Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

11 juillet 1940

Publié le par Fix

uk.gifContrairement à ce que prévoit la loi voté la veille, le maréchal Pétain signe 3 actes préparés par son secrétaire d'état, M. Alibert.
Par ces 3 actes le maréchal Pétain devient chef de l'état à la place du président Lebrun, ajourne les 2 chambres (député et sénat) et s'accorde le pouvoir législatif et exécutif. Dans les faits il est aussi en possession du pouvoir judiciaire, ce qui le place en véritable dictateur ayant tous les pouvoirs.

Il forme son gouvernement le jour même. M. Laval, instigateur du vote de la veille, est nommé vice président du conseil et M. Alibert, secrétaire d'état du maréchal et antirépublicain notoire, est nommé ministre de la justice.

M. Antier, député ayant voté pour la loi constitutionnelle le 10 résume à Maurice Schumann, lors de son arrivée à Londres, la situation par la phrase suivante "Le 10 juillet je me suis trompé, le 11 juillet j'ai été trompé".

Le maréchal Pétain et le vice président du conseil, M. Laval, en grande discussion

Le maréchal Pétain fait un discours radiodiffusé dont les thèmes seront ensuite ceux de la révolution nationale
Français,

L’Assemblée Nationale m'a investi de pouvoirs étendus. J'ai à vous dire comment je les exercerai.

Le Gouvernement doit faire face à une des situations les plus difficiles que la France ait connues : il lui faut rétablir les communications du pays, rendre chacun à son foyer, à son travail, assurer le ravitaillement.

Il lui faut négocier et conclure la paix.

En ces derniers jours, une épreuve nouvelle a été infligée à la France : l'Angleterre, rompant une longue alliance, a attaqué à l'improviste et a détruit des navires français immobilisés dans nos ports et partiellement désarmés. Rien ne laissait prévoir une telle agression. Rien ne la justifiait.

Le gouvernement anglais a-t-il cru que nous accepterions de livrer à l'Allemagne et à l'Italie notre flotte de guerre ? S'il l'a cru, il s'est trompé ; mais il s'est trompé aussi quand il a pensé que, cédant à la menace, nous manquerions aux engagements pris à l'égard de nos adversaires : ordre a été donné à la marine française de se défendre et, malgré l'inégalité du combat, elle l'a exécuté avec résolution et vaillance.

La France vaincue dans des combats héroïques, abandonnée hier, attaquée aujourd'hui par l'Angleterre, à qui elle avait consenti de si nombreux et durs sacrifices, demeure seule en face de son destin. Elle trouvera une raison nouvelle de tremper son courage en conservant tout sa foi dans son avenir.

Pour accomplir la tâche immense qui nous incombe, j'ai besoin votre confiance. Vos représentants me l'ont donnée en votre nom. Ils ont voulu, comme vous et comme moi-même, que l'impuissance de l'État cesse de paralyser la nation.

J'ai constitué un nouveau gouvernement.

Douze ministres se répartiront l'administration du pays. Ils seront assistés par des secrétaires généraux qui dirigeront les principaux services de l'État.

Des gouverneurs seront placés à la tête des grandes provinces françaises. Ainsi, l'administration sera à la fois concentrée et décentralisée.

Les fonctionnaires ne seront plus entravés dans leur action par des règlements trop étroits et par des contrôles trop nombreux. Ils seront plus libres ; ils agiront plus vite. Mais ils seront responsables de leurs fautes.

Afin de régler plus aisément certaines questions dont la réalisation présente un caractère d'urgence, le Gouvernement se propose de siéger dans les territoires occupés.

Nous avons demandé, à cet effet, au Gouvernement allemand, de libérer Versailles et le quartier des Ministères à Paris.

Notre programme est de rendre à la France les forces qu'elle a perdues.

Elle ne les retrouvera qu'en suivant les règles simples qui ont de tout temps assuré la vie, la santé et la prospérité des nations.

Nous ferons une France organisée, où la discipline des subordonnés réponde à l'autorité des chefs, dans la justice pour tous.

Dans tous les ordres, nous nous attacherons à créer des élites, à leur conférer le commandement, sans autre considération que celle de leurs capacités et de leurs mérites.

Le travail des Français est la ressource suprême de la patrie. Il sacré. Le capitalisme international et le socialisme international qui l'ont exploité et dégradé font également partie de l'avant-guerre. Ils ont été d'autant plus funestes que, s'opposant l'un à l'autre, en apparence, ils se ménageaient l'un et l'autre en secret. Nous ne souffrirons plus leur ténébreuse alliance. Nous supprimerons les dissensions dans la cité. Nous ne les admettrons pas à l'intérieur des usines et des fermes.

