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18 Février 1943

Publié le par Fix

Claudius Billon, chef de l'armée secrète pour la région de Lyon, capturé le 7 février dernier par la Gestapo, se suicide dans sa cellule, de peur de céder à la torture.

La garde de Paris est démilitarisée et remise sous l'autorité du préfet de police.

source : vieilles tiges, guerre-mondiale.org
Front d'Afrique du nord
Le maréchal Rommel envoi son plan d'offensive au maréchal Kesselring, qui le transfère au commando supremo avec son accord.

source : wikipedia

usa.gifFront du pacifique nord
L'escadre du contre-amiral McMorris, comprenant 2 croiseurs et 4 contre-torpilleurs, bombarde les installations japonaises de l'île d'Attu.

source : guerre-mondiale.org, onwar.com
Front du pacifique sud
Iles Salomon
De nouvelles unités américaines arrivent sur Guadalcanal, en prévision de l'attaque des îles Russell

La VIe armée américaine, commandée par le général Krueger, est maintenant opérationnelle dans le Pacifique Sud-Ouest.

source : guerre-mondiale.org, onwar.com
birmanie.gif Front de Birmanie
La 77e division indienne, les "Chindits", continue sa progression derrière les lignes japonaises, et coupe la ligne de chemin de fer reliant Mandalay à Myitkyina

source : guerre-mondiale.org, wikipedia
Atlantique nord
Le U518 coule le cargo brésilien Brasiloide au large de Recife, au Brésil

source : UBoat.net


allemagne.pngAu palais des sports de Berlin (Sportpalast) le Dr Goebbels, ministre de la propagande du Reich, fait approuver la mise en place de la guerre totale dans un discours fait devant 15000 délégués du parti nazi. Dans son discours il déclare que si le IIIe Reich plie devant les soviétiques, l'Allemagne deviendra bolchevique, et le reste de l'Europe peu après. D'après lui seul la Wehrmacht et les puissances de l'axe ont la force nécessaire pour sauver l'Europe. L'Europe est déclarée en danger, et il place les échecs de l'Allemagne sur le compte des juifs.
Le lancement de la guerre totale et de la campagne de mobilisation est le premier signe visible que les instances du parti rencontrent des difficultés

Le Sportpalast le 18 février 1943 lors du discours de Goebbels sur la guerre totale. Le slogan parle de lui même
"Une guerre totale - Une guerre plus courte"

Les résistants fondateurs de la Rose Blanche, Hans et Sophie Scholl, sont arrêtés à Munich par la Gestapo suite à une dénonciation par le concierge de l'université, ou ils avaient lancés des centaines de tracs hostiles aux nazis et à la guerre.

source : wikipedia, wikipedia, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
chine-nationaliste.gifusa.gifMme. Chiang Kai-shek s'adresse aux 2 chambres du congrès américain.
Nous de cette génération, qui sommes favorisés à pouvoir aider à faire un meilleur monde pour nous et pour la postérité, devrions nous rappeler qu'alors que nous ne devons pas être visionnaire, nous devons voir que la paix ne doit pas être punitive dans l'esprit, et ne devrait pas être d'un concept provincial ou nationaliste ou même continentale, mais à porté universelle et à but humanitaire

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

17 Février 1943

Publié le par Fix

Le secrétaire d'État Fernand de Brinon est nommé président de la LVF par décret. Malgré cette nomination, la LVF reste noyauté par les partisans de Jacques Doriot, chef du parti populaire français (PPF)


Affiche du Parti Populaire Français dont Jacques Doriot est le chef. Favorable à la collaboration, son chef bénéficie du fait qu'il est un le seul chef politique français à s'engager dans la LVF en tant que lieutenant alors même qu'il a déjà 43 ans. Malgré tout sa principale occupation restera de se faire photographier pour la propagande.

source : guerre-mondiale.org, mémorial de caen (photo)
Front de l'est
Front sud
Adolf Hitler se rend au quartier général du maréchal Manstein, à Zaporozhye, pour examiner son plan pour contre-attaquer autour de Kharkov. Ce plan est accepté par le Führer et doit entrer en action le 19 février.

Plus au sud l'armée rouge continue son avance et libère Slaviansk, au nord de Kramatorsk.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
italie.jpg Front de Méditerranée
L'aviation alliée bombarde violemment Cagliari et ses environs.

source : guerre-mondiale.org


Front d'Afrique du nord
La Ve armée blindée du général Von Arnim stoppe sa progression devant le col de Kasserine alors que le maréchal Rommel met au point une offensive pour pousser plus avant, et détruire les forces américaines principales à Tebessa.
Plus au sud la 1ere armée italienne continue sa progression, capture Feriana et avance vers Kasserine.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net
birmanie.gif Front de Birmanie
Les attaques de la 55e brigade indienne sur les positions japonaises de Donbaik sont à nouveau repoussées

source : guerre-mondiale.org

Atlantique nord
Le U69 est coulé à l'est du Newfoundland, au Canada, par le destroyer britannique HMS Fame
Le U201 est coulé au milieu de l'Atlantique nord par le destroyer britannique HMS Viscount

Méditerranée
Le sous-marin italien Asteria est coulé par les destroyers d'escorte britanniques HMS Wheatland et HMS Easton au nord est d'Alger
Le U205 est coulé au nord de Cyrène, en Libye, par le destroyer britannique HMS paladin et par un bombardier Bisley sud africain

Océan Indien
Le U516 coule le cargo américain Deer Lodge à l'est de Port Elisabeth, en Afrique du sud.
Le U182 coule le cargo britannique Llanashe au sud du Cap, en Afrique du sud

source : UBoat.net, Hyperwar
allemagne.pngLa colonisation par des colons allemands venant des pays baltes se termine dans la zone interdite, à l'est de la France. L'Ostdeutsche Landbewirtschaftung-gesellschaft ou Société agricole d’Allemagne Orientale, renommée Landbewirtschaftung en 1941, puis Reichland en 1942, avait pour mission d’exploiter les plus belles terres dans les pays occupés, au début principalement en Pologne mais également aussi en Europe de l'Ouest.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org

16 Février 1943

Publié le par Fix

Pierre Laval annonce la création du Service du Travail Obligatoire (STO). Cette mesure remplace "la relève", qui était basée sur le volontariat, et consistait à échanger un prisonnier libéré contre trois travailleurs volontaires envoyés en Allemagne. Mais seuls les ouvriers spécialistes étaient en fait pris en compte dans l'échange, tandis que les prisonniers relâchés devaient être des paysans, ou des hommes déjà âgés et malades, donc improductifs et qui auraient probablement été rapatriés de toute façon. Comme elle n'est pas non plus nominative, la "Relève" n'a eu qu'un très faible succès.

