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20 Juin 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front sud
A Sébastopol, le fort Lénine est capturé par les forces allemandes
Des combats de rue commencent à avoir lieux alors que les soldats allemands arrivent au port de la forteresse.

source : Worldwar-2.net, onwar.com
Front d'Afrique du nord
Le général Rommel lance une attaque surprise sur Tobrouk avec les 15e et 21 divisions blindées allemandes et la division blindée italienne Ariete, au sud est du périmètre de défense. Il n'a laissé qu'un faible cordon à la frontière avec l'Egypte, pour revenir le plus rapidement possible sur Tobrouk, et surprendre sa garnison avant qu'elle soit fermement établie.

L'église de Tobrouk en train de bruler lors de la conquête de la ville par les troupes de l'axe

Suite à la confusion de la garnison, et au fort soutient aérien, le général Kesselring ayant fournit tous les bombardiers disponibles, les forces allemandes atteignent le port dans l'après midi.

Position britannique ravagé par l'artillerie de l'axe lors de l'assaut sur Tobrouk. les défenses, non entretenues pendant l'hiver depuis la libération de la forteresse durant l'opération Crusader, ne sont plus en mesure de tenir comme lors de l'année 1941. La confusion dans l'organisation de la défense de la place ne permet pas non plus à celle-ci de tenir comme ce fut le cas il y a a peine quelque mois encore.


source : onwar.com, inilossum.com (photo), Worldwar-2.net

19 Juin 1942

Publié le par Fix





Vidéo d'actualité française du 19 juin 1942 sur le service des citadins dans les moissons


Vidéo d'actualité française du 19 juin 1942 sur la fête de l'eau à Sartrouville

source : ina.fr
Front de l'est
Les plans allemands pour l'offensive sur le Caucase sont capturés par les soviétiques après avoir tué un officié général de la 23e division de panzer. Il portait ces plans sur lui, contre toutes les précautions d'usages. Le commandant du 40e corps de panzer, le général Stumme, et ses chefs d'état major sont immédiatement démis de leurs fonctions et mis en prison, sur ordre personnel d'Adolf Hitler.
Les plans ne sont cependant pas changés, car même si les plans sont authentiques, et considerés comme tel par les soviétiques, ils pensent toujours que l'offensive sur le Caucase restera un axe d'attaque secondaire, et que l'objectif principal sera toujours Moscou.

Affiche de propagande soviétique
"Libère-nous !. Combattant de l'Armée Rouge ! Les Allemands veulent transformer les gens soviétiques en leurs esclaves. Combats en donnant toutes tes forces et même ta vie au nom de ta terre, de ta maison ,au nom de la vie et de la liberté de ton père, de ta femme et de ton enfant, au nom du Pouvoir Soviétique et de la Patrie ! Mort aux occupants allemands !"

source : mémorial de caen (photo), Worldwar-2.net
undefined Atlantique nord
Le U701 coule le chalutier anti-sous-marin américain USS YP-389 au large du Cap Hatteras, en Caroline du nord, aux Etats-Unis

Mer des Caraïbes
Le U159 coule le cargo yougoslave Ante Matkovic au large de la Colombie
Le U107 coule le voilier américain Cheerio au large de Porto Rico

Océan Indien

Le corsaire allemand Thor coule le pétrolier norvégien Herborg

Pacifique nord

Le sous-marin américain S-27 coule près des aléoutiennes

source : UBoat.net, scharnhorst-class.dk, hyperwar
uk.gif M. Churchill rencontre le président Roosevelt. Un des principaux thèmes de discussion est l'ouverture du second front, demandé par les soviétique.
Les plans en discussions sont les opérations Rutter, raid d'envergure sur Dieppe, Sledgehammer, devant permettre de débarquer 6 divisions près de Cherbourg, et Jupiter, un débarquement sur le nord de la Norvège.

Comme il semble que l'invasion de la France ne pourra pas avoir lieu en 1942, les britanniques proposent aussi l'opération Gymnast, débarquement anglo-américain en Afrique du nord Française, pouvant avoir lieu plus tard dans l'année. Cette opération rentre dans la stratégie britannique, qui consiste à attaquer l'Europe par la Méditerranée, plutôt que par le nord de la France.

Les recherches atomiques sont elles aussi discutées, et il est convenu que les britanniques et les américains partageront leurs informations, mais que les recherches auront lieux aux Etats-Unis, plutôt que dans l'Angleterre en guerre.

source : onwar.com, Worldwar-2.net, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 19 Juin 1942 : "Le tuyau percé"

sur le tuyau: ligne de ravitaillement maritime
sur le bassin : réserve d'arme
Sur le feu: Libye

source : CartoonHub

18 Juin 1942

Publié le par Fix

Le général De Gaulle prononce un discours à l'Albert Hall pour l'anniversaire de l'appel du 18 juin 1940
Chamfort disait : « Les raisonnables ont duré. Les passionnés ont vécu! » Voici deux ans que la France, livrée et trahie à Bordeaux, continue cependant la guerre, par les armes, les territoires, l'esprit de la France Combattante. Pendant ces deux années, nous avons beaucoup vécu, car nous sommes des passionnés. Mais aussi, nous avons duré. Ah! Que nous sommes raisonnables!
Je dis que nous sommes des passionnés.

Mais, en fait de passion, nous n'en avons qu'une: la France! Les milliers d'entre nous qui, depuis le soi-disant Armistice, sont morts pour elle sur tant de champs de bataille d'Afrique et d'Orient, ou sur toutes les mers du globe, ou dans les ciels d'Angleterre, d'Erythrée, de Libye, ou pendant les nuits des combats de Saint-Nazaire ou aux matins des exécutions, ont mêlé le nom de la France à leur dernier soupir. Les millions d'entre nous qui restent debout, ou bien sur la terre nationale préparant les coups de la vengeance, ou bien frappant l'ennemi de leurs armes, ou bien maintenant, dans l'Empire libéré, à leurs postes d'administrateurs, de magistrats, de médecins, de professeurs, de colons, de missionnaires, sa souveraineté sacrée et sa bienfaisante influence, ou bien travaillant à l'étranger afin de lui garder ses amitiés et son rayonnement, ne veulent rien que servir la France, ne rêvent que lui être fidèles. Et, parce que rien de grand ne se fait sans la passion, la grande œuvre à laquelle le devoir nous a voués exige la passion de la France.

Je dis que nous sommes raisonnables. En effet, nous avons choisi la voie la plus dure, mais aussi la plus habile : la voie droite. Depuis que nous avons commencé notre tâche de libération nationale et de salut public, pas un de nos actes, pas un de nos mots, n'a jamais dévié de la ligne que nous avions adoptée. Nous voici le 18 juin 1942. Je suis, pour ma part, tout prêt à reprendre, sans rien y changer, tout ce que nous avons fait et tout ce que nous avons dit depuis le 18 juin 1940. Je ne sais pas si, dans le monde, beaucoup d'attitudes et beaucoup de déclarations seraient, après deux ans, intégralement réaffichées par leurs auteurs. Mais je sais que notre entreprise, à nous, peut être, depuis la première heure, contresignée, telle quelle, tous les jours.

