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22 juin 1940

Publié le par Fix

france.giffrance-libre.gifSuite aux récriminations de la délégation française concernant la flotte, le général Keitel va proposer un amendement à Adolf Hitler permettant aux navires d'être stationnés dans l'empire colonial. Hitler exige que cette précision reste verbale et ne modifie pas le texte écrit.

A 18h30 l'armistice est signé par le général Huntziger et par le général Keitel. Il doit prendre effet le 25 à 1h30 du matin, permettant à la délégation de signer un autre armistice avec l'Italie.

Suite à l'annonce de la signature de l'armistice entre la France et l'Allemagne, le général de Gaulle prononce un nouvel appel à la BBC

Le gouvernement français, après avoir demandé l’armistice, connaît maintenant les conditions dictées par l’ennemi.

Il résulte de ces conditions que les forces françaises de terre, de mer et de l’air seraient entièrement démobilisées, que nos armes seraient livrées, que le territoire français serait totalement occupé et que le Gouvernement français tomberait sous la dépendance de l’Allemagne et de l’Italie.

On peut donc dire que cet armistice serait, non seulement une capitulation, mais encore un asservissement.

Or, beaucoup de Français n’acceptent pas la capitulation ni la servitude, pour des raisons qui s’appellent l’honneur, le bon sens, l’intérêt supérieur de la Patrie.

Je dis l’honneur ! Car la France s’est engagée à ne déposer les armes que d’accord avec les Alliés. Tant que ses Alliés continuent la guerre, son gouvernement n’a pas le droit de se rendre à l’ennemi. Le Gouvernement polonais, le Gouvernement norvégien, le Gouvernement hollandais, le Gouvernement belge, le Gouvernement luxembourgeois, quoique chassés de leur territoire, ont compris ainsi leur devoir.

Je dis le bon sens ! Car il est absurde de considérer la lutte comme perdue. Oui, nous avons subi une grande défaite. Un système militaire mauvais, les fautes commises dans la conduite des opérations, l’esprit d’abandon du Gouvernement pendant ces derniers combats, nous ont fait perdre la bataille de France. Mais il nous reste un vaste Empire, une flotte intacte, beaucoup d’or. Il nous reste des alliés, dont les ressources sont immenses et qui dominent les mers. Il nous reste les gigantesques possibilités de l’industrie américaine. Les mêmes conditions de la guerre qui nous ont fait battre par 5 000 avions et 6 000 chars peuvent nous donner, demain, la victoire par 20 000 chars et 20 000 avions.

Je dis l’intérêt supérieur de la Patrie ! Car cette guerre n’est pas une guerre franco-allemande qu’une bataille puisse décider. Cette guerre est une guerre mondiale. Nul ne peut prévoir si les peuples qui sont neutres aujourd’hui le resteront demain, ni si les alliés de l’Allemagne resteront toujours ses alliés. Si les forces de la liberté triomphaient finalement de celles de la servitude, quel serait le destin d’une France qui se serait soumise à l’ennemi ?

L’honneur, le bon sens, l’intérêt de la Patrie, commandent à tous les Français libres de continuer le combat, là où ils seront et comme ils pourront.

Il est, par conséquent, nécessaire de grouper partout où cela se peut une force française aussi grande que possible. Tout ce qui peut être réuni, en fait d’éléments militaires français et de capacités françaises de production d’armement, doit être organisé partout où il y en a.

Moi, Général de Gaulle, j’entreprends ici, en Angleterre, cette tâche nationale.

J’invite tous les militaires français des armées de terre, de mer et de l’air, j’invite les ingénieurs et les ouvriers français spécialistes de l’armement qui se trouvent en territoire britannique ou qui pourraient y parvenir, à se réunir a moi.

J’invite les chefs et les soldats, les marins, les aviateurs des forces françaises de terre, de mer, de l’air, où qu’ils se trouvent actuellement, à se mettre en rapport avec moi.

J’invite tous les Français qui veulent rester libres à m’écouter et à me suivre.

Vive la France libre dans l’honneur et dans l’indépendance !

Création des premiers comités français libres à l'étranger pour soutenir de Gaulle.

Le ministère de la guerre donne l'ordre d'annuler la nomination au grade de général du général de Gaulle.

Trois communistes sont fusillés à Bordeaux pour sabotage.

Front ouest
Prise d'Angoulême et de Grenoble par les troupes allemandes.

Les 3e, 5eet 8e armées françaises, prises au piège entre Epinal et Belfort, se rendent aux troupes allemandes.

Sur le front des alpes, l'offensive italienne atteint Menton.
le train armé n°2 italien appuie l’attaque, sortant et rentrant dans le tunnel du Cap Mortola.
Il est stoppé une fois que les français détruisent la sortie du tunnel à coup de canon.
Le train blindé 2 en train de bombarder Menton depuis le tunnel du cap Mortola


source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Texte de l'appel du 22 juin, Avanti Savoia (photo), electionpresidentielle.com, delpla.org
coule-1.jpg Mer du nord
Le croiseur auxiliaire allemand Pinguin quitte l'Allemagne pour aller attaquer les lignes de communications britanniques

Atlantique nord
Le U32 et le U30 attaquent au sud de l'Irlande les navires du convoi HX-49, dispersé la veille par l'attaque du U47. Le U32 coule le pétrolier norvégien Eli Knudsen et le U30 coule le cargo norvégien Randsfjord.
Le U65 coule le pétrolier français Monique près de Belle île.
Le U38 coule le cargo grec Neion au sud de la Bretagne.
Le U122 est porté disparu entre la mer du nord et le golfe de gascogne. Il est probablement coulé par une collision avec le navire San Filipe ou par un grenadage de la corvette britannique HMS Arabis.

source : UBoat.net, scharnhorst-class.dk

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail en juin 1940

source : National Library of Wales

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bien
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faible garcon
N
ta vie c'est de la merde