 

 

Affiche de propagande française pour les politiques d'envoi de travailleurs français en Allemagne. Ces tentatives de propagande seront largement inefficaces et ne permettent pas de combler le fossé qui se creuse entre l'opinion et les instances dirigeantes à Vichy

Suite aux demandes allemandes pour plus de main d'oeuvre à envoyer en Allemagne, le STO est donc mis en place. Il concerne les classes 40, 41 et 42, c'est à dire les personnes nées entre 1920 et 1922, qui doivent aller travailler en Allemagne à titre de substitut de service militaire. La classe 1942 est la plus touchée, et les exemptions ou sursis initialement promis aux agriculteurs ou aux étudiants disparaîtront dès juin 1943.
La mesure ne concerne pas que les hommes, mais les filles ne seront pas envoyées au STO par peur des réactions de la population et de l'Eglise.
Les Chantiers de la Jeunesse contribueront aussi activement à l'envoi de leurs propres jeunes en Allemagne, par groupements entiers.

Affiche de réquisition des classes 40 à 42 dans le cadre du STO

Le STO va permettre de répondre dans un temps très bref aux demandes en main d'oeuvre exprimées par les allemands, mais va aussi pousser de très nombreuses personnes à passer dans la clandestinité et la résistance (200000 dans la clandestinité, dont un quart dans la résistance), provoquant même des problèmes dans l'armement et le ravitaillement des maquis concernés, dépassés par l'augmentation soudaine de leurs effectifs. Cette mesure accelère le divorce entre la population française et le régime de Vichy.

source : mémorial de caen (photo), wikipedia, guerre-mondiale.org, electionpresidentielle.com
uk.gifFront ouest
Des commandos du SOE britanniques sont parachutés dans les montagnes à 65km au nord de l'usine allemande d'eau lourde de Telemark, en Norvège. Ils font le lien avec le groupe de reconnaissance arrivé en octobre 1942.

source : Worldwar-2.net
Front de l'est
Front sud
Les soviétiques capturent Kharkov et Voroshilovo après 9 jours de combats de rues aux abords et dans la ville.
Le général Hausser, commandant le 2nd corps blindé SS décide de se retirer de Kharkov plutôt que de risquer l'encerclement dans la ville, malgré un ordre direct d'Adolf Hitler pour défendre la ville

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, Worldwar-2.net, onwar.com, guerre-mondiale.org
Front d'Afrique du nord
Les forces du général Von Arnim capturent Sbeitla, aidé par un soutient aérien intensif, après avoir repoussé le combat command B de la 1ere division blindée américaine.

Plus au sud les éléments avancés de la VIIIe armée britannique capturent Medenine, à quelques kilomètres au sud de la ligne de Mareth.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
usa.gifFront du pacifique nord
L'aviation japonaise effectue un raid aérien contre le terrain d'aviation américain de l'île d'Amchitka.

source : guerre-mondiale.org


Front du pacifique sud
La VIe armée américaine est mise sur pied, sous les ordres du lieutenant général Krueger. Elle est formée du 1er corps du général Eichelberg, du 503e régiment d'infanterie de parachutistes, de la 2e brigade spéciale du génie et de la 1re division de marines.

Iles Salomon
Une partie de la 43e division d'assaut américaine est transférée à Guadalcanal en vue de l'opération Cleanslate d'invasion des îles Russell, au nord-ouest de Guadalcanal.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org
Pacifique centre
Le sous-marin américain USS Flying Fish coule le cargo japonais Hyuga Maru au nord des îles Mariannes

Mer de Corail
Le sous-marin américain USS Amberjack est coulé par des avions et navires japonais à l'est de Gasmata, en Nouvelle-Bretagne

source : Hyperwar
allemagne.pngLe Dr. Mildred Harnack-Fish, membre de la résistance allemande, est condamné à mort et décapité à la prison de Plotzensee, à Berlin. Son mari avait déjà été pendu dans la même prison en décembre 1943. C'est la seule personne de nationalité américaine exécutée sur un ordre d'Adolf Hitler.

source : traces, Worldwar-2.net

15 Février 1943

Publié le par Fix





Affiche placardée à Lille le 15 février 1943

source : Base Archim du ministère de la culture (photo)
Le général Delestraint, commandant de l'armée secrète, et Jean Moulin effectuent un séjour à Londres pour rendre compte au général De Gaulle. Le général De Gaulle décore Jean Moulin de la Croix de la Libération et le nomme secrètement comme ministre membre du Comité national français et seul représentant de ce Comité en métropole.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org
Front de l'est
Front sud
2 corps blindés soviétiques menacent Zaporizhia, sur le Dniepr, la ville contrôlant la route principale vers Rostov et abritant le quartier général du groupe d'armées sud et de la 4e armée aérienne allemande.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org
italie.jpg Front de Méditerranée
L'aviation alliée bombarde violemment Palerme et Naples


Tarente après un bombardement allié. L'Italie n'est pas très bien défendu contre les attaques aériennes alliées, la DCA n'étant pas au niveau de celle défendant l'Allemagne, et l'aviation non plus.

source : guerre-mondiale.org, inilossum.com (photo)
Front d'Afrique du nord
A Sidi Bou Zid le combat command C de la 1ere division blindée américaine tente de contre-attaquer mais est repoussée par les 10e et 21e divisions blindées allemandes, perdant 46 chars et 130 véhicules dans l'attaque.
Dans l'après midi le général Von Arnim donne l'ordre à 3 des 4 groupes allemands de poursuivre leurs attaques vers Sbeitla

Plus au sud la Iere armée italienne du maréchal Rommel lance l'opération Morgenluft. Un groupe de combat comprenant la 15e division blindée allemande et des unités blindés italiennes avancent sur Gafsa et capturent la ville alors que celle-ci est désertée par les forces alliées. Les alliés ont réorganisés et raccourcies leurs lignes de front pour retirer le 19e corps d'armé français, afin de le rééquiper. Le 2nd corps d'armée américain s'est retiré sur la ligne Dernaia-Kasserine-Gap-Sbiba, le 19e corps français occupant son flanc gauche.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
birmanie.gif Front de Birmanie
Dans l'Arakan les Chindits entrent en contact avec les japonais et commencent à combattre.

source : wikipedia



Atlantique nord
Le U529 est coulé par un bombardier B24 britannique au milieu de l'Atlantique nord
Le U607 coule le pétrolier américain Atlantic Sun, retardataire du convoi ON-165, au milieu de l'Atlantique nord.