Les événements ont prouvé que cette rectitude était et demeure la meilleure politique possible. Sans nul doute, un certain fléchissement dans nos devoirs, certains accommodements avec nos responsabilités auraient pu nous faire paraître momentanément plus commodes. On aurait dit moins souvent : « Ah ! Comme ils sont difficiles ! » 2 Mais, du même coup, nous aurions perdu cela même qui est notre flamme et notre raison d'être : l'intransigeance dans l'honneur pour le service du pays. Car, dans l'extrémité où la France se trouve réduite, il n'y a ni compromissions, ni transactions concevables. Que serait devenue la patrie si Jeanne d'Arc, Danton, Clemenceau, avaient voulu transige r? Du désastre à la victoire, la ligne droite est le plus court mais aussi le plus sûr chemin.

Ce but immuable, ce but raisonnable, vers lequel nous avançons, pas à pas, depuis deux années, nous le définissons tous les jours, non seulement par des paroles, mais par des actes, dont le monde a compris la valeur et la signification. Mais, puisque la date d'aujourd'hui est un anniversaire, nous userons de l'occasion pour définir ce but, une fois de plus.

Nous n'avons jamais admis que la France fût sortie de la guerre. Pour nous, la défaite dans la bataille de 1940, le soi-disant Armistice, la prétendue neutralisation de nos forces et de nos territoires, l'abdication dans la panique et sous la menace, au profit d'un pouvoir personnel, de ceux qui avaient reçu du peuple mandat de le représenter, les atteintes portées aux institutions, aux lois, aux libertés de la République Française par d'impudents usurpateurs, la violation de nos alliances pour le compte de l'envahisseur, ne sont que des péripéties effroyables certes, mais passagères, dans la lutte que la France mène, depuis bientôt trente années, à l'avant-garde des démocraties.

Pour nous, la décision prise, au nom de la nation, par ceux qui avaient qualité pour le faire et qui, à cette époque, étaient en mesure de choisir librement, est toujours en vigueur. Cette décision, c'est la déclaration franco-britannique du 28 mars 1940, sanctionnée par le vote de confiance du Parlement français, et qu'aucun Gouvernement légitime n'a jamais, depuis, révoquée. Pour nous, l'engagement pris par la France de ne négocier et de ne conclure aucun armistice ou traité de paix, sauf d'accord avec ses alliés, et réciproquement, doit être tenu.

Pour nous, par conséquent, les autorités françaises qui, trompées par le mensonge d'un pouvoir illégitime, ou abusées par un prestige dévoyé, ou hantées par le souci d'utiliser la défaite au profit de certaines doctrines, ont renoncé à la guerre et empêchent ceux qui dépendent d'elles d'y participer, sont dans l'erreur et hors du devoir. Pour nous, c'est notre droit et c'est notre obligation, non seulement de combattre l'ennemi partout où nous pouvons l'atteindre, mais encore de ramener dans la lutte toutes les terres, toutes les forces françaises. Nous ne prétendons être rien d'autre que les Français qui combattent pour le salut de leur pays et sur l'ordre qu'il leur en a donné. Mais cela, nous prétendons l'être et nous en tirons toutes les conséquences sans reculer devant aucune.

Ah ! Certes, quand, il y a deux ans, nous nous sommes jetés à corps perdu - c'est bien le cas de le dire - dans l'accomplissement de notre mission nationale, il nous fallait faire, dans la nuit, au moins trois actes de foi. Il nous fallait, d'abord, nous fier à la résistance de la Grande-Bretagne, demeurée seule et presque sans armes devant la ruée d'une Allemagne et d'une Italie au maximum de leur force. Il nous fallait, ensuite, croire que les ambitions de l'ennemi pousseraient nécessairement dans la lutte deux autres grandes Puissances : la Russie soviétique et les États-Unis, sans lesquelles on ne pourrait imaginer de succès définitif. Il nous fallait, enfin, être sûrs que le peuple français n'accepterait pas la défaite et que, malgré le joug allemand et le chloroforme de Vichy, il se redresserait un jour pour achever la guerre dans la victoire.

Eh bien! On nous pardonnera de nous distraire un peu de ce que notre tâche a d'assez sévère par l'agréable constatation que nous n'avons pas eu tort. Nous avons vu la Grande-Bretagne, sous l'impulsion d'un Winston Churchill, tenir ferme comme un roc sous les avalanches des bombes de l'invasion aérienne, mener durement et victorieusement la plus grande bataille navale de tous les siècles, déployer de vastes efforts en Orient, en Afrique, en Extrême-Orient, enfin se transformer en une redoutable place d'armes pour l'offensive. Nous avons vu le peuple et l'armée russes, sous la direction d'un Staline, briser, le long d'un front de 2 000 kilomètres, au cours d'une incessante bataille d'une année, l'attaque furieuse de l'Allemagne et de ce qu'elle appelle « ses alliés ». Nous voyons les États-Unis, sous l'inspiration d'un Roosevelt, à l'œuvre pour changer en instruments de puissance guerrière leurs formidables ressources et leur généreux idéalisme. Mais aussi, nous voyons les masses du peuple français se rassembler dans la résistance, au point que l'ennemi et les traîtres redoublent leurs brutalités et multiplient leurs mensonges pour prévenir la vengeance.

En vain, d'ailleurs, car la France qui combat ou qui s'y apprête forme un tout indivisible aussi large que la nation. C'est tout haut que nous adressons aujourd'hui notre salut fraternel à nos vaillants groupements d'action en France, à « Libération», à « Combat», à « Vérité », à « Franc-tireur», à « Libération Nationale » et aux autres, à notre chère et si efficace Union Syndicaliste, à nos phalanges universitaires de résistance, à tous leurs chefs, à tous leurs combattants. C'est tout haut que nous nous adressons à tant de bons citoyens qui, en leur propre nom et au nom de leurs compagnons, trouvent moyen de nous assurer, par mille voies étranges et dangereuses, de leur concours à tout prix. C'est tout haut que nous parlons aux millions et aux millions de Français• et de Françaises, dont nous savons qu'ils n'attendent que l'avant-garde de nos troupes pour sortir leurs croix de Lorraine 1 et se retrouver tels qu'ils sont, enfants d'un grand peuple aux retours soudains et triomphants.

