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La description au jour le jour des événements de la seconde guerre mondiale avec 67 ans de décalage

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3 juillet 1940

Front d'Afrique orientale
Attaque britannique sur la garnison italienne de Métemma

Nouveau bombardement italien sur la base d'Aden.

source : guerre-mondiale.org
combat-naval.jpgOpération Catapult
En Grande-Bretagne
Juste avant l'aube, à Portsmouth, Plymouth, Falmouth et Sheerness, les navires français sont pris d'assaut par les troupes britanniques. Les équipages français sont en majorité absents, ceux ci ayant été pour la plupart emmenés en ville la veille pour boire avec les britanniques.
On déplore 2 mort et 3 blessés anglais et 1 mort et 1 blessé français.
8 torpilleurs, 4 sous-marins (dont le croiseur sous-marin Surcouf), 10 avisos une petite centaine de navires léger et 2 vieux cuirassés (courbet et Paris) sont capturés.

A Alexandrie
A 8h un ultimatum est communiqué à l'amiral Godfroy commandant la force X. Celui ci donne le choix à la force X, composé du cuirassé Lorraine, de 4 croiseurs, de 3 torpilleurs et d'un sous-marin :
- soit d’accepter de mettre ses bâtiments armés de volontaires à la disposition des britanniques
- soit d’accepter qu’ils soient désarmés sous la surveillance des Britanniques, c’est à dire sous la contrainte.

Un refus entraînerai leur destruction dans un délai de 6 heures.

L'amiral français ne perdant pas son sang froid entame les négociations. L’arrivée de la nouvelle de Mers El-Kebir en journée ne facilitant pas les choses.
Les 2 amiraux vont enfreindre leurs ordres mutuels mais ils n’ont pas le choix.

Les Anglais peuvent tirer les premiers, à cette distance, ils sont en mesure de volatiliser les navires français qui ont peu de chance de pouvoir riposter aux canons, mais les croiseurs français sont en position idéale pour lancer leurs torpilles et ils auront le temps de le faire et de volatiliser l’escadre britannique.

Les négociations vont durer plusieurs jours.

Mers El-Kebir
Mers El-Kebir, port militaire d'Oran en Algérie, est la base navale des principales unités de la marine nationale. S'y trouve regroupés sous les ordres de l'amiral Gensoul
2 croiseur de bataille (Dunkerque et Strasbourg), 2 cuirassés (Provence et Bretagne), 6 contre torpilleurs, 1 porte hydravion (commandant Teste), 4 sous-marins et plusieurs navires légers (torpilleurs, aviso,...)
L'escadre française n’est pas en état de guerre. Les navires sont donc machine à l'arrêt et tourné vers la terre, empêchant les croiseurs de bataille d'utiliser leur artillerie principale (organisé en 2 tourelles de 4 canons qui ne pointent que vers l'avant)

A 7h la flotte britannique apparaît au large.
Elle compte 1 porte-avion (HMS Ark Royal), 1 croiseur de bataille (HMS Hood), 2 cuirassés (HMS valiant, HMS resolution), 2 croiseurs (HMS enterprise, HMS Arethusa) et 11 destroyers.


L'amiral Somerville fait présenter un ultimatum à l'amiral Gensoul.
Il est impossible pour nous, vos camarades jusqu'ici, de permettre à vos excellents navires de tomber dans les mains de l'ennemi allemand. Nous sommes décidés à nous battre jusqu'à la fin, et si nous gagnons, comme nous pensons faire, nous n'oublierons jamais que la France était notre Allié, que nos intérêts sont les mêmes et que notre ennemi commun est l'Allemagne. Si nous vainquons nous déclarons solennellement que nous rétablirons la grandeur et le territoire de la France.
À cette fin nous devons nous assurer que les meilleurs navires de la Marine française ne sont pas utilisés contre nous par l'ennemi commun. Dans ces circonstances, le Gouvernement de Sa Majesté m'a chargé d'exiger que la Flotte française maintenant à Mers el Kebir et Oran agisse conformément à une des alternatives suivantes;

(a) Prendre la mer avec nous et continuer le combat jusqu'à la victoire contre les allemands.

(b) Prendre la mer, avec des équipages réduits sous notre contrôle, jusqu'à un port britannique. Les équipages réduits seraient rapatriés au plus tôt.

Si une de ces options est adoptée, nous reconstituerons vos navires à la France à la fin de la guerre ou payerons en compensation s'ils sont endommagés d'ici la.

(c) Alternativement si vous vous sentez obligé de stipuler que vos navires ne doivent pas être utilisés contre les allemands à moins qu'ils ne violent l'Armistice, alors naviguez avec nous avec des equipages réduits jusqu'a un port français dans les Antilles, la Martinique par exemple, ou ils seront démilitarisés, ou peut être confiés aux Etats-Unis ou ils resteront jusque la fin de la guerre, les équipages étant rapatriés.

Si vous refusez ces offres équitables, je dois avec un profond regret, exiger que vous sabordiez vos navires dans les 6 heures.

Finalement, laissant tomber le susdit, j'ai l'ordre du Gouvernement de Sa Majesté d'utiliser toute la force nécessaire pour empêcher vos navires de tomber dans les mains allemandes.
L'amiral Gensoul tente de gagner du temps et de faire prendre la position de combat à ses bâtiments, tout en négociant. Il envoi dans le même temps l'ultimatum à l'Amiral Darlan, ministre de la marine (des interrogations demeurent sur le fait que le texte complet de l'ultimatum aurait été transmis par Gensoul. Il semble que l'option des ports antillais et américains n’a pas été présentée à Darlan).

L’Amiral Somerville hésite à passer aux actes. Il télégraphie à Londres pour essayer de provoquer de nouveaux ordres. Quand son message arrive à l’Amirauté, Churchill est présent, les amiraux anglais voudraient bien en rester là mais Churchill maintient ses ordres.

Un compromis semble pouvoir être atteint quand un message de l'amiral Darlan arrive, indiquant à l'amiral Gensoul que les escadres de Toulon et d'Alger se portent à son secours. Celles-ci ont effectivement reçu l'ordre d'appareiller en début d'après midi.
Le message, intercepté par les britanniques, les pousses à en finir vite.
A 17h les britanniques commencent à ouvrir le feu. Les navires français tentent de sortir de la rade pour se mettre en ordre de bataille.

Le cuirassé Bretagne en train de couler


Le cuirassé Bretagne est touché et explose littéralement, emmenant avec lui 1012 marins français
Le croiseur de bataille Dunkerque doit s'échouer suite à de graves dommages.
Le contre torpilleur Mogador, le patrouilleur Terre-neuve et les remorqueur Armen et Esterel sont coulés dans l'attaque.
Le reste de la flotte réussit à atteindre la haute mer et à rejoindre Toulon, accompagné par l'escadre d'Alger.

Un cesser le feu sera demandé par l'amiral Gensoul à 18H.
En tout près de 1300 marins français sont morts en à peine une heure.

Les britanniques ont quand à eux perdu 6 avions et ont 2 morts.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, onwar.com, Chronologie of World War II, guerre-mondiale.org, Wikipedia, opération catapult (photo) , farac.org

combat-naval.jpgLe croiseur auxiliaire Komet quitte l'Allemagne pour aller attaquer les navires marchands alliés sur les lignes de communications dans l'Atlantique.

source : scharnhorst-class.dk



uk.gifL'amiral Pound, premier lord de l'amirauté, suggère que la flotte britannique soit retirée de la méditerranée orientale. L'idée est rejetée par Winston Churchill.

source : onwar.com


norvege.gifLe roi de Norvège refuse le conseil national

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org
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