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18 Avril 1942

Publié le par Fix

L'acte constitutionnel n° XI est signé. Par celui-ci le Maréchal Pétain abandonne officiellement une grande partie de ses pouvoirs à Pierre Laval.

Nous, maréchal de France, chef de l'État français,
Vu la loi constitutionnelle du 10 juillet 1940.
Décrétons :


Article unique.
La direction effective de la politique intérieure et extérieure de la France est assurée par le chef du gouvernement, nommé par le chef de l'État et responsable devant lui.
Le chef du gouvernement présente les ministres à l'agrément du chef de l'État ; il lui rend compte de ses initiatives et de ses actes.
Pierre Laval demande à ce que la collaboration avec les allemands soit plus étroite.
Il complète son gouvernement et assume lui même les responsabilités de ministre des affaires étrangères, de ministre de l'intérieur et de ministre de l'information.


Vidéo d'actualité française du 8 mai 1942 sur le retour au pouvoir de Pierre Laval

source : Digithèque de matériaux juridiques et politiques, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, guerre-mondiale.org, ina.fr
Le général De Gaulle prononce un discours sur Radio Londres suite au retour de Pierre Laval au gouvernement de Vichy
Il paraît que, parmi les traîtres de Vichy, Hitler a prononcé certaines mutations. Nous attendions cette formalité.

La situation de ses armées l'amène à renforcer les sûretés que lui avaient données, voici tout juste vingt-deux mois, quant à notre territoire, à notre flotte, à notre Empire, des chefs militaires et politiques indignes. Il juge bon d'y employer des personnages revêtus d'une plus apparente indignité.

Les nécessités de ses armements le conduisent à exiger davantage de la production française, des usines françaises, du travail français, et à placer aux leviers de commande des hommes aux mains encore plus sûres, plus dures et plus impures.

Sa volonté de pervertir la France, pour mieux l'asservir et l'exploiter, le porte à y déléguer l'exercice de l'oppression à des gens plus spécialement habiles dans l'art de corrompre et de terroriser.

Mais il n'y a là qu'utilité et opportunité.

Rien qui change le fond des choses. Rien qui modifie les données du jeu terrible qu'Hitler a engagé contre la France et contre le monde en se servant, comme toujours, de l'infamie et de la trahison.

Bien entendu, la France Combattante n'a jamais douté, même une heure, que tel serait, inéluctablement, -le processus de la stratégie d'Hitler. Pas une minute, la France Combattante ne s'est laissé prendre à des illusions dérisoires sur le redressement possible de chefs prosternés dans la boue. Pas une seconde, la France Combattante n'a imaginé que des hommes, qui ont livré nos armes à l'ennemi, ordonné à l'Empire et à la Flotte de ne plus combattre que les Français et les alliés des Français et qui, sur le sol frémissant de la martyrisée, sont allés mettre leur main dans la main d'Hitler, pourraient jamais sortir du déshonneur.

Mais l'événement fera voir peut-être que, pour les hommes de bonne volonté, dans l'ancien et le nouveau monde, il est grand temps de voir aussi clair. La guerre que nous faisons n'est pas seulement une bataille entre des armées. Elle est la lutte du mensonge contre la vérité, de l'ombre contre la lumière, du mal contre le bien. Nous ne la gagnerons qu'à la condition d'attaquer le mal, de percer l'ombre, de poursuivre le mensonge. L'archange même sera vaincu s'il se laisse prendre aux artifices de Lucifer.

Le devoir de chaque Français, le devoir de chaque Française, est aujourd'hui identique à ce qu'il était hier. Mais il est plus évident. Le devoir de chaque Français, le devoir de chaque Française, est de lutter activement par tous moyens en son pouvoir à la fois contre l'ennemi lui-même et contre les gens de Vichy qui sont les complices de l'ennemi. A ces gens-là, comme à l'ennemi, les Français ne doivent rien, excepté de les chasser et, en attendant, de saboter leurs ordres et de haïr leurs figures. La libération nationale ne peut être séparée de l'insurrection nationale.

Depuis que le monde est le monde, plusieurs grands conquérants ont prétendu le dominer. Aucun n'y réussit jamais. Car, quelque grave erreur faussa toujours, au moment décisif, les calculs de chacun d'eux.