Pour notre société dévoyée, l'argent, trop souvent serviteur et instrument du mensonge, était un moyen de domination.

Nous ne renonçons ni au moteur puissant qu'est le profit, ni aux réserves que l'épargne accumule.

Mais la faveur ne distribuera plus de prébendes. Le gain restera la récompense du labeur et du risque. Dans la France refaite, l'argent ne sera. que le salaire de l'effort.

Votre travail sera défendu. Votre famille aura le respect et la protection de la nation.

La France rajeunie veut que l'enfant remplisse vos cœurs de l'espoir qui vivifie et non plus de la crainte qui dessèche. Elle vous rendra, pour son éducation et son avenir, la confiance que vous aviez perdue.

Les familles françaises restent les dépositaires d'un long passé d'honneur. Elles ont le devoir de maintenir à travers les générations les antiques vertus qui font les peuples forts.

Les disciplines familiales seront sauvegardées.

Mais, nous le savons, la jeunesse moderne a besoin de vivre avec la jeunesse; de prendre sa force au grand air, dans une fraternité salubre qui la prépare au combat de la vie. Nous y veillerons.

Ces vieilles traditions qu'il faut maintenir, ces jeunes ardeurs qui communieront dans un zèle nouveau, forment le fond de notre race.

Tous les Français, fiers de la France, la France fière de chaque Français, tel est l'ordre que nous voulons instaurer. Nous y consacrerons nos forces. Consacrez-y les vôtres.

La patrie peut assurer, embellir et justifier nos vies fragiles et chétives.

Donnons-nous à la France ! Elle a toujours porté son peuple à la grandeur.

source : guerre-mondiale.org (discours), onwar.com 80-vichy.fr
uk.gifLord Beaverbrook, Ministre de la production aéronautique, déclare "seul le ciel est la limite" pour l'acaht d'avions aux états unis. Les dépenses pour la production aéronautique se montent à 2,5 millions de livres par jour.

Front ouest
La R.A.F. bombarde des aérodromes néerlandais et des usines allemandes de munitions.

Bataille d'angleterre
Dans la journée
la luftwaffe attaque à nouveau les navires dans la manche au large du Suffolk.
Le port de Portland est bombardé par une 50aine d'avions vers 11H
Un raid sur Portsmouth impliquant une 50aine d'avion a lieu à 17h44

Durant la nuit
Petits raids sur les zones de Galles du sud, Somerset, Bristol, Portland, Dorchester et Plymouth.
Quelque raids sur la côte est de l'angleterre sont à comptabiliser.

météo : bonne visibilité au dessus de la manche, tempètes avec de brefs intervalles dans le centre et le nord.
Opérations britanniques : 119 patrouilles faites par 447 avions
Pertes allemandes : 10 chasseurs et 13 bombardiers confirmés, 2 chasseurs et 12 bombardiers probables, 1 avion non identifié. La DCA de Portland clame avoir abattu 2 avions confirmés et 1 non confirmé (compris dans le total de la journée)
Pertes alliées : 3 hurricanes confirmés (1 pilote récuperé), 2 spitfires, 24 ballons captifs.
résultat de la journée sur les aérodromes : l'aerodrome de Catterick est inutilisable de nuit

source : Worldwar-2.net, Bataille d'angleterre sur le site de la RAF, guerre-mondiale.org
coule-1.jpgAtlantique nord
Le U34 attaque le convoi HX-54 au sud ouest de l'Irlande et coule le cargo norvégien Janna

Océan Indien
Le croiseur auxiliaire Atlantis coule le cargo britannique City of Bagdad

Méditerranée
Le sous marin italien Capitano Tarantini coule le pétrolier panaméen Beme près de Haifa
Le sous marin italien Guglielmo Marconi coule le destroyer britannique HMS Escort

source : UBoat.net, regiamarina.net, scharnhorst-class.dk
allemagne.pngL'amiral Raeder, commandant en chef de la marine allemande, tente de dissuader le Führer d'attaquer l'Angleterre par la mer

source : guerre-mondiale.org



Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 11 juillet 1940 : "Nouveaux élèves à l'académie Göbbels "

sur le mur : question : qu'est ce que la vérité? réponse : ce que vous dites professeur.
sur le livre : Ariana
Sur Le bureau : Baudoin, Pétain, Laval
Sur le tableau : Travaux pour les vacances
Ecrivez un essai sur comment l'Angleterre a commencé la guerre et décrivez particulèrement la trahison de la France par le traitre Churchill.
C-H-A-T se dit "Chien"
C-H-I-E-N se dit "Chat"

source : CartoonHub

Commenter cet article