Pacifique nord
Le sous-marin américain USS Pickerel coule le cargo japonais Tateyama Maru au nord est de Sendai, au Japon

Mer des Salomon
Le sous-marin américain USS Gato coule le cargo japonais Suruga Maru à l'est des îles Shorlands

source : UBoat.net, Hyperwar

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 15 février 1943 : "Dérivant"

sur le radeau : problème des réfugiés juifs

source : CartoonHub

14 Février 1943

Publié le par Fix

Front de l'est
Front sud
L'armée rouge libère Rostov sur le Don, Voroshilovgrad et Drasny Sulin.
Les forces allemandes sont réorganisées, le groupe d'armées B et le groupe d'armées du Don sont combinés dans un nouveau groupe d'armées sud, commandé par le maréchal von Manstein.
Les forces de la IIe armée qui ne sont pas prisonnières de la poche au nord-ouest de Voronej passent sous les ordres du groupe d'armées Centre.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, onwar.com, guerre-mondiale.org
italie.jpg Front de Méditerranée
La RAF bombarde violemment Milan pour la 1ere fois.

source : guerre-mondiale.org


Front d'Afrique du nord
La Ve armée blindée du général Von Arnim déclenche l'opération Frühlingswind à 4h, lançant 4 groupes blindés issus des 10e et 21e divisions blindées allemandes, à l'attaque de la zone de Sidi Bou Zid, tenu par des éléments de la 38e division et de la 1ere division blindée américaine. Les forces de l'axe, commandées par le général Ziegler, second du général von Arnim, passent par les cols de Faïd et Maizila, inspectées à peine 3 heures auparavant par le général Eisenhower. L'objectif est la prise de Sidi Bou Zid, centre de ravitaillement et de communication américain dans la zone.
Les forces américaines sont handicapées par une mauvaise disposition et une faible concentration de leurs moyens, les empêchant de se soutenir mutuellement.
Les forces de l'axe repoussent rapidement les américains du IIe corps et capturent les cols, avançant vers la ville, repoussant le combat command A de la 1ere division blindée américaine de 24 km après avoir perdu 44 chars et de nombreux canons. 1900 soldats américains sont encerclés dans Sidi Bou Zid encerclé par les forces allemandes.

Dans la nuit le général Ward envoi le Combat Command C de la 1ere division américaine vers le Djebel Hamra, pour contre-attaquer vers Sidi Bou Zid le 15 février.

Char tigre I en Tunisie. Ce nouveau char lourd donne un impact fort aux attaques allemandes, les alliés ne possédant rien d'équivalent en face. Ils sont cependant en nombre très faible et ont encore des "maladies de jeunesse" qui l'handicape dans son utilisation, laissant encore une fois la responsabilité principale des combats aux vieux panzer III et IV.

source : wikipedia, wikipedia, wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net
birmanie.gif Front de Birmanie
Les Chindits continuent leur progression dans l'Arakan et traversent la Chindwin, affluent principal de l'Irrawaddy, à Auktaung et Tonhe. Le colonel Wingate conduit le groupe nord en personne.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
Détroit de Macassar
Le sous-marin américain USS Trout coule la canonnière convertie japonaise Hirotama maru à l'est de Balikpapan, sur l'île de Bornéo

source : Hyperwar

13 Février 1943

Publié le par Fix

Front de l'est
Front nord
A Krasny Bor la LVe armée soviétique contrôle la ville, mais suite aux pertes subies pendant les 3 jours précédents, soit le 2/3 de ses effectifs initiaux, elle n'est plus en mesure d'avancer. L'offensive soviétique Polyarnaya Zvezda est donc arrêtée sur cet échec, la progression n'étant que de 4 à 5 kilomètres. Seul 3km de la voie ferrée et de la route Leningrad Moscou sont libérés, la plus grande partie restant sous le contrôle de la XVIIIe armée allemande.
La STAVKA pointera plus tard comme défaut à l'offensive les forts retranchements de l'axe, de mauvaises reconnaissances, un mauvais commandement à tous les niveaux de l'armée rouge, un mauvais emploi des chars et un support d'artillerie inefficace.

Du coté de l'axe la division espagnole rapporte 3645 blessés ou tués et 300 disparus, soit 75% de leur effectif initial. Les espagnols déclarent avoir tués 11000 soldats soviétiques depuis le début des combats.
Les soldats espagnols capturés par les soviétiques seront envoyés en Sibérie et ne seront pas rapatriés en Espagne avant 1954.

Soldat espagnol de la division bleu enterrant un de ses camarades. Si la résistance espagnole à Krasny Bor a fait échouer l'attaque soviétique sur les positions de l'axe autour de Leningrad, les pertes subies sont si importantes que l'unité sera rappatriée en Allemagne, pour être finalement rapatriée en Espagne suite aux pressions alliées

Front sud
Les soviétiques libèrent Novocherkassk et Likhaïa, à quelque kilomètre à l'est de Rostov.

Front du Caucase
Les forces du groupe d'armée A défendant la tête de pont entre Novorossiisk et la mer d'Azov, repoussent une attaque soviétique à l'est de la ville.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
Atlantique nord
Le U620 est coulé à l'ouest de Lisbonne, au Portugal, par un hydravion britannique Catalina

source : UBoat.net

12 Février 1943

Publié le par Fix

Un décret crée le service interministériel de protection contre les événements de la guerre.

Le plan "Montagnard", visant à la création d'un centre de résistance sur le plateau du Vercors, est mis sur pied.