Oui, d'un grand peuple et qui doit rester grand, pour lui-même et pour les autres. Mais comment le resterait-il s'il était tombé tout entier ? Comment et autour de quoi pourrait-il refaire son unité, si ses combattants n'étaient pas pour lui les symboles de son honneur, le levain de son courage, le centre de ses espoirs? Ah! Certes, si cette guerre devait se terminer par le triomphe de l'ennemi, alors ce que nous avons fait n'aurait que la valeur d'un geste et servirait seulement à parer d'un suprême éclat l'agonie d'une grande nation. Mais, si le succès échoit au parti de la liberté, imagine-t-on ce que serait l'avenir du peuple français si, maintenu par des chefs indignes dans une neutralité honteuse, il voyait la guerre s'achever pour lui, sans droits, sans gloire et sans lauriers ? Mécontent de lui-même et, par conséquent, des autres, irrité d'avoir tant souffert sans honneur et sans profit, humilié par une victoire qu'il n'aurait point partagée, dans quelles divisions, dans quelle anarchie, dans quelle xénophobie, ne manquerait-il pas de tomber ?

Les hommes qui ont la triste audace de prétendre conserver l'unité nationale dans la honte de l'Armistice sont les mêmes qui, déjà, passent leur temps à calculer quelle police, quelle légion, quels corps de protection, quel système de menaces, de censure, de délation leur sont nécessaires pour maintenir autour d'eux quelque apparence d'ordre public. Allons donc! L'unité nationale n'est que dans la lutte, dans la fierté, dans la victoire et, pour nous, qui avons choisi la lutte, la fierté, la victoire, refaire en combattant l'unité nationale est le premier de nos buts.

Cependant, il est un élément qui, dans ces terribles épreuves, s'est révélé à la nation comme essentiel à son avenir et nécessaire à sa grandeur. Cet élément, c'est l'Empire. D'abord, parce que c'est dans l'Empire que s'est constituée la base de départ pour le redressement de la France. Sans doute, Vichy a-t-il pu, jusqu'à présent, en employant des moyens plus odieux les uns que les autres et, parfois, en trompant l'étranger, maintenir dans la neutralisation une large partie de nos territoires d'outre-mer.

Mais il reste que l'Afrique Équatoriale, le Cameroun, la Nouvelle-Calédonie, les Nouvelles Hébrides, Tahiti, les Établissements Français d'Océanie, les Établissements Français des Indes, Saint-Pierre-et-Miquelon, se sont déjà affranchis de la capitulation. Il reste que les Républiques syrienne et libanaise, désormais indépendantes et auprès desquelles la France exerce son mandat, sont devenues pour elle, dans cette guerre même, des alliées précieuses et privilégiées. Or, c'est par là que la France a pu maintenir dans le combat, non seulement des moyens importants, mais encore des territoires où elle demeure belligérante dans sa souveraineté. D'autre part, il est apparu que, dans la détresse inouïe qui est celle de la France, les populations de l'Empire lui ont partout manifesté une fidélité magnifique. Quel plus bel hommage pourrait être rendu à son génie civilisateur ?

C'est pourquoi, la nation française a pris conscience de son œuvre impériale et de la solidarité profonde qui l'unit à son Empire. Même le douloureux courage, apporté à la défense de telle ou telle partie de l'Empire contre la France Combattante ou contre ses alliés par des troupes qu'abusent encore les mensonges de Vichy, est à cet égard une preuve faussée, mais indubitable, de la volonté des Français. En vérité, toute atteinte à sa souveraineté dans l'Empire serait profondément odieuse à la France 2. Aussi, tandis que nous exerçons cette souveraineté pour son compte dans tous ceux de ses territoires que nous avons pu libérer, nous la revendiquons pour elle dans tous les autres. Engageant à mesure et sans aucune réserve les ressources de l'Empire dans la lutte aux côtés de nos alliés et méprisant les calomnies des traîtres qui nous accusent de livrer à d'autres ce qui n'appartient qu'à la France, nous nous en tenons fermement, et pour le compte de la nation, à l'intégrité impériale.

Mais, si la France combat pour se libérer par elle-même, dans toute la mesure du possible, et recouvrer par là sa fierté, son unité et son intégrité, elle le fait dans l'intérêt des autres aussi bien que dans le sien propre. M. Eden remarquait un jour « que la guerre actuelle rapetissait la terre.» Cela est profondément vrai. La vitesse, la puissance, le rayon d'action des engins de combat modernes tendent à faire de notre globe un seul et même champ de bataille. Du même coup, les conditions de la défense de chaque peuple se conjuguent, de plus en plus étroitement, avec celles de beaucoup d'autres. Il y a là, dans l'ordre stratégique, une conséquence inéluctable de l'évolution générale qui ne cesse de resserrer l'interdépendance des nations. Qu'il s'agisse de sécurité, d'activité économique ou de communications, l'isolement d'un État, si grand et fort qu'il puisse être, est devenu inconcevable. Des renégats du patriotisme peuvent bien crier aujourd'hui : « La France seule ! » tout en trouvant fort naturel qu'elle doive subir la compagnie d'un envahisseur détesté, mais la France, elle, sait bien que, privée d'alliances, elle serait condamnée à mort. Et, comme nous voulons, nous, que la France vive, nous lui gardons les alliances formelles ou naturelles qu'il lui faut.

Ce qui fait la noblesse et l'espérance de notre temps, si cruel à l'humanité, c'est qu'il aura révélé aux nations, non seulement leur solidarité matérielle, mais aussi, mais surtout, l'absolue nécessité de leur communauté morale. Si bien que, d'un bout du monde à l'autre, au-dessus des champs de bataille comme à l'intérieur des usines, parmi les peuples opprimés aussi bien que chez les peuples libres, dans l'esprit des hommes de la rue comme dans celui des dirigeants, par-dessus les intérêts, les préjugés, les concurrences, s'élève et déferle aujourd'hui la vague des aspirations vers un idéal international.

Or, si la guerre « qui enfante tout» ne permet plus aux nations de méconnaître leur solidarité, il est clair que la paix en exigera tout autant. Pour reconstruire le monde, devenu tout à la fois si troublé, si complexe et si petit, il faudra bien que les peuples qui furent unis dans l'effort sanglant le demeurent dans l'effort bienfaisant. En combattant depuis la première et jusqu'à la dernière heure dans le parti de la liberté, la France aura maintenu son droit et proclamé son devoir de participer à l'œuvre commune qui, sans sa présence active, serait d'avance très compromise. Oui, l'organisation de la solidarité internationale, sur des bases réelles et pratiques mais aussi sous l'inspiration de l'éternel idéal humain, est pour la France Combattante un but très clair et très précis. Voilà pourquoi, dans l'ordre pratique, nous saluons l'alliance récemment conclue entre deux grandes Puissances européennes : la Russie soviétique et la Grande-Bretagne, parce que cette alliance, sans nuire à aucun Etat du parti de la liberté, constitue un élément capital fourni par l'Europe à l'effort commun dans la guerre et à la coopération dans la paix. Voilà pourquoi, dans l'ordre' moral, nous faisons nôtre le magnifique programme des quatre libertés humaines, que le Président des États-Unis a proposé aux peuples du monde comme contrepartie de leurs peines et comme but de leurs espérances.

