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31 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front sud

L'aviation soviétique compte de lourde pertes autour de Stalingrad, perdant 201 avions entre le 23 et le 31 Août. Malgré un renfort de 100 avions, elle n'a plus que 192 avions, dont seulement 57 chasseurs, dans le secteur de Stalingrad.
A l'ouest les allemands continuent leur avance vers la ville malgré la forte résistance soviétique et ne sont plus qu'à 26 kilomètres de la ville.

Front du Caucase
Le groupe d'armées A réussit à renforcer sa tête de pont sur le Terek, dans la zone de Mozdok, malgré la forte résistance de l'armée rouge

source : guerre-mondiale.org, onwar.com, wikipedia
Front d'Afrique du nord
La bataille d'Alam Halfa continue avec l'attaque de l'axe sur le sud de la ligne d'El Alamein. La progression est cependant difficile, et ce n'est qu'à midi que les champs de mines sont passés par les forces de l'axe alors que la 7e division blindée retraite comme prévu vers Alam Halfa.

Chars de la 21e division blindée allemande durant la bataille d'Alam Halfa
Même si des renforts ont été reçus d'Allemagne depuis la 1ere bataille d'El Alamein, sur les 200 chars allemands des 2 divisions blindées allemandes, seul 74 sont des panzer III avec le nouveau canon de 50mm, et 27 des panzer IV avec le nouveau canon de 75mm. Le reste est constitué de modèles plus anciens, et ce ne sont pas les 240 chars italiens qui compensent, étant tous obsolètes devant les chars Grants ou même valentine britanniques

A 13h une attaque commence sur Alam Halfa même, défendu par la 22e brigade blindée et l'artillerie des 44e division et 2e division néo zélandaise. Devant la résistance britannique les blindés allemands doivent se retirer après avoir perdu 22 chars, contre 21 pour les britanniques.
La RAF et l'artillerie continue d'harceler les forces de l'axe durant la nuit.

Génie italien en train de déminer une mine britannique, travail indispensable dans les sables d'el Alamein, fortement minés pour limiter la rapidité des déplacements de l'ennemi

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net, inilossum.com (photo)

Front du pacifique sud
Iles Salomon
1200 soldats japonais sont débarqués en renfort sur Guadalcanal par le "Tokyo Express".

Nouvelle-Guinée
Dans la baie de Milne, 3 attaques en charges banzai sont faites par les soldats japonais durant la nuit, vers 3h, pour tenter de prendre la piste d'aviation australienne. La résistance australienne repousse cependant ces charges grace aux mitrailleuses et à l'artillerie.
A 9h une contre-attaque australienne est lancée, poussant les japonais vers la côte nord de la baie de Milne. Les forces japonaises passent sur la défensive.
Le général Hyakutake, commandant de la XVIIe armée japonaise, décide de rediriger les troupes de la baie de Milne, pour les envoyer à Guadalcanal.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net
Front du chine
Les forces chinoises déclarent avoir recapturé l'ensemble du Jiangxi, capturé par la dernière offensive japonaise. L'estimation des pertes civiles suite aux dévastations japonaises est de 250000 morts.

source : wikipedia, Worldwar-2.net
Pacifique sud
Le sous-marin I-26 attaque le porte-avion américain USS Saratoga et l'endommage gravement. L'attaque ne fait cependant que des dégâts matériels, mais le porte-avion américain n'est plus en état de combattre, une de ses machines étant noyée par l'eau. Il est pris en remorque par le croiseur lourd USS Minneapolis. Après quelques réparations de fortunes, il sera envoyé à Pearl Harbor pour être réparés, l'immobilisant jusqu'au 10 novembre.

La perte de l'USS Saratoga est un mauvais coup pour la marine américaine, qui après les dommages de l'USS Enterprise lors de la bataille des Salomon Orientales, ne dispose plus que de l'USS Wasp pour assurer la protection aéronavale de Guadalcanal face à la marine japonaise. Et pour l'ensemble du pacifique, seul l'USS Hornet est encore disponible en plus de l'USS Wasp, ce qui réduit drastiquement les possibilités d'action de la marine américaine.
Aucun renfort n'est à attendre de la flotte de l'Atlantique ou le seul porte-avion américain disponible est l'USS Ranger, obsolète pour les combats aéronavals du pacifique.

source : guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net
Atlantique nord
Le U609 attaque le convoi SC-97 au milieu de l'Atlantique nord, et coule le cargo norvégien Bronxville et le cargo panaméen Capira
Le U516 coule le pétrolier américain Jack Carnes au nord des Açores
Le U66 coule le pétrolier britannique Winamac, issu du convoi dispersé TRIN-3, au nord de la Guyanne Française.