Vidéo d'actualité française du 12 février 1943 (14 minutes)

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, Ina.fr
Front de l'est
Front sud
L'armée rouge libère Chakhty, Krasnoarmeskoye et Kommunarsk.

Front du Caucase
Les forces allemandes évacuent Krasnodar et retraitent sur les positions défensives de la tête du pont du Kouban.

source : onwar.com, Worldwar-2.net, guerre-mondiale.org
Front du pacifique sud
Le général MacArthur présente le plan Elkton III, version révisée du plan Elkton qui définie la stratégie alliée dans le pacifique sud (prise de Tulagi et Guadalcanal - Capture de la côte nord est de la Nouvelle-Guinée et des îles centrales des Salomon - réduction de la base de Rabaul et des bases qui en dépendent).
Elkton III redéfinie la stratégie alliée pour prendre Rabaul avant 1944, prévoyant une attaque sur la partie nord est de la Nouvelle-Guinée et la partie ouest de la Nouvelle-Bretagne par les forces du général MacArthur, pendant que l'Amiral Halsey capture les îles du centre de l'archipel des Salomon.

Affiche américaine pour l'apprentissage des silhouettes d'avions japonais, permettant leur identification rapide
"les guetteurs de l'amérique - apprenez à les reconnaitre - ça avion très gentil"

Ce plan demande 7 divisions supplémentaires par rapport à celles disponibles sur le théatre d'opération, provoquant des objections des britanniques. Les chefs d'état majors conjoints approuvent cependant le plan mais retardant son exécution de 60 jours.
Elkton III sera renommé opération Cartwheel et comprend 13 opérations à remplir
- capture des îles Woodlark et Kiriwina dans la baie de Milne
- capture des îles de l'archipel de Nouvelle Géorgie
- capture de Kolombangara en Nouvelle Géorgie
- capture de Vella Lavella
- capture de Lae, en Nouvelle-Guinée
- capture des îles Treasury, au sud de Bougainville
- capture de l'île de Choiseul
- capture de l'île de Bougainville
- capture de la partie occidentale de l'île de Nouvelle-Bretagne
- capture des îles de l'Amirauté
- capture de l'île d'Emirau
- capture de Kavieng en Nouvelle-Irlande
- capture de Rabaul en Nouvelle-Bretagne

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, history1900.history.mil (photo)
Atlantique nord
Le U442 est coulé à l'ouest du cap Saint Vincent, au Portugal, par un bombardier britannique Hudson

source : UBoat.net


etoile.jpg A Bialystok, en Pologne orientale, "l'Aktion" se termine. Depuis le 5 février 10000 juifs ont été transportés vers Treblinka, et 2000 autres ont été tués par les allemands pendant les rafles.
"Front A", première cellule clandestine établie dans le ghetto, a tenté de résister à l'Aktion mais de nombreux membres ont été tués. D'autre, dont le commandant, M. Edek Boraks, ont été envoyés à Treblinka.

source : Mémorial Yad-vashem

11 Février 1943

Publié le par Fix

La Légion des volontaires français (LVF) est reconnue d'utilité publique par le gouvernement de Vichy.



Affiche de propagande française anti-bolchevique. Malgré toute cette propagande, les engagés volontaires dans les unités servant sous les allemands manqueront toujours, gardant des effectifs anémiques à la LVF, et plus tard aux unités de la SS

source : mémorial de caen (photo), guerre-mondiale.org
Front de l'est
Front nord
A Krasny Bor les opérations continuent mais les pertes soviétiques de la veille empêchent la LVe armée de continuer à progresser.

Front sud
Les allemands évacuent le carrefour ferroviaire de Lozovaïa, au sud de Kharkov, qui est liberé par les soldats soviétiques du Front du Sud-Ouest.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
Front d'Afrique du nord
Le premier ministre britannique, M. Winston Churchill, annonce à la chambre de communes que quand la VIIIe armée britannique passera dans la sphère américaine elle sera mise sous le commandement du général Eisenhower, et que le général britannique Alexander sera le commandant en chef adjoint. Le maréchal de l'air Tedder doit commander les opérations aériennes en méditerranée (ainsi que les forces aériennes du moyen orient). Les responsabilités de l'Amiral Cunningham sont étendues pour comprendre toutes les opérations en méditerranée.
Le commandant en chef pour la méditerranée devient aussi commandant en chef du Levant et de la mer rouge.
Le général Alexander est remplacé au moyen orient par le général Sir Henry Maitland Wilson.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org
Méditerranée
Le U81 coule les voiliers egyptiens Al Kasbanah et Sabah el Kheir, le voilier libanais Husni et le voilier palestinien Dolphin au sud de l'île de Chypre.

Océan indien
Le U516 coule le cargo britannique Helmspey au sud du Cap, en Afrique du sud

source : UBoat.net
usa.gifuk.gifchine-nationaliste.gifFin d'une série de conférences entre le général président Tchang Kai chek, Sir John Dill, représentant les britanniques, et le général Henry H. Arnold, représentant les américains, à Chungking, et avec le général Wavell en Inde. Ces conférences visent à coordonner les opérations pour les mois à venir, suite à la conférence de Casablanca.
De nouvelles conférences doivent avoir lieux entre le général Wavell et le général MacArthur

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, center of military history

10 Février 1943

Publié le par Fix




Affiche française pour le tirage de la loterie nationale du 10 février 1943

source : mémorial de caen (photo)
Front de l'est
Front nord
L'armée rouge déclenche l'opération Polyarnaya Zvezda (étoile polaire). L'objectif est de profiter des résultats de l'opération Iskra, qui a permit de dégager un étroit couloir reliant Leningrad au reste de l'Union soviétique. Ce corridor est cependant sous le feu des batteries d'artillerie allemande et reste incertain et fragile, ne levant que partiellement le siège de l'ancienne capitale russe.
Le but est donc de l'agrandir par l'ouest et le sud avec 3 fronts (Le front de Leningrad du maréchal Govorov, Le front du Volkhov du général Meretskov et le front du nord ouest du maréchal Timoshenko), et de liberer la zone de l'autoroute Leningrad-Moscou. Le pivot de cette zone est la ville de Krasny Bor qui est tenue par la division Azul, division de volontaires espagnols.