C'est qu'en effet, plutôt que la guerre des États, cette guerre est celle des hommes ou, comme disait récemment M. Henry Wallace 2, « The war of the Common man.» C'est bien à l'homme, à la femme, que tout aura été demandé pour vaincre. C'est donc l'homme, c'est donc la femme, qui devront être les vainqueurs. Pour la France, en particulier, où le désastre, la trahison, l'attentisme, ont disqualifié beaucoup de dirigeants et de privilégiés et où les masses profondes du peuple sont, au contraire, restées les plus vaillantes et les plus fidèles, il ne serait pas acceptable que la terrible épreuve laissât debout un régime social et moral qui a joué contre la nation. La France qui combat entend que la victoire soit le bénéfice de tous ses enfants. A l'abri de l'indépendance, de la sécurité, de la grandeur nationales recouvrées, elle veut que soient assurées et garanties à chaque Français la liberté, la sécurité, la dignité sociale.

Oui! Depuis deux années, la vague n'a pas cessé de battre en brèche la France qui combat. A l'intérieur du territoire, l'oppression, la propagande, la misère, se sont liguées pour la réduire. A l'extérieur, elle a dû surmonter, moralement et matériellement, d'innombrables difficultés. Mais, invinciblement, la France Combattante émerge de l'océan. Quand, à Bir Hakeim, un rayon de sa gloire renaissante est venu caresser le front sanglant de ses soldats, le monde a reconnu la France.

Ah! Certes, nous ne croyons pas que l'épreuve soit à son terme. Nous savons tout ce qui reste de force et d'astuce à l'ennemi. Nous n'ignorons pas quels délais sont encore nécessaires au parti de la liberté pour déployer toute sa puissance. Mais, puisque la France a fait entendre sa volonté de triompher, il n'y aura jamais pour nous ni doute, ni lassitude, ni renoncement. Unis pour combattre, nous irons jusqu'au bout de notre devoir envers elle, nous irons jusqu'au bout de la libération nationale. Alors, notre tâche finie, notre rôle effacé, après tous ceux qui l'ont servie depuis l'aurore de son Histoire, avant tous ceux qui la serviront dans son éternel avenir, nous dirons à la France, simplement, comme Péguy :

Mère, voyez vos fils, qui se sont tant battus

source : médiaslibres.com
Front de l'est
Front sud
Les troupes allemandes capturent le fort Maxime Gorky à Sébastopol. La forteresse doit cependant être prise de haute lutte, les lance-flammes étant le moyen principal de faire sortir les marins soviétiques de leurs positions.

Tourelle de la 30e batterie du fort Maxime Gorky a Sébastopol après la capture par les troupes allemandes. Les forts de défense de Sébastopol sont pourvus de fort canons de marine (ici 3 canons de 305mm), les rendant aussi dangereux par la mer que par la terre.

source : allworldwars.com, Worldwar-2.net
Front d'Afrique du nord
Tobrouk est maintenant complètement isolée, la route de la côte étant coupée par la capture de Gambut par les forces de l'axe.
La RAF ayant perdu ses aéroports avancés n'est plus à même d'apporter de l'assistance aux défenseurs de la place.

source : onwar.com, Worldwar-2.net
undefined Atlantique nord
Le U124 attaque le convoi ONS-102 au milieu de l'Atlantique nord et coule le cargo américain Seattle Spirit.

Mer des Caraïbes
Le U159 coule le cargo néerlandais Flora dans le golfe du Venezuela
Le U172 coule le pétrolier britannique Motorex au nord du canal de Panama

Mer noire
Le sous-marin italien CB 2 coule le sous-marin soviétique SC-213
Le sous-marin italien CB 3 coule le sous-marin soviétique S 32.

source : UBoat.net, RegiaMarina.net
uk.gifLe premier ministre britannique, M. Winston Churchill, arrive à Washington, pour une série de réunions avec le président Roosevelt

source : onwar.com



Les parachutistes tchèques ayant assassinés Reinhard Heydrich sont découvert par les allemands, après dénonciation, et sont tués après une forte résistance.
Ces événements ont lieu juste 2h après la fin de l'ultimatum lancé par les allemands. En conséquence, et aussi suite à la réaction allié, les représailles de masses sont retardées. Elles seront annulées plus tard.

source : wikipedia, wikipedia

Un accord commercial est signé entre l'Allemagne et la Roumanie. La Roumanie s'engage a livrer "jusqu'au limites des possibilités" des quantités supplémentaires de pétrole par rapport aux précédents accords, ainsi que de grande quantités de légumes et de viande. En retour l'Allemagne fournira du sucre.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org
Un accord commercial entre les Etats-Unis et Cuba est signé, donnant accès aux équipements cubains au département américain pour l'entraînement du personnel d'aviation et pour les opérations contre les sous-marins.
En offrant ces équipements, le gouvernement cubain a franchis un pas important dans la collaboration avec l'effort de guerre commun...

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

17 Juin 1942

Publié le par Fix



Ordonnance allemande placardé à Lille le 17 juin 1942 (la partie gauche en allemand est coupé pour que la partie en français reste lisible)

source : Base Archim du ministère de la culture (photo)
Front d'Afrique du nord
A Sidi Rezegh, la 4e brigade blindée attaque les positions allemandes et perd 1/3 de ses chars.
Le gros de l'armée britannique se repli sur la frontière avec l'Egypte, laissant la seconde division sud africaine former une garnison de 30000 hommes  pour Tobrouk.

Contrairement au précédent siège, la Royal navy n'est plus cette fois à même de ravitailler la place, laissant espérer une résistance de 2 mois au maximum. Le général Auchinleck ne considère cependant pas la place comme essentielle et signale au général Ritchie, commandant la VIIIe armée, qu'il ne compte pas la défendre a tout prix.

source : wikipedia, onwar.com, Worldwar-2.net
undefined Mer des Caraïbes
Le U129 coule le cargo américain Millinocket au nord de Cuba
Le U158 coule le pétrolier norvégien Moira et le cargo panaméen San Blas, au sud est des côtes du Texas, au Etats-Unis

source : UBoat.net
Le gouvernement tchécoslovaque en exil à Londres annonce qu'il met en oeuvre tous les arrangements nécessaires pour mettre en place des courts de justice immédiatement après la victoire pour juger Hitler, Himmler, Göring, Henlein et tous les autres responsables de massacres sur les tchèques.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 17 Juin 1942

sur les moustiques: avion torpilleur

source : CartoonHub

16 Juin 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front sud
A Sébastopol, la ligne de défense extérieure est percée par les attaques allemandes et le 54e corps capture une grande partie de la côte nord de la baie. Des poches soviétiques importantes sont cependant encore sur les flancs et les arrières du 54e corps.
Le 30e corps quand a lui doit stopper ses attaques devant la ligne sapun à cause de la résistance soviétique.

