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24 Janvier 1943

Publié le par Fix

L'opération de "nettoyage" du quartier du vieux port de Marseille se termine, la quasi totalité du 1er arrondissement de la ville est laissé aux sapeurs allemands, qui vont détruire 1500 immeubles pendant plusieurs semaines. Ses 25000 habitants sont expropriés et conduit majoritairement au camp de Fréjus, camp sous surveillance française, alors que les allemands auraient préférés Compiègne, camp sous surveillance allemande.

Déportations d'habitants du quartier du vieux port par les allemands, les français étant livrés par la police française (à droite) qui se charge des opérations en ville

La préfecture des Bouches-du-Rhône publie un communiqué
Pour des raisons d’ordre militaire et afin de garantir la sécurité de la population, les autorités militaires allemandes ont notifié à l’administration française l’ordre de procéder immédiatement à l’évacuation du quartier Nord du Vieux-Port. Pour des motifs de sécurité intérieure, l’administration française avait, de son côté, décidé d’effectuer une vaste opération de police afin de débarrasser Marseille de certains éléments dont l’activité faisait peser de grands risques sur la population. L’administration française s’est efforcée d’éviter que puissent être confondues ces deux opérations. De très importantes forces de police ont procédé dans la ville à de multiples perquisitions. Des quartiers entiers ont été cernés et des vérifications d’identité ont été faites. Plus de 6 000 individus ont été arrêtés et 40 000 identités ont été vérifiées.

Les déportations sont enormes, les gens étant envoyés à la gare d'Arenc ou les trains les envoient au camp de Fréjus

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, l'histoire en question
Front de l'est
Front sud
Les soviétiques libèrent Starobelskiy, près du Donets à plus de 400 km à l'ouest de Stalingrad, mais le groupe d'armées A n'est plus menacé d'être encerclé dans le Caucase, celui-ci ayant réussit à repasser avant que Rostov ne soit capturée.

Plus au nord les forces du front du sud ouest du général Vatoutine capturent Starobelsk.

Adolf Hitler interdit aux allemands se battant encore dans la poche de Stalingrad de se rendre, malgré une demande dans ce sens faite par le maréchal Manstein. Il écrit au général Paulus
Je vous interdis de capituler. La VIe armée tiendra jusqu'au dernier homme et jusqu'à la dernière cartouche

Front du Caucase
L'offensive soviétique du front de Transcaucasie vers la tête de pont du Kouban est stoppée par les forces de l'axe à Novorossiysk et Krasnodar.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
Front d'Afrique du nord
Tunisie
Le général britannique Anderson peut maintenant utiliser les forces américaines en Tunisie, dans le cadre de sa mission de coordination des forces armées alliées de Tunisie.
Dans la nuit le général Juin accepte lui aussi que les troupes françaises obéissent aux ordres du général Anderson, laissant celui-ci commander toutes les forces alliées de Tunisie.

source :
wikipedia

Front du pacifique sud
Iles Salomon
Une force aéronavale américaine bombarde l'île de Kolombangara, en Nouvelle Géorgie.
Sur Guadalcanal la progression américaine se poursuite à l'ouest de Kokumbona

source : guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net
Atlantique nord
Le U105 coule le pétrolier britannique British Vigilance, retardataire du convoi TM-1, au milieu de l'Atlantique nord

source : UBoat.net


uk.gifusa.giffrance-libre.gifA Casablanca la conférence entre Winston Churchill, le président Roosevelt et leurs chefs d'état major se termine. Plusieurs décisions sont prises dans la façon dont la guerre sera menée dans le futur, les discussions ayant aplanies les différences entre les états-majors britanniques et américains
- Un second front sera ouvert en Europe, la Sicile devant être le prochain objectif, pour ensuite débarquer en Italie. Ces opérations doivent suivre immédiatement après la fin de la campagne de Tunisie
- Le débarquement en France est repoussé au mieux à 1944
- la priorité est donnée au ravitaillement de l'Union Soviétique et à la lutte contre la menace sous-marine.
- Dans le Pacifique l'offensive doit reprendre pour reconquérir les Philippines et la Birmanie

Les 2 chefs d'état font une déclaration à la fin de la conférence, déclarant que les nations unies iront jusqu'au bout et n'accepteront qu'une reddition inconditionnelle de l'Allemagne, de l'Italie et du Japon

Le New York Times annonçant l'accord de la conférence de Casablanca

En marge de la conférence, le président Roosevelt et Winston Churchill forcent le général Giraud et le général De Gaulle à se serrer la main devant les journalistes, pour suggérer aux américains et aux britanniques que les 2 chefs français sont d'accord, leurs difficultés étant aplanies, ce qui n'est évidement pas le cas.
Le désaccord des deux généraux ne peut qu’y être constaté par les 2 chefs anglo-saxons, mais leurs revendications respectives sont clairement mises en parallèle. Les alliés poussent cependant à la réunion des 2 personnalités dans un même organisme, pour rassembler les français combattants à leurs cotés.
Le général Giraud est par ailleurs discrètement soutenus par le président Roosevelt qui lui promet d'équiper 11 divisions françaises, dont 3 motorisées, et de lui fournir 800 avions. Il espère aussi que la réunion des 2 français au sein d'un même organisme permettra finalement de marginaliser puis d'écarter le général De Gaulle.

Les 2 dirigeants anglo-saxon tentant de montrer au monde que les 2 chefs français sont réconciliés lors d'une conférence de presse après la conférence, forçant ceux-ci à se serrer la main devant les journalistes, ce qu'ils devront faire 2 fois, les journalistes ayant raté la 1ere prise.

source : nytimes.com (photo), wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, inilossum.com (photo)

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