A 6h45 les bombardements commencent donc sur les positions espagnoles du général Emilio Esteban Infantes. 1000 canons et mortiers soviétiques pillonent les positions retranchées de l'axe, mais ayant détecté le regroupement de la LVe armée soviétique, les premières lignes espagnoles sont partiellement vides, pour réduire l'impact des bombardements.

A 8h40 le bombardement change de cible et les forces soviétiques avancent vers les lignes espagnoles. Les premières lignes sont rapidement prises, les soldats espagnols étant assommés par les 2h de bombardement, mais les combats pour Krasny Bor sont durs et coûteux pour les soviétiques.

A 16h30 des renforts allemands et 2 compagnies des légions flamandes et lettones, ainsi qu'un bon soutiens aérien allemand, permettent une contre-attaque de l'axe. A la fin de la journée les soviétiques n'ont avancés que de 4 kilomètres mais ont eu de forte pertes.

Front sud

Au nord de Rostov, les Soviétiques atteignent la ligne de chemin de fer reliant Rostov à Novotcherkassk.
A l'est de Kharkov ils libèrent Tchougouïev et Voltchansk. L'armée rouge n'est plus qu'à 20km de Kharkov

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com

Front du pacifique sud
Nouvelle-Guinée

Les soldats américains atteignent l'embouchure du Kumusi et y installent une position fortifiée.

source : guerre-mondiale.org
Atlantique sud
Le U509 attaque le convoi CA-11 au sud ouest du cap Agulhas, en Afrique du sud, et coule le cargo britannique Queen Anne.

source : UBoat.net

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 10 février 1943

sur les verges: offensives unifiées
Texte en haut : Garde tes larmes Adolf, ce ne sont que les échauffements préliminaire
Texte en bas : au meurtre!

source : CartoonHub

9 Février 1943

Publié le par Fix

france-libre.gifLe général De Gaulle donne une conférence de presse à Londres
Je voudrais vous dire combien je suis heureux de vous voir ici. C'est un plaisir qui ne m'arrive pas très souvent, car je crois que la dernière fois que nous nous sommes réunis, c'était au mois de mai de l'année dernière.

Cependant, il m'a semblé que, dans les circonstances actuelles, il y avait intérêt à ce que nous prenions contact. Il y a là évidemment un intérêt général. Il y a aussi un intérêt du moment; les graves affaires actuellement en cours et qui concernent la France, donnent lieu à beaucoup d'interprétations, qui, vous le savez ,bien, ne sont pas toujours exactes et même se trouvent être quelquefois tendancieuses.

Notre service d'information s'est amusé à faire le total des nouvelles de cette sorte qui ont paru depuis le 8 novembre 1942, et il se trouve que ce total est le plus élevé depuis le début de cette guerre qui, comme vous le savez, commence à Munich.

Plutôt que de faire de grandes déclarations préparées d'avance, je préfère vous laisser l'initiative de m'interroger et je vous prie de me poser les questions qu'il vous conviendra, auxquelles je répondrai dans toute la mesure du possible et, je vous l'assure, très franchement.

Q. - Peut-on répéter toutes les déclarations du Général de Gaulle ?

R. - Sans aucune espèce de doute.

Q. - Pouvez-vous nous donner un aperçu, mon Général, sur les différentes tâches qui attendent le Général Catroux à son arrivée en Algérie ?

R. - Le Général Catroux a été envoyé à Alger par le Comité National pour prendre un nouveau contact avec, d'une part le Générât Giraud et, d'autre part, les Français et les indigènes d'Afrique du Nord.

Le Général Catroux verra sur place les possibilités d'envoyer et de faire fonctionner d'une manière satisfaisante la liaison qui est nécessaire entre le Comité National et l'organisation qui existe en Afrique du Nord française. Voilà la mission du Général Catroux pour le moment.

Je profite de la circonstance pour dire, à titre d'exemple des nouvelles dont nous parlions tout à l'heure, qu'on a pu lire aujourd'hui, dans un certain nombre de feuilles publiques, que le Général Catroux avait accepté un poste dans l'organisation actuelle de l'Afrique du Nord. Je suis bien convaincu que le bon sens général aura démenti lui-même cette fausse nouvelle.

Q. - Que pense le Général de Gaulle de la dernière déclaration du Général Giraud, annonçant notamment que ce dernier prend la direction de toute l'Afrique du Nord ?


R. - Nous avons lu très attentivement, au Comité National, la déclaration récemment faite par le Général Giraud et le décret qui a été publié et qui suit cette déclaration.

L'opinion du Comité National est que, dans les dispositions qui sont prévues par cette déclaration, il y a certains points qui donnent un commencement de satisfaction aux buts de la France Combattante, et ce commencement de satisfaction vient du fait que, pour la première fois depuis des mois, quelques mesures effectives de liberté sont prises dans ce malheureux pays.

Pour ce qui concerne le fond des choses, nous pensons, comme nous l'avons toujours dit, que le système actuel en Afrique du Nord peut être épisodique mais que, par essence, il ne peut être qu'artificiel. C'est qu'en effet, les choses françaises, les organisations françaises, les pouvoirs français ont besoin d'une base qui soit légitime. Or, c'est un fait qu'il existe deux légitimités qu'il est possible d'invoquer pour ce qui concerne les choses françaises; l'une est un semblant de légitimité, c'est la base coupable et détestée de Vichy; l'autre, c'est la République.

Nous avons cherché, dans la déclaration dont nous parlons et dans le décret qui l'a suivie, quelle est la base de cette construction. Nous n'avons pas pu la discerner. Est-ce Vichy ou est-ce la République?

Q. - Quand vous avez vu le Général Giraud et que vous lui avez parlé de répudier Vichy et de revenir à la République, est-il exact que le Général Giraud s'y soit refusé et dans le présent et pour l'avenir ?

R. - La conversation que j'ai eue avec le Général Giraud n'a pas, je le regrette d'ailleurs, été assez catégorique pour que ce point-là soit réellement élucidé, et je crois que dans l'esprit du peuple français la libération qui est poursuivie en combattant par beaucoup et en souffrant par presque tous, je crois bien que dans l'esprit de l'immense majorité des Français, la libération signifie à la fois le fait de chasser l'ennemi du territoire et de rétablir la République. Je ne préjuge pas naturellement de la sorte de République qui sera rétablie. Cela est l'affaire du peuple français lui-même. Mais nous sommes tous convaincus à la France Combattante et presque tous les Français sont convaincus que le régime républicain est le seul légitime et je ne vois pas comment on serait d'accord avec la volonté et la dignité du peuple français, sinon sur la base des lois de la République.

