a gelée les routes, les rendant à nouveau praticables après l'automne russe. Le plan implique des attaques blindées convergentes au nord et au sud de la capitale soviétique.
Le 2nd groupe blindé du général Guderian avance depuis Tula pendant que les 3e et 4e groupes blindés avancent depuis le nord, le long du canal de Moscou. L'Infanterie fait des attaques de soutiens sur les flancs

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
undefined Mer Blanche
Le U752 coule le chalutier anti-mine soviétique T-889 au sud est du cap Ostrye Ludki.


Photo d'un sous-marin allemand pris dans les glaces. Les conditions climatiques dans les mers au nord de l'Union-soviétiques rendent toute opération maritime difficile, autant pour la protection des navires que pour leur attaques.

Mer Baltique
Le U583 coule près de Dantzig, après être entré en collision avec le U153

source : UBoat.net, inilossum.com (photo)
Un envoyé spécial japonais arrive à Washington pour négocier avec le gouvernement américain

source : Worldwar-2.net




Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 15 Novembre 1941

sur le navire: l'esprit de l'Ark Royal
sur la couronne mortuaire: Ark Royal, finalement coulé - novembre 1941

source : CartoonHub

14 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front Méditerranée
La RAF bombarde Catane, Brindisi et Acireale.


Extraction d'un blessé suite à un bombardement anglais sur l'Italie

source : guerre-mondiale.org, inilossum.com (photo)
undefined Atlantique nord
le U561 coule le cargo panaméen Crusader, retardataire du convoi SC-53, au milieu de l'Atlantique nord.

source : UBoat.net


Les États-Unis donnent l'ordre à leurs marines d'évacuer Pékin, Tientsin et Shanghai.

source : guerre-mondiale.org

13 Novembre 1941

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
La température autour de Moscou descend à -22°C

Front sud
Les troupes allemandes et roumaines tentent de prendre la forteresse soviétique de Sébastopol, mais sont repoussés par les défenseurs.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
undefined Atlantique sud
Le U126 coule le cargo britannique Peru au sud ouest du cap Palmas, au Libéria.

source : UBoat.net


Méditerranée
Alors que la force H retourne à Gibraltar, suite à la livraison de hurricanes sur Malte, le U81 attaque l'escadre britannique près de Gibraltar, logeant 1 torpille dans le porte avion HMS Ark Royal à 15h40, créant un trou de 40m de longs sur 9m de large sur le coté du bâtiment. Le sous-marin avait été repéré par l'opérateur sonar du destroyer HMS Legion, mais celui ci avait confondu le sous-marin avec les remous provoqués par les autres destroyers de l'escadre.

Les survivants sont transférés sur le HMS Legion pendant qu'une équipe réduite tente de sauver le navire qui prend l'eau suite à 50 minutes où aucune mesure de sauvegardes ne sont prises. Le navire britannique est immobilisé suite à la noyade de ses machines.

Photo du HMS Legion évacuant l'équipage du porte avion britannique, commençant déjà avoir de la gîte

A 50h un remorqueur arrive de Gibraltar, le Thames, et commence à tracter le porte avion, pour tenter de le ramener jusque la base britannique, mais le navire prend une gite de plus en plus forte, menaçant sa flottaison.

A 2h la gîte atteint 20 degrés et à 4h l'abandon du navire est déclaré, alors que la gîte arrive à 27 degrés.
A 6h19 la gîte passe subitement de 45 à 90 degrés, et l'HMS Ark Royal coule en 3 minutes après s'être cassé en 2

La perte de cette unité prestigieuse est importante pour la Royal Navy, la privant de son principal porte-avion à l'ouest de la méditerranée, le HMS Argus étant trop vieux pour être autre chose qu'un navire de convoi pour envoyer des avions sur Malte.

Autre vue du sauvetage, mettant en valeur les dégats sur le navire britannique.

source : guerre-mondiale.org, UBoat.net, onwar.com, wikipedia, maritimequest.com (photos), Worldwar-2.net
Le congrès américain vote le changement du neutrality act, permettant aux navires américains d'être armés et d'entrer dans les zones de guerre. La motion n'est votée qu'avec une très faible majorité

Le président Roosevelt et le secrétaire d'état, M. Hull, avaient fait préalablement un discours pour pousser le congrès à voter l'abrogation des sections 2, 3 et 6 du neutrality act.
L'échec [de l'abrogation] .... notre positions dans le combat contre l'agression serait définitivement affaiblie, non seulement en Europe et en Asie, mais aussi dans les républiques soeurs en amérique.
Il est de mon avis [Hull] qu'à la lumière des conditions actuelles, le vote de ce projet de loi est absolument essentiel à notre défense nationale. Les conditions sont complètement différentes de celle lors du vite du Neutrality Act; Elles présentent un problème entièrement nouveau, et de nouvelles méthodes pour s'occuper de ce danger.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, Worldwar-2.net

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 13 Novembre 1941

sur le batiment : batiment des combats des puissances maritimes
sur l'affiche: On s'occupe de tous les volontaires - prix enormes - mettez les KO et le monde est à vous - payez ici
Sur la trajectoire: convoy de Lybie mis KO
Texte d'Hitler : Ce n'est rien, c'est juste Musso
Texte de Churchill: Vous êtes les suivants?

source : CartoonHub

12 Novembre 1941

Publié le par Fix

Le général Huntziger, général en chef de l'armée d'armistice, décède dans un accident aérien dans le Gard, au retour d'une mission d'inspection.