source : wikipedia

Front d'Afrique du nord
Les troupes de l'axe capturent la côte 187 suite à son évacuation par les troupes alliées, manquant de ravitaillement. Les attaques de l'axe dans la journée placent une forte pression sur El Adem, et la position est évacuée dans la nuit, mettant un terme aux espoirs d'empêcher l'encerclement de Tobrouk, et le rétablissement sur la ligne prévue le 14.
En conséquence Tobrouk est à nouveau exposée à subir un siège, alors que ses défenses ne sont pas en état d'en subir un, les positions fortifiées s'étant détériorées pendant l'hiver.

source : wikipedia, Worldwar-2.net, onwar.com
Front de Méditerranée
Suite à l'échec de l'opération Vigorous, et à l'échec partiel de l'opération Harpoon, la situation a Malte est critique.
Le maréchal de l'air Keith Park, commandant les opérations aériennes sur Malte, annonce à Londres qu'il n'a plus que 7 semaines de carburant pour ses chasseurs, rendant impératif une nouvelle tentative pour ravitailler l'île en carburant et en vivre.

source : wikipedia

Méditerranée
La RAF attaque l'escadre italienne qui rentre à Tarente, et le cuirassé Littorio est fortement endommagé par une torpille. Il arrive tout de même à rejoindre le port pour y être réparé.

A l'est de la méditerranée, le destroyer HMS Nestor, endommagé la veille par l'aviation de l'axe, coule définitivement après avoir été achevé par le HMS Javelin.

Dans la même journée, le U205 attaque le convoi de l'opération Vigorous, alors qu'il retourne sur Alexandrie, et coule le croiseur léger britannique HMS Hermione

Le HMS Nestor peut avant d'être achevé par le HMS Javelin, le 16 juin 1942

source : wikipedia, onwar.com, UBoat.net
undefined Atlantique nord
Le U87 attaque le convoi XB-25 au nord est du cap cod, au Massachusetts, aux Etats-Unis, et coule le transport américain Cherokee et le cargo britannique Port Nicholson.

Mer des Caraïbes
Le U126 coule les cargos américains Kahuku et Arkansan à l'ouest des petites Antilles
Le U67 coule le cargo néerlandais Managua au sud de la Floride, aux Etats-Unis
Le U161 coule le voilier dominicain Nueva Altagracia à l'ouest des petites Antilles

source : UBoat.net

L'attaché militaire soviétique à Washington arrive à Mexico comme chef d'une mission technique, avec pour but de rencontrer le président les chefs militaires mexicains

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

15 Juin 1942

Publié le par Fix

Front d'Afrique du nord
La côte fortifiée 650 est prise par les troupes de l'axe, mettant en péril la ligne de défense prévue par les ordres du général Auchinlek.
La 21e division blindée allemande capture Sidi Rezegh, alors que l'infanterie sud africaine, en retraite de la ligne de Ghazala, échappe de peu à la 5e division blindée allemande, qui bloque la route principale à l'est de Tobrouk.

source : wikipedia, onwar.com, Worldwar-2.net
Méditerranée
Bataille de Pantelleria
A l'ouest de la méditerranée, le convoi de l'opération Harpoon est attaqué par une attaque combinée de l'aviation de l'axe et des navires de la 7e division italienne (croiseurs Raimondo Montecuccoli, Eugenio di Savoia et destroyers Ascari, Oriani, Malocello, Premuda et Vivaldi), commandés par le Vice-Amiral Alberto da Zara.

Les 5 destroyers britanniques escortant le convoi font un écran de fumée pour protéger le convoi, puis attaquent les navires italiens, mais le HMS Bedouin et le HMS Partridge sont mis hors de combat par les canons italiens. coté italien le destroyer Vivaldi est lui aussi mis hors de combat et brûle. Il sera sauvé et remorqué plus tard par les destroyers Malocello et Premuda.
Suite à cet engagement, les 2 flottes rompent le combat.

L'aviation continue d'attaquer et met hors de combat le pétrolier américain Kentuky et les cargos Chant et Burdwan. Ils seront abandonnés par leur équipage plus tard, puis coulés par les avions et navires italiens.

Le croiseur HMS Cairo et le dragueur de mine HMS Hebe sont eux aussi endommagés par les attaques.

Enfin, le HMS Partridge est finalement sauvé par son équipage, et tente même de faire de même avec le HMS Bedouin, le prenant en remorque, mais le retour inopiné des croiseurs italiens force à laisser le destroyer britannique endommagé à son sort. Le HMS Bedouin est coulé plus tard dans la journée par les bombardiers italiens, 28 membres d'équipages étant tués dans la bataille et 200 capturés comme prisonniers de guerre. Le HMS Partridge quand a lui réussira à rejoindre Gibraltar.

Dans l'après midi, les navires survivants du convoi tombent sur un champ de mine au large de Malte. Les destroyers HMS Badsworth et HMS Matchless, ainsi que le cargo Orari sont endommagés et le destroyer polonais Kujawiak coulera après une collision avec une mine après minuit.
Le restant du convoi arrive à Malte en fin de journée, et seul 2 des 6 cargos sont encore présents, les Orari et Troilus, le premier ayant perdu une partie de sa cargaison suite à la collision avec la mine. Le dragueur de mine HMS Hebe est en mauvais état après avoir lui aussi heurté une mine.


Le HMS Bedouin en train de couler suite à la bataille de Pantelleria.

A l'est de la méditerranée, le convoi de l'opération Vigorous est lui aussi attaqué dans la matinée par des vedettes rapides allemandes venant de Dernah, en Libye. Le croiseur léger HMS Newcastle est endommagé par une torpille et le destroyer HMS Hasty est coulé.
A 7h, la flotte italienne se trouve a 200 miles au nord, permettant au convoi de reprendre sa course, altérée en début de journée pour passer hors du champ de la flotte italienne.

Pour soutenir le convoi, des avions de la RAF attaquent la flotte italienne dans la matinée, et mettent hors de combat le croiseur lourd italien Trento par une torpille a 5h15. Le croiseur est immobilisé et laissé en arrière par le reste de l'escadre italienne, qui continue de poursuivre le convoi de l'opération Vigorous. Il est coulé a 9h15 par le sous-marin HMS Umbra, une torpille touchant la réserve de munition du navire immobilisé. La moitié de l'équipage est tué dans le naufrage.

Entre 9h40 et midi le convoi change a nouveau 2 fois de course, puis est attaqué par l'aviation de l'axe venant de Crête toute l'après midi. Au sud de la Crête le croiseur HMS Birmingham est endommagé et le destroyer d'escorte HMS Airedale est mis hors de combat par les stukas allemands.
A 18h le destroyer HMS Nestor est à son tour gravement endommagé et doit stopper. Il est pris en remorque par le destroyer HMS Javelin

En fin d'après midi, suite à la réception d'un message signalant l'arrivée du convoi de l'opération harpoon à Malte, au vue de l'activité aérienne de l'axe dans la "bomb alley" (la zone de la méditerranée entre la crête et l'Afrique), la présence d'une forte escadre italienne dans les parages, les faibles réserves en carburant suite aux tentatives pour leurrer les navires italiens, l'opération Vigorous et annulée et le convoi reprend la direction d'Alexandrie.