Je crois, d'ailleurs, que l'exemple est illustré par la France Combattante elle-même. Vous n'ignorez pas que la France Combattante a pu, depuis l'armistice signé par Vichy, remettre dans la guerre une partie importante de l'Empire français.

Dans cette partie de l'Empire français, la France Combattante a rétabli purement et simplement les lois de la République Je ne crois pas que personne ait entendu parler d'un trouble sérieux dans l'Empire français qui est administré par la France Combattante. Il n'y a pas de comparaison entre cette situation et le grand trouble et la grande confusion qui règnent actuellement en Afrique du Nord française, parce que l'autorité n'y a pas de base.

Q. - Pourriez-vous nous dire sur quelle base vous pourriez parvenir à un accord avec le Général Giraud ?

R. - Ce que nous voulons et ce que la France veut, ce n'est pas un accord entre deux Généraux. Cela ne compte pas ! On a souvent présenté, dans la presse internationale et dans les déclarations d'hommes publics étrangers, la grave affaire d'Afrique du Nord comme ayant tourné à la rivalité personnelle entre deux Généraux. Je crois que c'est une mauvaise plaisanterie. La question est infiniment plus grave. Il s'agit de l'union de l'Empire, qui appartient à la France, pour la libération de la France et pour les buts que la France a choisis.

Ces buts, je le répète, sont l'expulsion de l'ennemi du territoire, l'établissement des lois de la République et le triomphe de l'idéal pour lequel luttent ensemble toutes les Nations Unies, y compris la France. Ces buts sont ceux que la volonté de la nation s'est fixée depuis le 3 septembre 1939.

Je vous dirai très franchement qu'à mon avis une des choses qui ont le plus compliqué cette affaire c'est précisément le fait que la France Combattante a été tenue à l'abri de sa conception, de sa préparation et de son exécution. Cela peut paraître surprenant et je crois bien qu'en France, on en a été fort étonné.

Je crois même qu'aujourd'hui, lorsque dans le monde un homme pense à la question de l'Afrique du Nord, il pense en même temps - n'est-ce pas ? - à la France Combattante. Et cependant, cette grande force morale et matérielle que représente la France qui combat se trouve absente du terrain même où son action aurait pu s'exercer et peut s'exercer de la façon la meilleure et la plus efficace pour la France et pour les buts qui nous sont communs.

Q. - Le Général peut-il expliquer, du moment qu'il considère que l'Afrique du Nord n'entre pas dans l'Union de l'Empire français dont il fait mention, quelles sont les conditions nécessaires pour l'y amener ?

R. - Je crois que s'il était appliqué en Afrique du Nord, comme dans le reste de l'Empire, purement et simplement les lois de la République et, en particulier, si les libertés y étaient restaurées, c'est-à-dire la liberté de la presse, la liberté personnelle, la liberté de réunion, la liberté d'opinion, il faudrait très peu de temps pour que ces libertés mêmes et l'opinion qui s'en dégagerait aient réalisé l'union.

Voilà ce dont je suis convaincu et ce dont toutes les informations que je reçois de l'Afrique du Nord m'ont depuis longtemps convaincu.
Ne croyez-vous pas, par exemple, qu'au commencement du quatrième mois des opérations en Afrique du Nord, il pourrait paraître naturel que les Français qui ont servi la cause de la France et celle des Nations Unies puissent y être mis enfin en liberté ?

Q. - Est-ce que vous avez pu, mon Général, exposer votre programme devant le Général Giraud, M. Churchill et le Président Roosevelt ?

R. - Je n'ai pas manqué naturellement d'exposer, non pas mon programme, mais ces vérités qui me paraissent de bon sens au Général Giraud.
J'ai eu l'occasion d'en parler au Président Roosevelt et je profite de cette occasion pour dire que j'ai apprécié dans le Président Roosevelt un très grand homme d'État, qui a le but le plus élevé et, j'ajoute, un homme qui est un peu mystique, ce que je considère comme une grande qualité pour conduire la guerre d'idéals que nous menons.

Quant à M. Churchill, dont vous avez parlé, depuis deux ans et demi que nous faisons, côte à côte, une guerre qui n'est pas facile, je crois qu'il eût été inutile de développer devant lui ces choses qu'il connaissait.

Q. - Le Général peut-il nous dire quelle était la dernière proposition de Giraud ou d'autres personnes assistant à la conférence?

R. - Je crois que l'entourage du Général Giraud pensait alors qu'il conviendrait que la France Combattante se fondît avec le système actuellement organisé en Afrique du Nord.

Q. - Certains conseillent aux Français de laisser tomber leurs querelles politiques et considèrent que votre déclaration de principe, votre profession de foi républicaine, appartiennent au domaine des luttes politiques. Est-ce que vous acceptez une pareille interprétation ?

R. - Je constate, en effet, qu'après la constitution en Afrique du Nord française et dans les conditions que vous savez, d'une construction dont je suis bien obligé de dire qu'elle est une construction politique, on dit aux Français maintenant : " Mais voyons! Faites l'union! Ce système a été créé en dehors de vous. Acceptez-le, même tacitement, et faites l'union! Et en tout cas, ne faites pas de politique! "
Messieurs, est-ce qu'il y a un seul État dans le monde aujourd'hui qui fasse la guerre pour le plaisir de faire la guerre ?
Est-ce qu'il y a un seul État dans le monde qui fasse la guerre pour autre chose que pour une politique ?
Pourquoi voulez-vous que le peuple français fasse la guerre, souffre de la guerre, combatte, autrement que pour une politique ?
Quelle politique ?
Celle que j'ai dite : la libération, c'est-à-dire la défaite de l'ennemi, la République et les buts communs aux Nations Unies.

Q. - Peut-être la question n'était-elle pas très claire à propos de la façon dont le Général propose l'union de l'administration actuelle de l'Afrique du Nord et de la France Combattante. Je ne crois pas que cette question ait été tirée au clair. Si les lois de la République étaient appliquées en Afrique du Nord, quelle serait la proposition du Général de Gaulle pour arriver à conclure l'union de la France Combattante avec l'administration de l'Afrique du Nord?

