Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

1er Mars 1941

Publié le par Fix

Le maréchal Pétain visite Saint Etienne pour présenter la Charte du travail et y fait un discours.
Ouvriers, Techniciens, Patrons français,

Dans mon message du 10 octobre dernier, je vous ai dit que l'on ne peut faire disparaître la lutte des classes, fatales à la Nation, qu'en faisant disparaître les causes qui ont dressé ces classes les unes contre les autres.

Ces causes, c'est la menace du chômage, c'est l'angoisse de la misère qu'elle fait peser sur vos foyers. C'est le travail sans joie de l'ouvrier sans métier. C'est le taudis dans la cité laide, où il passe les hivers sans lumière et sans feu. C'est la vie de nomade, sans terre, sans toit.

Telle est la condition prolétarienne. Il n'y aura pas de paix sociale tant que durera cette injustice.

En ce qui concerne l'organisation professionnelle, un texte de loi si parfait qu'il soit est impuissant à accomplir une réforme de cette ampleur. La loi ne saurait créer l'ordre social ; elle ne peut que le sanctionner dans une institution après que les hommes l'ont établi. Le rôle de l'État doit se borner ici à donner à l'action sociale son impulsion, à indiquer les principes et le sens de cette action, à stimuler et orienter les initiatives.

En réalité, les causes de la lutte des classes ne pourront être supprimées que si le prolétaire qui vit aujourd'hui, accablé par son isolement, retrouve dans une communauté de travail, les conditions d'une vie digne et libre, en même temps que des raisons de vivre et d'espérer.

Cette communauté, c'est l'entreprise. Sa transformation peut, seule, fournir la base de la profession organisée, qui est elle-même une communauté de communautés.

Cela exige qu'une élite d'hommes se donnent à cette mission.

Ces hommes existent parmi les patrons, les ingénieurs, les ouvriers. C'est à eux d'abord que je fais appel. Je leur demande :

    1° - De se pénétrer de la doctrine du bien commun au-dessus des intérêts particuliers, de s'instruire des méthodes d'organisation du travail capables de permettre à la fois un meilleur rendement et plus de justice, en donnant à chacun sa chance dans l'entreprise et dans la profession ;

    2° - De s'informer des réalisations sociales qui existent déjà et que des hommes clairvoyants et généreux ont su accomplir, en dépit des difficultés de tous ordres qui, dans le passé, entravaient leurs efforts.

Ainsi, peu à peu, et par l'action de tous, une œuvre définitive s'accomplira sous l'autorité et avec l'encouragement de l'État.

Pour entreprendre cette œuvre fondamentale qui sera la vôtre, une large enquête sera faite, à laquelle prendront part tous ceux qui veulent se dévouer à la grande cause de la paix sociale dans la justice.

Tous les travailleurs, qu'ils soient patrons, techniciens, ouvriers, sont aux prises chaque jour avec des difficultés nouvelles, conséquences de la situation présente de notre pays.

Il est donc urgent qu'ils aient la possibilité de défendre leurs intérêts légitimes, d'exprimer leurs besoins et leurs aspirations.

Il est indispensable de créer des organismes qui puissent résoudre vite les questions posées ou, s'ils ne peuvent les résoudre eux-mêmes, donner à l'État des moyens de le faire, sans que ses décisions soient paralysées par une connaissance insuffisante des problèmes ou par une organisation administrative trop lente à se mouvoir.

Tel devra être l'objet d'une première loi sur l'organisation professionnelle. Cette loi créera des organismes simples, qui ne seront pas des organisations de classes, mais des comités sociaux où, patrons, techniciens, et ouvriers rechercheront ensemble les solutions des problèmes actuels dans une commune volonté de justice, dans le souci constant d'apaiser par l'entraide les misères et les angoisses de l'heure.

Travailleurs français, je vous demande d'entendre mon appel. Sans votre adhésion enthousiaste à l'oeuvre de reconstruction sociale, rien de grand ne peut être fait. Sachez vous y donner avec un désintéressement total.

Ouvriers, mes amis, n'écoutez plus les démagogues. Ils vous ont fait trop de mal. Ils vous ont nourris d'illusions. Ils vous ont tout promis. Souvenez-vous de leur formule : « Le pain, la paix, la liberté. » Nous avez eu la misère, la guerre, et la défaite.

Pendant des années, ils ont injurié et affaibli la Patrie, exaspéré les haines ; mais ils n'ont rien fait d'efficace pour améliorer la condition des travailleurs, parce que, vivant de leur révolte, ils avaient intérêt à encourager ses causes.

Ingénieurs, vous avez pensé trop souvent qu'il vous suffisait de remplir avec conscience votre fonction technique. Vous avez plus à faire, car vous n'êtes pas seulement des techniciens, vous êtes des chefs.

Comprenez bien le sens et la grandeur du nom de chef.

Le chef, c'est celui qui sait à la fois se faire obéir et se faire aimer. Ce n'est pas celui qu'on impose, mais celui qui s'impose.

N’oubliez pas que pour commander aux hommes il faut savoir se donner.