La forte utilisation des avions de l'axe permet toutefois d'empêcher leur utilisation sur la VIIIe armée autour de Tobrouk.

source : inilossum.com (photo), wikipedia, wikipedia, onwar.com, Worldwar-2.net
undefined Atlantique nord
Le U552 attaque le convoi HG-84 au milieu de l'Atlantique nord, et coule les cargos britanniques Thurso, Pelayo, Etrib et City of Oxford, ainsi que le pétrolier norvégien Slemdal.
Le sous-marin italien Archimede coule le cargo panaméen Cardina au nord des côtes du Brésil
Le U126 coule le voilier britannique Dutch Princess à l'est des petites Antilles

Mer des Caraïbes

Le U172 coule le cargo norvégien Bennestvet au nord du canal de Panama
Le U502 coule le cargo panaméen Cold Harbor et les cargos américains Scottsburg et West Hardaway au nord ouest de Trinidad.
Le U68 coule le pétrolier français Frimaire au nord des côtes de la Colombie

Mer de Chine Méridionale
Le sous-marin américain USS Seawolf coule la canonnière japonaise Nampo Maru à l'ouest des Philippines

source : UBoat.net, RegiaMarina.net, Hyperwar

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 15 Juin 1942 : "Unis nous gagnerons"


source : CartoonHub

14 Juin 1942

Publié le par Fix

uk.gifLe maréchal de l'air Harris est nommé chevalier après la réussite des 1er raids de 1000 bombardiers sur l'Allemagne

Front ouest
2 sous-marins allemands débarquent des équipes de saboteurs à Long Island et près de Jacksonville, en Floride. Toutes les équipes sont capturées rapidement et 6 membres des commandos sont exécutés après procès.

source : Worldwar-2.net
Front de l'est
Front sud
Les assauts continues sur Sébastopol, et le 16e régiment de la 22e division aérotransportée prend le fort Staline dans la ligne de défense soviétique.

Le mortier géant allemand Karl de 600mm en train de tirer sur Sébastopol.
Seul siège de la seconde guerre mondiale à être mené jusqu'au bout, les "super canons" allemands ne trouveront que cette opérations pour se mettre en valeur, rendant leur coût prohibitif au vue des effets obtenus


source : inilossum.com (photo), Worldwar-2.net
Front d'Afrique du nord
Devant la situation en Libye, le général Auchinlek, commandant en chef des troupes britanniques en Afrique, autorise le général Ritchie à abandonner la ligne de Ghazala. Se doutant que le gouvernement britannique n'autorisera pas un repli sur les positions fortifiées de la frontière libyo-égyptienne, il donne l'ordre de se replier sur une ligne allant d'Acroma (à l'ouest de Tobrouk), par El Adem, jusque Bir El Gobi.

La position britannique à El Adem, ainsi que les 2 positions voisines, tiennent devant les attaques italo-allemandes, et la 1ere division sud africaine peut se replier sans pertes par la route de la côte durant la nuit. Cependant, la route étant utilisées au maximum de sa capacité, les 2 brigades de la 50e division britannique doivent traverser les lignes du Xe corps italien, défendues par les divisions italiennes Pavia et Brescia, puis se diriger au sud, pour bifurquer vers l'est, pour rejoindre le territoire contrôlé par les britannique.

source : wikipedia, Worldwar-2.net
Méditerranée
A l'ouest de la méditerranée, le convoi de l'opération Harpoon est attaqué par l'aviation de l'axe. Le cargo Tanimbar est coulé au sud de la Sardaigne par un avion torpilleur italien, et le croiseur léger HMS Liverpool est gravement endommagé et commence à être remorqué par le destroyer britannique HMS Antelope vers Gibraltar.

Devant les dangers que représentent l'opération, la force de couverture (les 2 porte-avions HMS Argus et HMS Eagle, les croiseurs HMS Kenya et HMS Charybdis et des destroyers) rebrousse chemin, laissant le convoi continuer seul avec sa propre escorte (le croiseur anti-aérien HMS Cairo, 9 destroyers et le poseur de mine rapide HMS Welshman). Dans la même journée, le HMS Welshman part rapidement pour Malte, sans autre escorte, pour y livrer la cargaison qu'il transporte.

A l'est de la méditerranée, le convoi de l'opération vigorous est lui aussi attaqué par l'aviation de l'axe alors qu'il arrive hors de porté de la couverture aérienne britannique. 2 cargos sont coulés dans les attaques, 1 croiseur et 1 autre cargo sont endommagés, ce dernier devant rebrousser chemin vers Alexandrie, étant maintenant trop lent pour accompagner le convoi.
De plus, l'Amiral Vian apprend qu'une importante force navale italienne, comprenant entre autre 2 cuirassés, 2 croiseurs lourds et 2 croiseurs légers, accompagnés de destroyers, a quittée Tarente pour intercepter le convoi. Cette escadre est pour la première fois de la guerre munie de radar, un système radar De.Te allemands ayant étés installés sur le destroyer italien Legionario.

source : wikipedia, wikipedia, onwar.com, Worldwar-2.net
undefined Mer des Caraïbes
Le U172 coule le cargo américain Lebore au nord du canal de Panama
Le U504 coule le cargo letton Regent au nord des côtes du Honduras

Océan Indien
Le corsaire allemand Thor coule le pétrolier néerlandais Olivia

source : scharnhorst-class.dk, UBoat.net
uk.gifLe Mexique et les Philippines signent la déclaration des nations unies

Le ministre mexicain des affaires étrangères, M. Padilla, déclare
En prenant cette décision, mon gouvernement contribue et continue dans la ligne de sa politique nationale. En fait, les principes contenus dans la charte de l'Atlantique coïncident avec les aspirations pour une justice sociale qui ont invariablement dirigées les actions de mon pays sur le plan international. Ils constituent un idéal pour laquelle le Mexique a travaillé depuis le début de son indépendance...

Le président du Commonwealth des Philippines, M. Quezon, déclare
Le peuple des Philippines sont de tout coeur dévolus à la liberté et adhèrent totalement aux principes avancés dans ce formidable document connu comme la charte de l'Atlantique.
Le désire de nous associer avec ces nations qui se battent pour la préservation de la vie et de la liberté contre les forces barbares qui cherchent la domination mondiale...

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

13 juin 1942

Publié le par Fix

Front d'Afrique du nord
A Ghazala, les chars de la 21e division blindée allemande engagent les chars de la 22e brigade blindée britannique. A la fin de la journée, le nombre de chars britanniques est passé de 300 à 70, et les troupes de l'axe menacent le périmètre de Tobrouk et les lignes de communications de la 1ere division sud africaine et de la 50e division britannique, toujours sur la ligne de Ghazala.
La position de Knightsbridge est définitivement abandonnée dans la nuit, pratiquement encerclée par les troupes de l'axe.