R. - Si les lois de la République sont appliquées, non seulement acceptées, mais appliquées en Afrique du Nord, il n'est que de les laisser jouer. C'est ainsi par exemple que, pour l'Algérie, les Conseils Généraux ont qualité, d'après les lois de la République, pour s'occuper de l'administration générale de l'Algérie. C'est un premier point fort important.
Par la suite, à défaut d'avoir un Parlement, il est facile de constituer à Alger, non pas un Parlement, puisque cela nous est impossible, mais un Conseil National Consultatif comprenant tout ce qu'il y a d'élus du peuple dans le monde qui sont actuellement libres, les représentants des Conseils Généraux élus, les députés et sénateurs, les représentants élus des délégations financières, les représentants élus des intérêts économiques, Chambres de commerce, d'agriculture, etc., les représentants élus des syndicats, les représentants élus des Français de l'étranger, cela serait facile à organiser à Alger, à partir du moment où il aurait été accepté franchement que les lois et l'esprit de la République doivent être appliqués partout.
De ce Conseil National Consultatif peut sortir un organe, un pouvoir central provisoire, que j'ai moi-même proposé depuis le premier jour et que nous sommes tout prêts à établir sur ces bases.
L'autorité dans une démocratie provient du suffrage, ou tout au moins du consentement, des gens qui sont soumis à cette autorité, et je ne crois pas que la construction d'Alger ait, en quoi que ce soit, tenu compte de l'approbation des gens qui sont soumis à l'autorité des quatre ou cinq gouverneurs réunis pour la dresser.
L'autorité du Comité National Français s'applique, elle, aux gens qui se sont d'eux mêmes ralliés à lui.

Q. - Il y a un moment, quand je parlais d'un plan alternatif pour l'union, le Général a dit que la proposition a été faite de fondre cette organisation dans celle de l'Afrique du Nord. Pouvez-vous nous donner des détails sur la façon et la méthode que l'on se proposait de suivre pour réaliser cette union ?

R. - Je préfère ne pas m'étendre sur ce point, parce qu'il est fort possible que les conversations que j'ai inaugurées à Casablanca avec le Général Giraud soient poursuivies par la suite et vous comprendrez tous qu'il y aurait quelques inconvénients à publier actuellement ce qui a fait l'essence de ces conversations qui doivent se poursuivre.

Q. - Nous apprenons qu'on a proposé qu'un Triumvirat soit formé, dans lequel les Français Combattants et les Giraudistes aient un droit égal avec une tierce personne nommée par quelqu'un d'autre.

R. - Je me permets de répéter qu'à notre point de vue, il ne s'agit pas d'un accord personnel entre deux Généraux dans cette affaire.

Il s'agit de quelque chose de beaucoup plus grave et de plus important, qui est l'union de l'Empire, et l'union de l'Empire ne peut se faire sur la seule base d'un accord personnel entre deux Généraux. Il y faut quelque chose de beaucoup plus grand et de beaucoup plus étendu. Il faut qu'on soit d'accord sur les fondements mêmes de l'accord. Il faut qu'on soit d'accord sur la légitimité de l'autorité à...

Q. - La question posée était: Est-ce qu'une telle proposition fut suggérée ?

R. - A ce point de vue, je me permets de redire, puisqu'il s'agit de conversations que nous avons eues, le Général Giraud et moi même, que je préfère ne pas répondre sur ce point parce que les conversations ne sont pas terminées.

Q. - Avez-vous entendu dire qu'il est possible que le Général Giraud envoie une mission dans ce pays ?

R. - Pas du tout.

Q, - Les noms de la Mission Giraud seront-ils soumis auparavant au Comité National Français ?

R. -
Je ne sais pas.

Q. - Au début de notre entretien le Général avait dit que le Général Catroux était parti pour l'Afrique du Nord pour discuter les possibilités d'une liaison. Cela veut-il dire qu'il n'a pas encore été spécifié qu'il y aurait une liaison ou, s'il doit y avoir une liaison que les modalités de ladite liaison n'ont pas encore été décidées ?

R. - Le principe de la liaison a été adopté de part et d'autre. Nous la désirons également et cette liaison sera établie. Il s'agit d'étudier maintenant comment cette liaison va fonctionner et les modalités de cette liaison. C'est une des raisons de la mission du Général Catroux.

Q. - Le Général peut-il nous donner quelques précisions sur le nombre de Français emprisonnés pour leurs activités anti-vichyssoises ?


R. - J'ai lu dans les dépêches d'Alger que la Commission qui s'occupe d'étudier cette question avait à examiner 15000 dossiers. Je ne réponds pas de l'exactitude de ce chiffre.
Je proposerais, si j'étais consulté, que le règlement de ces dossiers soit fait par le feu. C'est la meilleure manière d'en sortir

Q. -Le Général a-t-il d'autres renseignements au sujet de personnes appartenant à d'autres nations alliées emprisonnées, tels que des Norvégiens, des personnages anti-nazis arrêtés en France de n'importe quelle autre nationalité et qui se trouvent dans des camps de concentration au Maroc ?

R. - D'après nos renseignements, les sujets alliés ont été presque tous mis en liberté tout de suite, parce qu'il y avait probablement de la part des autorités en cause un certain intérêt à donner satisfaction aux Gouvernements intéressés.

Je crois qu'il y a eu une exception. Il s'agit des Espagnols qui ont naguère combattu dans la guerre civile espagnole. Mais à part ceux-là, qui ne sont représentés par personne, les Gouvernements ont obtenu la libération de leurs nationaux.

Restent seuls en prison les Français qui ont voulu faire la guerre dès la première heure aux côtés des Alliés et un certain nombre d'Espagnols de la guerre civile.

Q. - Est-il vrai que la presse française de l'Afrique du Nord soit censurée par les mêmes censeurs qui avaient été nommés par Vichy ?

