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24 Décembre 1942

Publié le par Fix

A Alger, l'Amiral Darlan est assassiné au Palais d'Été par un jeune résistant monarchiste nommé Fernand Bonnier de la Chapelle, qui est immédiatement emprisonné suite à son acte.

Si les motivations de celui-ci sont claires, le commanditaire reste inconnu et plusieurs théories pointent sur le général De Gaulle, le comte de Paris, voir même les services secrets britanniques. Les motivations sont cependant sans ambiguïtés, l'Amiral Darlan étant vue comme un ancien collaborateur des allemands, mais surtout il ne s'est pas privé de laisser en place dans les territoires qu'il contrôle en Afrique du nord et de l'ouest, la législation issue du gouvernement de Vichy, dont les lois fondamentales sur l'exclusion des Juifs (abrogation du décret Crémieux, interdiction aux juifs de servir dans l'armée,...), sur les sociétés secrètes et sur la dissolution des partis politiques. Même les ordres d'obédience vichyste sont conservés, comme le Service d'Ordre Légionnaire (qui en janvier 1943 deviendra la milice en métropole), qui reste très actif en Afrique du nord française, et principalement à Oran.
De plus il ne s'était pas privé de mettre en prison, dans des camps ou en "quarantaine" les résistants ayant aidé au débarquement allié, et les officiers français qui s'étaient ralliés aux anglo-saxons, dont les généraux Montsabert et Mast, et mes colonels Jousse ou Barril. Quand aux prisonniers politiques français, internés dans les camps du sud de l'Afrique du nord, ils restent en prison.
Cette attitude n'est d'ailleurs pas à l'avantage des alliés, ou les opinions publiques britanniques et américaines ne comprennent pas l'utilisation de l'ancien premier ministre de Vichy dans les territoires français, alors que les français libres du général De Gaulle en sont exclus.

Le général De Gaulle prononce un discours à la radio de Londres à l'occasion de Noël
Noël, au cœur de l'hiver, est la fête du renouveau. Ce jour-là, la France veut s'arracher aux deuils du passé et aux douleurs du présent pour regarder l'avenir avec confiance.

Certes, nos souffrances, nos fureurs, nos dégoûts, sont en ce moment à leur comble. Mais jamais ne furent plus claires nos raisons de croire au salut et à la vengeance.

Ce jour de Noël 1942, l'ennemi recule sur tous les champs de bataille. Il étale sous nos yeux les signes évidents du début de sa décadence. En même temps, le peuple français achève au fond de son cachot le rassemblement national, longtemps retardé par le mensonge et la trahison. Et voici que de grands territoires français et d'importants moyens militaires viennent d'être mis en mesure de reprendre à leur tour le combat, comme avaient pu le faire, déjà, une vaste partie de l'Empire et des forces françaises éprouvées.

Ce jour de Noël 1942, la nation compte que l'esprit de la libération achèvera vite de chasser partout, dans l'Empire comme dans la Métropole, les derniers relents de l'attentisme et les ultimes symboles de la capitulation. Elle compte que ses terres d'outre-mer vont s'assembler pour faire la guerre dans sa seule souveraineté et sous les seules lois qu'elle s'est elle-même données. Elle compte que ses forces, de terre, de mer et de l'air, d'où qu'elles viennent et quelles qu'elles soient, vont confondre leurs efforts pour son seul service et sous son seul drapeau.

Ce jour de Noël 1942, la patrie porte son amour, sa fierté, son espoir, sur tous ses fils qui luttent pour sa vie. Aujourd'hui, ceux qui, sur son sol, tiennent en échec héroïquement l'ennemi commun, ceux qui, dans la bataille d'Amérique, en Libye et en Tunisie, frappent l'ennemi de leurs armes, ceux qui attaquent l'ennemi sur toutes les mers et dans tous les ciels, entendent le même sanglot et le même appel de la France.

Ce jour de Noël 1942, la France adresse à tous ses alliés son salut et son témoignage de fidélité. Elle sait qu'ils luttent comme elle même, non point pour la domination, mais au contraire pour la liberté. Elle sait que la race des hommes ne nourrit point d'autre espérance et n'admet point d'autre victoire que celle d'un profond et fraternel renouveau. Elle sait que son propre génie, ranimé par la plus terrible épreuve de son Histoire, aura dans un monde renouvelé une part éminente et radieuse.

Ce jour de Noël 1942, la France voit, à l'horizon, réapparaître son étoile


source : wikipedia, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, guerre-mondiale.org, onwar.com, The world at war, Worldwar-2.net, mediaslibres.com
Front de l'est
Front sud
Suite à l'arrêt de la contre-offensive sur Stalingrad, les forces du groupe d'armées du Don refluent sur leurs bases de départ du 12 décembre, à Kotelnikovo. L'armée rouge poursuit la retraite allemande, libérant Generalovsky, et attaque violemment la IVe armée roumaine au sud, perçant les lignes de celle-ci.

Colonne italienne en retraite à l'est. Les unités italiennes sont totalement en déroute et ne font plus que reculer, en position difficile

Dans la nuit du 24 au 25, le 24e corps blindé soviétique effectue un raid sur les arrières allemand, capturant l'aérodrome de Tatsinskaya, un des principaux aéroports servant à ravitailler Stalingrad. Les allemands sont surpris et alors que l'armée rouge arrive sur l'aérodrome, les avions effectuent encore des missions aériennes.
Suite à la capture les soviétiques déclarent avoir détruit 300 avions, mais surtout 72 transport Ju52, soit 10% de la capacité de transport aérien allemande. Manquant de munitions après la bataille, de nombreux avions sont détruits en étant "éperonné" par les chars soviétique. De nombreux avions sont détruits alors qu'ils sont encore dans des trains, venant juste d'être amenés pour participer aux actions aériennes autour de Stalingrad. Les défenses de l'aéroport permettent cependant à 100 avions de transport de décoller avant d'être détruit au sol.
Immédiatement après la capture de l'aéroport, le 24e corps blindé est coupé du reste de l'armée rouge, loin dans les lignes allemandes et sans munitions.

A Stalingrad, la 62e armée soviétique recapture l'ensemble de l'usine Octobre Rouge, ayant fait l'objet de violents combats durant l'automne.

source : wikipedia, wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, inilossum.com (photo)
Front d'Afrique du nord
Tunisie
Sur le djebel El Ahmera, les britanniques réoccupent la position tenu la veille par les américains.
Malgré tout, le commandant de la 1ere armée américaine, le général Eisenhower, et le commandant de la 1ere armée britannique, le général Anderson, décident de suspendre l'offensive sur Tunis jusqu'à la fin de la saison des pluies

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, wikipedia
Front du pacifique sud
Iles Salomon
Sur Guadalcanal, dans la progression sur le mont Austen, les forces américaines sont pris à parti par une forte position entre les collines 27 et 31, appelé la position Gifu. Formée de tranchés et de bunkers, c'est la position la plus fortifiée sur l'île de Guadalcanal. Elle est tenue par les 800 hommes du major Takeyoshi Inagaki et arrête la progression américaine

Nouvelle-Guinée
Les combats à Buna sont intenses mais les japonais résistent aux attaques alliées, l'artillerie japonaise détruisant plusieurs chars

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
birmanie.gif Front de Birmanie
Les Japonais avançant sur la colline Chin sont repoussés par les forces britanniques.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org


Pacifique centre
Le sous-marin américain USS Triton coule le transport d'eau japonais Amakasa Maru N°1 au large de l'île de Wake

source : Hyperwar

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