Cette journée est nommé le "black Sunday" par les britanniques, qui perdent définitivement leurs chances de stopper les troupes de l'axe en Libye.

Opérations les 12 et 13 juin 1942 durant la bataille de Ghazala. On peut aussi y voir les routes d'évacuations alliées du 14 au soir, et la position de Bir Akeim, tenue jusqu'au 11 au matin par la 1ere brigade française libre.

source : onwar.com, wikipedia, Worldwar-2.net, drezenko (carte)
Méditerranée
Les convois à destination de Malte, partis de Gibraltar (opération Harpoon) et d'Alexandrie (opération vigorous), commencent à êtres attaqués par l'aviation de l'axe

source : onwar.com
undefined Atlantique nord
Le sous-marin italien Leonardo Da Vinci coule le cargo britannique Clan Macquarrie entre l'Afrique et le Brésil.

Mer des Caraïbes
Le U159 coule le transport américain Sixaola et le cargo américain Solon Turman au nord du canal de Panama.
Le U157 est coulé au nord est de la Havane par l'aviso américain USS Thetis.

Méditerranée
Le U83 coule le navire piège britannique HMS Farouk au large du Liban

source : UBoat.net, RegiaMarina.net
Devant la réponse des français libres, et devant les réticences de ses propres soldats, le général Rommel et les italiens refusant d'exécuter les ordres d'exécution des français libres capturés à Bir Hakeim, les allemands annoncent qu'ils reviennent sur leur décision d'exécuter les soldats français libres.

source : The world at war
Le Président Roosevelt crée l'Office of War Information
en reconnaissance du droit du peuple américain et des autres peuples s'opposant aux agresseurs de l'axe, à être bien informés sur l'effort de guerre commun

M. Elmer Holmes Davis, commentateur sur CBS et écrivain, est nommé à sa tête.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, Worldwar-2.net


Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 13 Juin 1942

sous l'image de gauche : Les repas d'austérités commencent lundi dans le West End
sous l'image de droite : nous avons crus comprendre qu'ils ont commencés vendredi dernier à Bertchesgaden
Sur le papier : alliance anglo-soviétique de 20 ans signée

source : CartoonHub

12 Juin 1942

Publié le par Fix






Vidéo d'actualité française du 12 juin 1942 sur les funérailles d'Albert Clément, rédacteur en chef du journal "le cri du peuple", créé pa Jacques Doriot, chef du parti populaire français, pronant la collaboration


Vidéo d'actualité française du 12 juin 1942 sur la manifestation de la quinzaine impériale


Vidéo d'actualité française du 12 juin 1942 sur la "campagne de l'air pur" pour permettre aux enfants de partir en vacance

source : ina.fr
Front d'Afrique du nord
L'offensive de l'axe continue sur les positions de Knightsbridge et El Adem. Les germano-italiens ayant reçu des réserves de tanks. Les 2 positions tiennent toujours, mais la 15e panzer repousse les 2e et 4e brigades blindées britanniques de 6 kilomètres, les obligeants à laisser beaucoup de chars sur le champ de bataille.

source : wikipedia, onwar.com, Worldwar-2.net
undefined Atlantique nord
Le U124 attaque le convoi ONS-100 au milieu de l'Atlantique nord, et coule le cargo britannique Dartford
Le U129 coule le cargo britannique Hardwicke Grange au milieu de l'Atlantique nord

Mer des Caraïbes
Le U158 coule le pétrolier américain Cities Service Toledo au sud de l'embouchure du Mississipi

Méditerranée
Le U77 attaque le convoi MW-11, le convoi de l'opération Vigorous devant ravitailler Malte, au nord de l'Egypte et coule le destroyer britannique HMS Grove

Mer de chine Méridionale
Le sous-marin américain USS Swordfish coule le cargo japonais Burma Maru dans le golfe de Thaïlande

source : UBoat.net, wikipedia, Hyperwar
Le Canada et l'Union soviétique signent un accord à Londres pour reprendre des relations diplomatiques. Les relations avaient étés interrompues entre les 2 pays depuis 6 ans.

Affiche de recrutement de civils pour l'armée canadienne

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, mémorial de caen (photo)

La radio allemande annonce que les "français blancs et de couleurs fait prisonniers à Bir Hakeim, puisqu'ils n'appartiennent à aucune armée régulière, seront soumis aux lois de la guerre et seront exécutés".

Adolf Hitler avait déclaré au journaliste Lutz Koch, de retour de Bir Hakeim
Vous entendez, messieurs, ce que raconte Koch. C'est bien une nouvelle preuve de la thèse que j'ai toujours soutenue, à savoir que les Français sont, après nous, les meilleurs soldats de toute l'Europe. La France sera toujours en situation, même avec son taux de natalité actuel, de mettre sur pied une centaine de divisions. Il nous faudra absolument, après cette guerre, nouer une coalition capable de contenir militairement un pays capable d'accomplir des prouesses sur le plan militaire qui étonnent le monde comme à Bir Hakeim

suite à cette annonce, le Général de Gaulle déclare qu'il doit, regrettablement répondre de la même manière.

source : wikipedia, The world at war

11 Juin 1942

Publié le par Fix

uk.gifFront ouest
Une répétition du raid prévu contre le port français de Dieppe, l'opération "Rutter", se tient en Angleterre. L'armée du sud est du général Montgomery a la charge de l'attaque et la 2nd division canadienne est sélectionnée pour cette tache.
Elle doit faire un assaut frontal sur la ville, aidée par des troupes aéroportées, devant neutraliser les batteries sur les promontoires de chaque coté du port

source : historyofwar.org, Worldwar-2.net
Front d'Afrique du nord
A minuit et quart, dans la nuit du 10 au 11, soit 1h15 après l'horaire prévu suite à la lenteur du déminage qui s'est révélé plus ardu que prévu, les français de la 1ere brigade française libre commencent l'évacuation de Bir Hakeim, après que le matériel lourd qui ne peut être emporté ait été détruit. L'objectif est de rejoindre la 7e brigade motorisé britannique, qui n'est qu'à 7 kilomètres de la, mais 3 lignes de défense italo-allemandes sont entre les français et les britanniques.

Seul un couloir étroit, et non la largeur prévue de 200 mètres, a été déminé. Une fusée éclairante dévoile alors le mouvement des Français et ceux-ci, comprenant que la réaction allemande ne va pas tarder, décident alors de foncer, comptant sur la faible densité de mines pour limiter les pertes. La décision est payante car, si de nombreux véhicules sautent, le 3e bataillon étranger et le bataillon du Pacifique réussissent également à sortir.
En petits groupes, motorisés ou non, les français neutralisent les trois lignes de défense italo-allemandes qui se trouvent sur leur chemin. Les Bren-carriers du capitaine Lamaze, qui est tué en compagnie du capitaine Bricogne, se distinguent particulièrement dans l'opération.
La plus grande partie de l'effectif de la brigade arrive à traverser l'encerclement, derrière la charge des véhicules et des hommes du lieutenant colonel prince Amilakvari. Celui-ci, en compagnie du général Kœnig, arrive à Gasr-el-Abid, après avoir risqué la capture en traversant un campement ennemi.
Les Britanniques voient les premiers éléments français sous la conduite de l'aspirant Bellec, vers quatre heures du matin. Vers 8 h du matin, la majeure partie des hommes de la brigade FFL a réussi à rejoindre la zone de recueil fixée par les britanniques, en véhicule ou à pied. Les patrouilles britanniques recueilleront encore de nombreux isolés et égarés au cours de la journée.