Mer de Chine orientale
Le sous-marin américain USS Growler coule le cargo japonais Eifuku Maru au milieu de la mer de Chine méridionale

source : UBoat.net, Hyperwar
Plusieurs membres du réseau d'espionnage Orchestre rouge, informant Moscou depuis l'Europe occupée, sont arrêtés, dont l'officier allemand Harro Schulze-Boysen, responsable du réseau à Berlin, et sa femme. De nombreuses arrestations ont aussi lieux à Bruxelles
Suite aux tortures plusieurs agents parlent, permettant de saisir la grande majorité du réseau, signifiant la fin de ses activités.

source : wikipedia, wikipedia, guerre-mondiale.org
Suite à l'annonce, la veille, de l'annexion du Luxembourg par le Reich allemand, une grève commence à Wiltz, dans les Ardennes du nord. Celle-ci s'étend rapidement et se diffuse dans tous le pays

source : wikipedia



Le secrétaire à l'Agriculture, M. Claude Wickard, annonce que le rationnement de la viande sera probablement nécessaire

source : guerre-mondiale.org, onwar.com


La BBC diffuse le texte de la lettre de protestation Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse, contre la politique antisémite de Vichy, lu dans les églises de France depuis le 23 Août, malgré les interdictions par arrêté préfectoral. C'est Maurice Schumann qui en fait la lecture à la radio londonienne.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 6 Août 1942 : "La Mue"

source : CartoonHub

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 31 Août 1942

sur l'obus: victoire américaine des Salomon

source : CartoonHub

30 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front sud
Les bataillons disciplinaires protégeant la retraite, les 62e et 64e armées soviétiques échappent à l'encerclement du 48e corps blindé allemand en traversant la Chervlennaya

source : Worldwar-2.net
Front d'Afrique du nord
Devant le renforcement de la VIIIe armée britannique, et comprenant que le temps joue contre lui, le maréchal Rommel lance une nouvelle offensive pour percer les lignes britanniques à El Alamein, et tenter de se précipiter sur le canal de Suez.
Les rapports allemands indiquent effectivement qu'un convoi de 100 000 tonnes est proche d'arriver en Egypte, et comme les nouvelles armes ont déjà commencées à arriver (chars Sherman en remplacement des chars Grant, canons anti-char de 57mm en remplacement des canons de 40mm, ...), l'attaque doit se faire sans délais pour avoir une chance de réussir.
Malgré tout la situation logistique de l'armée de l'axe en Afrique du nord n'est pas avantageuse. Ayant commandé 6000 tonnes d'essence pour son offensive, le maréchal Rommel n'a que 1500 à sa disposition, ce qui fait, avec une partie de l'essence fourni sur les stocks de la Luftwaffe, une autonomie de 240km à 400km pour les véhicules

Le maréchal Rommel en train d'examiner les opérations avec le général italien Bastico durant la bataille d'Alam Halfa

Le plan du maréchal Rommel est de lancer une attaque de nuit sur le sud de la ligne, tenu par la 2nd division néo-Zélandaise, pour traverser les défenses britanniques et les champs de mine, et se précipiter sur les arrières du reste de la VIIIe armée.

Il pense que le sud, entre Alam Nayil et Qaret el Himeimatest, est la seule partie du champ de bataille ou l'attaque peut réussir de part la faiblesse des défenses et de la faible densité des mines.

L'attaque principale doit être menée par les 15e et 21e divisions blindées allemandes, la 90e division légère allemande, avec leur flanc couvert par le XXe corps italien du général De Stefanis, qui comprend les divisions blindés italiennes Ariete et Littorio, et la division motorisée italienne Trieste.

Au nord une diversion doit être effectué par les allemands de la 164e division, les parachutistes allemands de la brigade Ramcke et les italiens des divisions Trento et Bologna.