La nation française a commencé de montrer comment et pourquoi Hitler s'est trompé sur son compte. Nous croyons qu'elle va poursuivre la démonstration. Il est possible qu'Hitler succombe pour s'être cru capable de disposer de la France.

source : Mediaslibres.com
Front de l'est
Front nord
Le général Von Leeb, commandant le groupe d'armées nord, assiégeant Leningrad, est limogé. Il est remplacé par le général Kuchler. C'est le 3e limogeage depuis décembre 1941, et l'ensemble des 3 groupes d'armées a maintenant changé de commandant en chef.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
Front du pacifique centre
Une task force américaine, comprenant le porte-avion américain USS Hornet, est repérée à environ 1000 kilomètres du japon par un navire de patrouille japonais. Portant 16 bombardiers moyens B-25, elle doit les amener à porté de lancement pour qu'ils se dirigent vers le Japon et bombardent Tokyo.

Repérée, la décision est prise de larguer les bombardiers pour que l'escadre américaine puisse rebrousser chemin, afin de ne pas mettre en danger le porte-avion. Originellement les avions ne devaient êtres lâchés que 270 kilomètres plus loin, mais la sauvegarde du porte-avion est prioritaire.

Les 16 bombardiers sont donc largués de l'USS Hornet entre 8h20 et 9h20, sous le commandement du colonel Doolittle, alors même qu'un tel décollage n'avait jamais été effectué par aucun des équipages. Ils sont presque sans armement défensif, pour augmenter leur portée, mais sont tout de même au maximum de distance qu'ils peuvent parcourir.

Largage d'un des B-25 du raid, du pont du USS Hornet.

A 12h (heure de Tokyo, soit 6 heures après avoir été largués) les avions américains arrivent sans être détectés au dessus de leurs objectifs et bombardent 10 cibles militaires et industrielles à Tokyo, 2 à Yokohama et 1 a Yokosuka, Nagoya, Kobe et Osaka.
Aucun avion n'est abattu par la chasse japonaise ni par la DCA.

15 des 16 bombardiers se dirigent ensuite vers la Chine, le dernier manquant de carburant se dirige vers l'Union soviétique, plus proche, ou il sera confisqué, son équipage étant interné jusqu'en 1943, ou il réussira à s'évader par la Perse.
Les 15 bombardiers n'ont cependant pas assez de carburant pour atteindre la base prévue et leur équipage se parachute au dessus de la Chine. 2 membres d'équipages se tueront dans le crash de leur avion.
Les équipages s'étant parachutés sur la Chine seront cachés par la population chinoise, et la plupart réussiront à rejoindre les troupes alliées.

Vue de la base navale japonaise de Yokosuka lors du raid des avions du colonel Doolittle

Si l'impact militaire est négligeable, l'impact moral est lui énorme.
Pour les américains c'est le premier signe positif depuis que la guerre a commencé, et l'annonce qu'ils ne vont pas se laisser faire.
Pour les japonais, volant de victoires en victoires depuis décembre 1941, c'est un retour à la réalité et un rappel des conséquences à subir si la guerre tourne mal.

De ce bombardement vont découler plusieurs décisions, allant du déclenchement de l'opération Mi, l'attaque des Aléoutiennes et de l'atoll de Midway, au rapatriement d'escadrilles dans l'archipel pour en assurer sa défense aérienne.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, Worldwar-2.net

Front du pacifique sud
Le haut commandement du Pacifique Sud, sous la direction du général MacArthur, est désormais composé du général américain Brett, commandant les forces aériennes, de l'amiral américain Leahy, commandant les forces maritimes alliées, et du général australien Blamey, commandant en chef des troupes australiennes, chargé des opérations terrestres.
Le quartier général des forces alliées du pacifique sud est établis à Melbourne.

source : guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net

Front de Birmanie
La 56e division japonais décime la 55e division chinoise au sud de Loikaw, alors qu'elle est en train de retraiter de Mauchi. La route menant à Lashio est maintenant sans défense alors que c'est le point d'entrée de la route de Birmanie, par ou passe le ravitaillement allié à destination de la Chine.

Le restant des troupes chinoises est forcé de se retirer de la vallée du Sittang et la 22e division chinoise se replie au nord de Pyinmana.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
undefined Atlantique nord
L'intégralité de la côte est américaine doit maintenant observer un black-out durant la nuit, pour tenter de limiter les succès des sous-marins allemands durant les heures de nuit.

source : Worldwar-2.net

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