Soldats du bataillon du pacifique arrivant dans les lignes britanniques

La sortie est un succès complet et le général Rommel, ignorant que la position de Bir Hakeim a été abandonnée pendant la nuit, lance un nouvel assaut au matin, pour découvrir la position vide, à l'exception de quelques blessés n'ayant pas réussi à fuir. La Luftwaffe, qui a épuisé son carburant au cours de 1 400 sorties au-dessus de Bir Hakeim, n'en a plus assez pour poursuivre et bombarder les colonnes FFL et britanniques qui s'échappent.

Le général Rommel raconte
Le 11 juin 1942, la garnison française devait recevoir le coup de grâce. Malheureusement pour nous, les Français n'attendirent pas. En dépit des mesures de sécurité que nous avions prises, ils réussirent à quitter la forteresse, commandés par leur chef, le général Kœnig, et à sauver une partie importante de leurs effectifs. À la faveur de l'obscurité, ils s'échappèrent vers l'ouest et rejoignirent la 7e brigade anglaise. Plus tard, on constata qu'à l'endroit où s'était opérée cette sortie, l'encerclement n'avait pas été réalisée conformément aux ordres reçus. Une fois de plus, la preuve était faite qu'un chef français, décidé à ne pas jeter le fusil après la mire à la première occasion, peut réaliser des miracles, même si la situation est apparemment désespérée. Dans la matinée, je visitais la forteresse, théâtre de furieux combats ; nous avions attendu sa chute avec impatience. Les travaux de fortification autour de Bir Hakeim comprenaient, entre autres, 1 200 emplacements de combat, tant pour l'infanterie que pour les armes lourdes

En tout 3300 soldats de l'axe sont tués autour de Bir Hakeim, 277 ont été fait prisonniers, 51 chars et 13 automitrailleuses et une centaine de véhicules divers ont été détruits.
Coté français on compte 99 tués et 19 blessés pendant le siège et 41 tués, 210 blessés et 814 prisonniers, lors de la sortie. Au total 2 619 hommes des FFL ont réussit à rejoindre les lignes britanniques, sur les 3 703 présents au départ.

Soldat du bataillon d'infanterie de marine lors de la sorte de Bir Hakeim

Le général britannique Ian Playfair déclarera
La défense prolongée de la garnison française a joué un rôle important dans le rétablissement des troupes britanniques en Égypte. Les Français libres ont, dès l'origine, gravement perturbé l'offensive de Rommel. L'acheminement de ravitaillement de l'Afrikakorps en a été fortement troublé. La concentration de plus en plus importante de l'Axe, pour percer cet abcès, a sauvé la 8e armée britannique d'un désastre. Les retards qu'apporte la résistance résolue des Français augmentent les chances des Britanniques de se ressaisir et facilitent la préparation d'une contre-attaque. À plus long terme, le ralentissement de la manœuvre de Rommel permet aux forces britanniques d'échapper à l'anéantissement prévu par l'Axe. C'est par là que l'on peut dire, sans exagération, que Bir Hakeim a facilité le succès défensif d'El-Alamein.

Dans la journée, la 15e division blindée et la 90e division légère allemande reprennent leur offensive entre Knightsbridge et El Adem pour sortir du "chaudron".

Les forces d'infanterie du général Ritchie sont toujours sur la ligne Ghazala et les bases britanniques en dehors de Tobrouk sont maintenant menacées.

source : wikipedia, wikipedia, onwar.com, françaislibres.net
Méditerranée
2 convois quittent simultanément Gibraltar et Alexandrie, devant se diriger sur Malte pour apporter du ravitaillement à l'île.

Le convoi quittant Gibraltar est part de l'opération Harpoon et consiste en 5 cargos et 1 pétrolier américain. 9 destroyers, 1 croiseur anti-aérien et un poseur de mine, protègent de façon rapproché le convoi. La protection distante est assurée par le cuirassé HMS Malaya, les porte-avions HMS Argus, HMS Eagle, 3 croiseurs et des destroyers. L'opération est sous le commandement de l'Amiral Curteis.

Le convoi quittant Alexandrie est part de l'opération Vigorous et consiste en 9 cargos et 2 pétroliers. 2 croiseurs, 26 destroyers, 9 sous-marins et d'autres navires plus petits assument la défense du convoi. Comme aucun cuirassé n'est disponible depuis que les HMS Queen Elizabeth et HMS Valiant ont été endommagés dans le port d'Alexandrie en décembre 1941, le vieux cuirassé HMS Centurion, désarmé pendant l'entre 2 guerre, est la pour faire croire à la présence d'un cuirassé en support du convoi. L'opération est sous le commandement de l'amiral Vian.

source : wikipedia, wikipedia, onwar.com, Worldwar-2.net
undefined Atlantique nord
Le U455 coule le pétrolier britannique Geo H. Jones, retardataire du convoi SL-111, au milieu de l'Atlantique nord
le U94 coule le cargo britannique Pontypridd, retardataire du convoi ONS-100, au milieu de l'Atlantique nord

Dans le même temps, les sous-marins allemands commencent à miner les côtes autour de Boston, du Delaware et de la baie de Chesapeake, aux Etats-Unis

Mer des Caraïbes
Le U504 coule le cargo américain American et le transport néerlandais Crijnssen, au nord des côtes du Honduras
Le U159 coule le cargo britannique Fort Good Hope au nord du canal de panama
Le U157 coule le pétrolier américain Hagan au nord de Cuba
Le U158 coule le pétrolier panaméen Sheherazade au sud de l'embouchure du Mississipi, aux Etats-Unis

Atlantique sud
Le corsaire allemand Michel coule le cargo britannique Lylepark au milieu de l'Atlantique sud

source : UBoat.net, scharnhorst-class.dk, Worldwar-2.net
L'ambassadeur soviétique, M. Litvinov, et le secrétaire d'état américain, M. Hull, signent un accord additionnel de pré bail entre les Etats-Unis et l'Union Soviétique

source : onwar.com, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Adolf Eichmann rencontre des représentants de la France, de la Belgique et des Pays-bas, pour coordonner les plans de déportation des juifs

source : History place - Holocaust Timeline, Worldwar-2.net



Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 11 Juin 1942

sur le drapeau: français libres
texte : le véritable esprit de la France

source : CartoonHub