Patrons, parmi vous beaucoup ont une part de responsabilité dans la lutte des classes. Votre égoïsme et votre incompréhension de la condition prolétarienne ont été trop souvent les meilleurs auxiliaires du communisme. Je ne vous demande pas de renoncer à tirer de vos entreprises le bénéfice légitime de vos activités, mais je vous demande d'être les premiers à comprendre vos devoirs d'hommes et de Français.

Ouvriers, techniciens, patrons, si nous sommes aujourd'hui confondus dans le malheur, c'est qu'hier vous avez été assez fou pour vous montrer le poing.

Cherchez, au contraire, à mieux vous connaître. Vous vous en estimerez davantage, vous aurez confiance les uns dans les autres, vous résoudrez ensemble le grand problème du travail et de l'ordre social.

Renoncez à la haine, car elle ne crée rien ; on ne construit que dans l'amour et dans la joie.

En faisant de la France une société humaine, stable, pacifiée, vous serez les meilleurs artisans du redressement de la Patrie.

Affiche vichyste reprennant le texte du discours du maréchal Pétain fait le 1er mars

source : guerre-mondiale.org, mémorial de caen (photo)
undefinedFront d'Afrique du nord
Le fort d'El Tag, commandant l'oasis de Koufra, dépose les armes après 10 jours de siège par les forces françaises libres de la colonne du colonnel Leclerc.
Le colonel Leclerc fait lever les couleurs sur le fort et prononce ce qui sera appelé le serment de Koufra "Jurez de ne déposer les armes que lorsque nos couleurs, nos belles couleurs flotterons sur la cathédrale de Strasbourg !"
Annonce de la chute de l'oasis de Koufra dans le "courrier de l'air", journal en français distribué par la RAF en métropole

Il est à noter que le général Compagnon, biographe et ancien soldat de Leclerc, a recensé au moins huit versions différentes du "Serment". Selon lui, la plus vraisemblable, parce qu'elle correspond le mieux au style de Leclerc et à l'ambiance du moment, est celle du lieutenant Ceccaldi, qui commandait alors une section d'artillerie : "Nous sommes en marche. Nous ne nous arrêterons que lorsque le drapeau français flottera sur la cathédrale de Strasbourg."

Présentation du fanion de la sahariana di cufra, l'unité italienne qui défendait le fort d'El tag, au colonel Leclerc

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, 2db.free.fr (photo), france-libre.net
undefinedFront d'Afrique orientale
Le porte-avion HMS Formidable attaque à nouveau Massawa. Les mines qui bloquent l'entrée du canal de suez, et donc du porte-avion en Méditerranée, sont maintenant déminées.

En Somalie les troupes italiennes se replient au nord de Mogadiscio à travers le plateau de l'Ogaden, poursuivies par la 11 African Division.

source : Wikipedia, Worldwar-2.net
undefined Atlantique nord
Le U552 attaque le convoi HX-109 au nord est de Rockall, et coule le pétrolier britannique Cadillac

source : UBoat.net


undefinedundefinedundefinedundefinedA Vienne, au château du Belvédère, le premier ministre bulgare signe l'adhésion de son pays au pacte tripartite en présence du comte Ciano, ministre italien des affaires étrangères, de M. Ribbentrop, ministre allemand des affaires étrangères, et de l'ambassadeur du Japon en Allemagne, M. Oshima.

signature du pacte tripartite par la délégation bulgare aux actualités françaises d'époque sur le site de l'INA

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org
undefinedA la Pariser Platz, à Berlin, Albert Speer présente à Adolf Hitler les maquettes des futurs bâtiments du Grand Berlin.

source : guerre-mondiale.org

undefinedConstitution d'une force de soutien pour la flotte de l'Atlantique, principalement constituée par trois formations comprenant 27 destroyers.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org


undefinedHeinrich Himmler visite le camp de concentration d'Auschwitz et ordonne à Rudolf Höss, son commandant, de l'étendre massivement.
De cette décision résulte la construction du camp annexe de Auschwitz II-Birkenau. Celui ci sera placé à 3 kilomètres du camp I, sur le village polonais de Brzezinka, traduit par Birkenau en Allemand.
Pour ce faire les 2000 habitants du village seront expropriés, le village sera rasé et une zone de 40 km² sera déclarée comme interdite.

Auschwitz II Birkenau sera le camp le plus peuplé, il est prévu pour 100  000 hommes, le plus brutal et celui ou les conditions seront les plus inhumaines des camps d'Auschwitz. Sa population sera principalement composée de juifs, suivi par les Polonais, les allemands et les Gitans.
Auschwitz II Birkenau sera aussi le camp ou seront construit la plupart des chambres à gaz et des fours crématoires de tout le camp d'Auschwitz.

source : History place - Holocaust Timeline, Mémorial Yad-vashem, Worldwar-2.net

Commenter cet article

microneedle skin roller 10/06/2014 14:30

The Marsjal Petain article that you have shared here was very interesting to read and the problems of the French people have been discussed here very passionately. Those who would like to know the details about the condition of the people during that period I would recommend them to read this article.