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20 Août 1941

Publié le par Fix

Nouveau discours du maréchal Pétain dans lequel il affirme son rôle de chef de l'état
Messieurs,

J'ai tenu à venir parmi vous, dès que la lourde charge des affaires de l'État m'en a laissé la possibilité. Mon désir de vous connaître et de prendre contact avec vous était bien naturel, puisque vous êtes mes conseillers. Vous avez, à ce titre, mission de m'assister dans l'élaboration des projets de loi, dans la déclaration des règlements, dans la décision sur toutes les matières où je juge opportun de vous consulter.

Le Conseil tiendra une grande place dans le régime que je veux instituer. Plus le Chef, en effet, se sent seul à la tête de l'État, plus est haute sa situation, plus il éprouve le besoin de s'entourer de conseils.

Il est entendu que le Chef doit être libre de sa décision, mais, lorsqu'il a fait connaître ses intentions, il vous appartient de lui apporter les suggestions que vous croyez utiles, de l'aider à choisir les matériaux, à les assembler harmonieusement, à jeter la lumière sur l'ensemble.

Je suis venu ici pour recevoir votre serment. Depuis le jour où, par la force irrésistible des circonstances plus encore que par la volonté des hommes et surtout de moi-même, j'ai été placé à la tête de l'État, j'ai multiplié les appels au bon sens, à la raison, à la notion de l'intérêt public. J'ai réclamé avec insistance le concours et la bonne volonté de tous les Français. Aujourd'hui, le temps des équivoques est passé. Il reste peut-être encore des insensés qui rêvent de je ne sais quel retour d'un régime dont ils étaient les profiteurs. Je suis sûr que la Révolution Nationale triomphera pour le plus grand bien de la France, de l'Europe et du monde.

Quoi qu'il en soit, il faut se prononcer. On est avec moi ou contre moi, et cette pensée est surtout vraie pour les serviteurs de l'État et d'abord pour vous, qui êtes les premiers. Telle est la portée du serment que je suis venu entendre.

La gravité du péril intérieur et extérieur rend plus affirmative que jamais ma résolution de m'appuyer sur tous les éléments sains du pays, rassurés par ma volonté de mettre les autres hors d'état de nuire.

Je maintiendrai l'ordre matériel, mais cette œuvre ne suffit pas à satisfaire mes plus hautes et mes plus chères ambitions. Il me faut le concours cordial du pays. J'espère l'obtenir. Je veux rétablir la prospérité matérielle et j'y parviendrai, dès que l'horizon international se sera éclairci. Je veux la répartition plus juste, plus humaine, plus fraternelle des produits du sol. C'est l'œuvre la plus urgente.

J'ai le souci de l'enfance, printemps de la nation. Je pense aux pères de familles, ces grands aventuriers des temps modernes, comme les a définis un sociologue. Ma sollicitude paternelle, qui s'étend à tous, va, d'une façon particulière, à ceux qui s'usent aux consignes les plus ingrates pour la rémunération la plus modeste et la plus incertaine.

Mais la réforme matérielle ne me satisfait pas. Je veux, par surcroît, la réforme morale. Je veux assurer à nos compatriotes le réconfort des certitudes éternelles, la vertu, dont j'ose dire le nom démodé, la Patrie, la discipline, la famille et ses mœurs, la fierté, le droit et le devoir du travail.

J'ai ressenti plus amèrement peut-être que vous autres la tristesse de l'abaissement de la patrie, mais je connais aussi la possibilité des réactions de salut.

J'ai multiplié et je continuerai les contacts directs, non seulement avec des grands organismes comme le vôtre, mais avec le peuple lui même, auquel je m'adresse directement, qui me parle sans intermédiaire. J'ausculte le cœur de la nation et, en dépit des efforts des mauvais bergers, je le trouve sain.

J'ai été heureux de constater que le sentiment de la liberté reste vivace dans l'esprit toujours fier du peuple français, mais un peuple libre est celui où chacun est sujet de la loi et où la loi est plus puissante que tout le monde. C'est là le principe du régime que j'entends fonder et, que j'édifie patiemment au milieu de difficultés sans nombre.

Après la paix, le premier besoin des peuples est l'ordre, l'ordre dans les choses, dans les institutions, dans la rue, dans les entreprises. Sans ordre, pas de prospérité, pas de liberté. La grandeur de votre mission vient de ce que vous êtes l'organe de la régularité dans l'administration, dans la gestion des services publics. Tout porte donc à croire que dans la France de demain le Conseil d'État animé de l'esprit nouveau du régime saura jouer son rôle.
Affiche de vichy pour la pratique du sport

M. Borotra, commissaire général à l'Éducation générale et aux Sports, interdit par circulaire les rencontres sportives avec l'Allemagne

source : guerre-mondiale.org, mémorial de caen (photo)
Front de l'est
Le maréchal Voroshilov en appelle aux citoyens de Leningrad, leur demandant de défendre leur ville jusque la mort.

Front sud
la XIe armée allemande capture Kherson, sur la mer noire, et s'ouvre le chemin pour la capture de la Crimée.

source : guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, onwar.com
Front de Méditerranée
La RAF bombarde à nouveau la Sicile.

source : guerre-mondiale.org


Adolf Hitler autorise le développement des missiles V2

Erich Koch, Gauleiter de Prusse orientale, est nommé commissaire du Reich pour les territoires occupés en Ukraine.

source : guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
A Paris, et pendant 4 jours, une grande rafle à lieu. Lors de cette rafle, d'abord menée dans le 11e arrondissement, puis étendue aux 4e et 12e arrondissements et un peu partout dans Paris et en banlieue, la police française arrête tous les Juifs - hommes exclusivement - français et étrangers de 18 à 50 ans. 4 232 personnes sont arrêtées et emprisonnées dans la cité de la Muette, devenue le camp d'internement de Juifs de Drancy.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org

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