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13 Septembre 1942

Publié le par Fix

Le Maréchal Pétain est en visite à Bourg-en-Bresse.




Vidéo d'actualité française du 18 Septembre 1942 sur la visite du Maréchal Pétain à Bourg-en-Bresse

source : guerre-mondiale.orgIna.fr
Le général De Gaulle prononce un discours à Radio-Levant, à Beyrouth
La neige commence à tomber dans les montagnes du Caucase. Dans quelques semaines, elle couvrira les plaines russes. Une fois encore s'arrêtera l'offensive allemande, après avoir gagné du terrain et des trophées, mais sans avoir pu saisir la victoire en Russie.

Depuis près de deux ans se déroule la bataille d'Afrique, portée tantôt au seuil de l'Egypte, tantôt en Tripolitaine. Certes, si l'ennemi y subit des revers, il y cueillit des succès. Mais la victoire en Amérique reste pour lui comme un- mirage des sables.

L'Atlantique est un théâtre de lutte incessante et terrible. Du Cap Nord à Magellan, du Labrador au Cap de Bonne-Espérance, les sous-marins et les avions ennemis s'acharnent à y détruire le tonnage dont tout dépend. Assurément, beaucoup de bons navires furent engloutis dans l'Océan. Mais la victoire de l'Atlantique se dérobe toujours à l'ennemi.

Dans les pays de l'Europe qu'il opprime, l'ennemi mène un dur et sombre combat. Tour à tour, il cherche à séduire ou à briser ses victimes. Il a besoin que des efforts actifs viennent s'ajouter à ses efforts. Il est de fait qu'il a trouvé des traîtres pour l'aider, des malheureux pour le servir. Pourtant, la France, la Belgique, la Hollande, la Norvège, l'Europe Centrale, les Balkans, sont aujourd'hui plus loin que jamais du ralliement à l'Ordre Nouveau. Sur le front des pays occupés, l'Allemagne n'a pas gagné la victoire.

Du moins, sa force relative va-t-elle grandissant? Ses progrès s'accélèrent-ils? Son moral offre-t-il des ressources illimitées? Non! Elle avait d'abord, sur ses adversaires, une supériorité énorme en moyens de combat. Celle-ci est maintenant effacée. Le rythme des offensives allemandes, foudroyant au cours des deux premières années, s'est changé en lents et pénibles progrès, souvent coupés par des reculs. La confiance et l'enthousiasme des débuts ont fait place au doute et à la lassitude. L'ennemi est dans la situation de l'acheteur aux enchères qui touche le fond de ses poches, alors que son concurrent puise dans sa bourse bien garnie.

Après l'effort inouï qui n'a pu lui valoir la victoire, l'ennemi n'a plus la force de l'arracher. Tout comme vers 1917, il est à ce point de tension où un premier échec grave le vouerait à l'effondrement.
Pourtant dans son jeu reste un atout: la possibilité de discorde parmi les Alliés. Dans cette guerre mondiale, où s'enchevêtrent tant de passions, d'intérêts et de préjugés, l'ennemi espère ardemment que vont surgir ces oppositions qui affaibliraient le front des Nations Unies 1. Par sa propagande, mais surtout par mille voies secrètes qu'il a su se ménager, il fait tout pour attiser les vieilles rivalités, les relents de l'impérialisme, les méfiances séculaires, que traîne forcément avec elle la coalition des peuples libres. Mais en cela, comme en tout, l'ennemi en sera pour ses illusions. Ceux qui luttent pour la liberté ne la sacrifieront pas à des querelles périmées.