Mrs Blum, Daladier et Gamelin sont transférés au fort du Portalet, dans les Pyrénées.

source : guerre-mondiale.org, wikipedia

Front de l'est
Front centre
Une conférence d'état major, entre les généraux allemands, se tient à Orsha, dans les territoires occupés, pour l'élaboration du plan de reprise de l'attaque sur Moscou. Les commandants sur le terrain rencontrent le général Hadler, chef d'état major de l'armée de terre, et écoutent son plan d'attaque de la capitale soviétique.
Ce plan met en utilise 3 armées d'infanterie et 3 groupes de panzer.  Le 2nd groupe de panzer du général Guderian doit avancer vers Kolomna, la IVe armée doit attaquer frontalement et les 3e et 4e groupes de panzer doivent contourner Moscou par le nord, pour ensuite faire la jonction avec les forces du général Guderian.
Malgré quelques réserves, le plan est accepté en l'état.


Canon anti-aérien allemand aux environs de Moscou en 1941. Si la vocation première de ces canons est de combattre la menace aérienne, ils sont aussi souvent utilisés contre les troupes au sol, ou ils sont tout aussi dangereux.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, inilossum.com (photo)
Méditerranée
Les porte-avions britanniques HMS Argus et HMS Ark Royal livrent une cargaison supplémentaire de 34 chasseurs bombardiers Hurricanes sur l'île de Malte. La livraison se fait de la manière habituelle, c'est à dire que les porte-avions britanniques se mettent à porté de l'île de Malte, lancent les avions à destination de celle-ci, et retournent vers Gibraltar en laissant les avions livrés atterrir seul sur l'île britannique.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
La Finlande rejette la suggestion des Etats-Unis concernant une paix entre la Finlande et l'Union Soviétique

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org



Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 12 Novembre 1941 : "Sonnerie de 2 minutes"

sur la cloche: 40% d'efforts en plus - ou sinon...
texte : mentalité de 14-18

source : CartoonHub

11 Novembre 1941

Publié le par Fix

Le général De Gaulle prononce un discours à la radio de Londres à l'occasion de l'anniversaire de l'armistice de 1918


Au fond de votre tombe vendéenne, aujourd'hui 11 novembre, Clemenceau! vous ne dormez pas.

Car, certainement, la vieille. terre de France qui vous enterre pour toujours a tressailli avec colère tandis que le pas insolent de l'ennemi et la marche feutrée des traîtres foulaient le sol de la patrie.

Ah! Vieux Tigre! De votre temps nous avions des canons qui hachaient les rangs allemands, des chefs que rien n'abattait et une caponnière à Vincennes pour faire justice de la trahison. Nous avions vous, qui répondiez à toutes les voix de l'infamie : « La guerre ! Rien que la guerre! Le pays connaîtra qu'il est défendu ! »

Mais, à présent, nos armes sont livrées aux mains de l'ennemi; les chefs se sont rués à la capitulation pour mieux courir ensuite aux places; les pelotons d'exécution ne fusillent que de bons Français; et la bouche de ceux qui prétendent gouverner notre pays ne s'ouvre que pour lui ordonner de se rouler dans la boue.

Et pourtant, malgré la honte du désastre et le martyre de la servitude, la France, sachez-le bien! s'est retrouvée, ce II novembre, tout entière tendue dans l'espoir de vaincre et le serment de se venger.

Président Clemenceau! La France aujourd'hui a regardé plus loin que sa douleur. Elle a vu l'ennemi décidément impuissant à réduire notre bonne et brave alliée l'Angleterre. Elle a vu les armées allemandes tenues en échec sur chaque mètre courant de l'immense front de Russie. Elle a vu l'Amérique s'avançant pas à pas vers le théâtre des batailles. Elle a vu les forces croissantes des Alliés se rassembler sur tous les fronts du monde pour écraser l'envahisseur. Elle a vu ses propres drapeaux, fièrement tenus par des soldats fidèles, flotter parmi les combattants.

Père-Ia-Victoire ! le soir du grand 11 novembre, quand la foule, ivre de joie, s'épuisait à vous acclamer, vous avez crié les seuls mots qu'il fallait dire. Vous avez crié : « Vive la France! » Eh bien! vous n'avez pas crié pour rien! La France vivra et, au nom des Français, je vous jure qu'elle vivra victorieuse.

Quand la victoire sera gagnée et que justice sera faite, les Français viendront vous le dire. Alors, avec tous les morts, dont est pétrie la terre de France, vous pourrez dormir en paix.


source : mediaslibres.com


Front de l'est
Front sud
Une contre attaque limitée soviétique a lieu.

source : guerre-mondiale.org
Front d'Afrique orientale
Les forces britanniques commencent les combats pour enlever aux italiens leur dernière place forte en Afrique orientale italienne, la forteresse italienne de Gondar.  L'attaque se fait avec l'aide des guérillas locales, qui attaquent Chilga à l'ouest, et Kulkaber au sud est. Ces attaques sont repoussées par les italiens


Carte des dernières opérations, en novembre 1941, en Afrique orientale italienne

source : guerre-mondiale.org, onwar.com, lasecondaguerramondiale.it (carte)
undefined Atlantique nord
Le U561 coule le cargo panaméen Meridian, retardataire du convoi SC-53, au milieu de l'Atlantique nord

Mer Baltique
Le U580 coule après être entré en collision avec le navire cible Angelburg

source : UBoat.net

Le président Roosevelt accepte l'extension de la loi pré bail aux français libres car "la défense des territoires ralliés aux français libres est vital pour la défense des Etats-Unis"

source : The world at war



Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 11 Novembre 1941

Texte : le travail à la place du silence, si seulement ils y avaient pensés avant!

source : CartoonHub