R. - Exactement. Actuellement, en Afrique du Nord, sauf le Gouverneur Général de l'Algérie, qui a été changé, les fonctionnaires qui étaient en place du temps du Gouvernement de Vichy le sont toujours.
Il y a cependant quelques exceptions qui s'appliquent à des fonctionnaires gaullistes qui ont été incarcérés depuis l'arrivée des Alliés

Q. - Monsieur le Général, est-ce que je peux demander si, un Conseil National Consultatif étant créé à Alger, le Comité National Français se décidera à se dissoudre ?

R. - S'il était possible d'établir en Afrique du Nord, les lois de la République, de constituer à Alger un Conseil National Consultatif très large qui donne vraiment la représentation de l'opinion française partout où elle peut s'exprimer, il serait facile, je le répète, de tirer de l'expression de cette opinion un nouveau pouvoir central provisoire.

Messieurs, il y a un dernier mot que je voudrais vous dire et ce mot sera un mot d'optimisme.

Toute cette affaire d'Afrique du Nord a une grande importance, non seulement du point de vue militaire, mais au point de vue de l'opinion publique partout, et cela s'explique très bien puisque c'est une sorte de vérification de la façon dont les Nations Unies vont appliquer les buts pour lesquels elles se sont unies et pour lesquels elles font la guerre.

J'ajoute que ce qui s'est produit jusqu'à présent en Afrique du Nord française et toutes les histoires qui sont sorties de cette confusion, confusion inévitable dans les conditions où fut faite cette opération-là, toutes ces histoires donneraient à l'affaire un côté tragi-comique, en feraient quelque chose comme une sorte de vaudeville, où' il y aurait cependant un peu de sang. Je crois qu'au total tout cela n'est pas très sérieux. Autrement, ce serait très grave, mais ce n'est pas très sérieux, à condition qu'à partir de maintenant on veuille bien considérer comme essentiels d'abord la dignité de la France et, en second lieu, l'idéal pour lequel combattent toutes les Nations Unies.

En tout cas, quelles que soient les vicissitudes, tout le monde sait que la France continuera à combattre et développera son effort tant qu'elle pourra et elle a pleinement confiance, je le sais, d'avoir ce qui lui revient dans cette affaire qui la concerne, c'est-à-dire le dernier mot.

source : media-libre.com
Front de l'est
Front sud
L'armée rouge libère Belgorod et Shebekino, au nord de Kharkov

source : Worldwar-2.net, onwar.com, guerre-mondiale.org
Front du pacifique sud
Iles Salomon

Le général Patch réalise que les opérations navales japonaises des derniers jours n'étaient pas des opérations de renforcement mais d'évacuation. A 16h50 les 2 groupes américains font leur jonction à l'ouest du village de Tenaro et le général Patch envoi un télégramme à l'Amiral Halsey déclarant une "une défaite totale des forces japonaises sur Guadalcanal à 16h25 aujourd'hui...le Tokyo express n'a plus de terminus sur Guadalcanal".


Le transport japonais Yamazuki Maru échoué sur Guadalcanal avec un sous-marin de poche japonais. Cette bataille de Guadalcanal a été très couteuse pour les japonais. Alors qu'elle était encore en position de force en Août 1942, elle se retrouve sur la défensive après les pertes subies, surtout sur sa marine et son aéronavale, les Etats-Unis étant plus à même d'encaisser des pertes importantes et sur la durée

En tout les japonais ont évacués 10652 hommes des 36000 qui ont été envoyés sur l'île durant la campagne, 600 des évacués décédant de leurs blessures ou de leurs maladies avant de recevoir un traitement médical approprié.

La bataille de Guadalcanal permet aux américains d'infliger une défaite aux japonais, alors même que les moyens les plus importants sont envoyés en Europe suite à la politique "Germany First". Cette victoire place les japonais sur la défensive et montre que les Etats-Unis peuvent passer à l'offensive dans le pacifique. Elle permet aussi aux armes américaines de perfectionner leurs techniques dans le combat contre les japonais, surtout en matière de combat naval, les engagements des solomon ayant montré des lacunes et une trop grande confiance en eux des chefs alliés face à un ennemi qu'ils prenaient pour inférieur.

L'équipage de la vedette américaine PT65 examine la carcasse du sous-marin japonais I-1, coulé le 29 janvier 1943 à Kamimbo, sur Guadalcanal. Moins coûteuses que les navires de ligne, les vedettes lance-torpille américaines ont permit aux américains de gardez une présence maritime forte contre le Tokyo express, alors même que les défaites navales avaient fortement entamé le potentiel maritime américain dans les Salomon

Les américains comptent 7100 pertes contre 25000 à 31000 pertes japonaises (blessés, tués ou disparus), et 1000 soldats capturés. La capture de Guadalcanal, Tulagi et Florida permet à l'armée américaine de disposer de bases importantes pour sa progression vers Rabaul, plusieurs pistes étant construites sur Guadalcanal, un port important à Tulagi et des baraquements sur les îles pour le prochain "saut de puce".

Quelque soldats japonais continueront de se battre sur Guadalcanal, mais la plupart seront tués ou capturés par les patrouilles américaines, le dernier "soldat perdu" se rendant en 1947.

 

 

Même si les pertes américaines ne sont pas si élevées au regard des pertes dans les campagnes de débarquement à venir et comparé aux opérations en Europe, la campagne de Guadalcanal est un choc pour une armée américaine qui se croyait supérieure, mais qui se retrouve à devoir tuer jusqu'au dernier des soldats irréductibles qu'elle ne comprend pas. Elle reste toutefois un important gain au moral, permettant aux militaires alliés d'envisager plus sereinement l'avenir, les meilleures forces japonaises ayant finalement été vaincues

source : wikipedia, wikipedia, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, onwar.com, guerre-mondiale.org
Méditerranée
Le sous-marin italien Malachite est coulé par le sous-marin néerlandais Dolfijn au sur de la Sardaigne

source : Dutchsubmarine.com, Hyperwar


uk.gifLe premier ministre britannique, M. Churchill, écrit une lettre optimiste à Staline expliquant la suite des opérations tel que les alliés occidentaux l'envisagent. La campagne d'Afrique doit être terminée en avril, la Sicile envahie d'ici au mois de juillet, une opération en méditerranée orientale ayant lieux dans le même temps, et un débarquement en France doit avoir lieu en France au mois d'Août ou Septembre 1943.

source : guerre-mondiale.org