La France Combattante est le symbole mondial de la fidélité au pacte des alliances. Elle saura maintenir intacts les droits sacrés de la patrie et de l'Empire sans sortir de cette sagesse supérieure qui est l'ultime condition du triomphe des Nations Unies.

source : médias-libres
Front de l'est
Front sud
La VIe armée allemande commence un nouvel effort pour prendre Stalingrad. Les combats se font rue par rue et très difficilement

source : Worldwar-2.net, onwar.com
Front d'Afrique du nord
Les forces britanniques effectuent un raid à grande distance sur les arrières des troupes de l'axe. Les aérodromes de Benghazi et Barce sont attaqués par le LDRG (long range desert group) britannique. A Barce 16 avions sont détruits et 7 endommagés par les attaques, alors que la colonne d'attaque sur Benghazi fini par rebrousser chemin suite à la perte de l'élément de surprise.

Dans le même temps un débarquement de commandos de 400 Royal Marines et 180 Highlanders est effectué sur Tobrouk, avec le soutien de 150 commandos par la terre. Les défenses de l'axe ne sont cependant pas surprises, et les britanniques sont repoussés avec de lourdes pertes. 300 Royal Marines, 160 soldats et 280 marins sont tués, le croiseur leger HMS Coventry et les destroyers HMS Zulu et HMS Sikh sont coulés ou tellement endommagés par les attaques de l'axe qu'ils doivent être sabordés. Les forces de l'axe n'ont que 16 tués et 50 blessés dans les combats.
Si l'attaque a peut être souffert d'une mauvaise coordination, le principal problème est que les fuites ont étés importantes, le "secret" de l'opération étant largement connu.

Vidéo d'actualité française du 2 octobre 1942 sur le débarquement  britannique à Tobrouk

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
Front du pacifique sud
Iles Salomon
Après les attaques de la nuit, les combats se calment pendant le jour, les forces japonaises se regroupant pour un nouvel assaut nocturne.
De leur coté, les américains du Lieutenant Colonel Edson renforcent leurs positions défensives, attendant l'assaut pour la nuit. Les munitions sont basses mais un bataillon de renfort est envoyé par le général Vandegrift, et une batterie de 4 canons de 105mm est positionnée de façon à pouvoir tirer directement sur la colline. Le rapport de force est cependant défavorable aux américains, avec 830 marines contre 3000 soldats japonais

Soldats américains se battant sur Guadalcanal avec un lance flamme en soutien

A 21h 7 destroyers japonais bombardent la crète alors que les attaques japonaises reprennent violemment.
Les combats sont durs toute la nuit autour de la crête 123, point central de la défense américaine, et plusieurs fois dans la nuit les japonais manquent de briser la défense américaine.
Les japonais réussissent même à atteindre "Fighter 1", la piste secondaire d'Henderson Field, mais sont repoussés par une contre-attaque des ingénieurs des marines.

Carte des opérations du 12 au 14 septembre sur Guadalcanal

Pendant ce temps, 2 autres attaques sont lancée sur l'est et l'ouest du périmètre des marines à Lunga. Le bataillon japonais Kuma attaque au sud est du périmètre mais est repoussé par les marines.
A l'ouest, à 4h, 2 compagnies japonaises attaquent les positions américaines, mais sont elles aussi repoussées

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, West Point (carte), inilossum.com (photo)

Atlantique nord
Le U594 coule le cargo panaméen Stone Street, retardataire du convoi ON-127, au milieu de l'Atlantique nord.
Le U512 coule le pétrolier américain Patrick J. Hurley au milieu de l'Atlantique nord
Le U515 coule le cargo britannique Ocean Vanguard et le cargo panaméen Nimba à l'est de l'île de Trinidad.

Atlantique sud
Le U506 coule le cargo suédois Lima au large du Libéria

Mer des Caraïbes
Le U558 attaque le convoi TAG-5 à l'ouest des petites Antilles, et coule le cargo britannique Empire Lugard, le cargo néerlandais Suriname et le pétrolier norvégien Vilja.

Mer de Norvège
Le U408 attaque le convoi PQ-18 à 100 miles au sud ouest des îles du Spitsberg et coule le cargo soviétique Stalingrad et le cargo américain Oliver Ellsworth.

source : UBoat.net, wikipedia

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