Carte des opérations durant la bataille d'Alam Halfa


Ce qu'il ne sait pas c'est que, considérant le sud de la ligne comme difficile à défendre devant une attaque blindée déterminée, le général Montgomery n'a que faiblement tenu cette ligne, encourageant le maréchal Rommel à y lancer son attaque, pour y rencontrer la ligne de défense principale britannique sur la crête d'Alam Halfa, en arrière des 1eres lignes. Les brigades blindées des 7e et 10e division blindées britanniques ainsi que la 44e division étant retranchées entre Alam Nayil, position principale de la 2e division néo zélandaise, et la dépression de quattara.

A 23h l'attaque de l'axe commence, sous les attaques de la RAF, qui illumine les positions allemandes par des fusées éclairantes pour faciliter les bombardements, tuant dans le même temps le général Von Bismarck, commandant de la 21e division blindée allemande, et blessant le général Nehring, commandant de l'Afrika korps.

Bombardement de la ligne de défense britannique par l'artillerie italienne lors de la bataille d'Alam Halfa

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.orgafv (carte), inilossum.com (photo)
Front du pacifique nord
Les forces américaines occupent l'île Adak, dans les Aléoutiennes, pour y installer une base aérienne.

source : wikipedia, Worldwar-2.net


Front du pacifique sud
Iles Salomon
La cactus air force reçoit 18 chasseurs et 12 bombardiers en piqués supplémentaires sur Henderson Field.

L'aviation japonaise coule le destroyer américain USS Colhoun devant Guadalcanal lors d'un raid aérien sur l'île

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
Atlantique nord
Le U66 coule le cargo panaméen Sir Huon et le cargo américain West Lashaway, au nord de la Guyane Française
Le U564 coule le pétrolier norvégien Vardaas au nord de Trinidad
Le U162 coule le cargo américain Star of Oregon au nord de Trinidad

source : UBoat.net
Le Gauleiter du Luxembourg, Gustav Simon, annonce l'annexion formelle du Luxembourg dans le Reich allemand, et que tous les hommes luxembourgeois nés entre 1920 et 1927 doivent rejoindre l'armée allemande pour combattre les forces alliées

source : guerre-mondiale.org, wikipediaWorldwar-2.net
M. von Steiger, directeur du département de justice et police suisse, cherchant à justifier la politique du gouvernement de refoulement des réfugiés, comparant la suisse à un navire surchargé, dans un discours devant 8000 personnes, et que ses ressources limitées font que si un petit bateau de sauvetage est détaché pour sauver des gens, lorsque le navire coule il manque des canots pour les membres du navire.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org

29 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front sud
La IVe armée blindée allemande commence une attaque sur le saillant de Stalingrad, qui contient les 62e et 64e armées soviétiques. la VIe armée allemande doit faire de même mais en est empêchée par une contre-attaque soviétique.

source : wikipedia

Front du pacifique sud
Nouvelle-Guinée
De nouveaux renforts japonais sont débarqués dans la baie de Milne. 768 soldats d'élite japonais.

Sur la Kokoda la résistance australienne continue sur les monts Owen Stanley.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
Mer des Salomon
Des navires rapides commencent à débarquer des troupes sur Guadalcanal en profitant de leur vitesse et en passant de nuit dans les parages de Guadalcanal. 5000 soldats commencent à être déposés à Taivu point.
Cette méthode de ravitaillement et d'acheminement de renforts est rapidement surnommée le Tokyo Express par les soldats alliés.

Soldats japonais montant dans un destroyer pour être envoyé sur Guadalcanal. Ce qui au début n'était qu'une méthode paliative en attendant les convois plus importants escortés par la flotte du pacifique sud, devient une méthode qui deviendra célèbre sous le nom de "Tokyo Express". Elle va permettre aux japonais de ravitailler et d'apporter des renforts sur Guadalcanal, bravant la domination aérienne de la Cactus air force basée à Henderson Field

source : wikipedia

Atlantique nord
Le U66 coule le cargo américain Topa Topa au nord de la Guyane française.

source : UBoat.net


Le conseiller fédéral suisse M. Von Steiger donne des instructions verbales aux autorités genevoises pour qu'elles cessent de refouler les réfugiés venant de France.

source : guerre-mondiale.org

28 Août 1942

Publié le par Fix


Vidéo d'actualité française du 28 Août 1942 sur l'Algérie

source : ina.fr
Le général De Gaulle prononce un discours à Beyrouth, au cercle de l'Union Française

C'est la destinée de l'Orient qu'il constitue durant cette guerre l'un des principaux théâtres stratégiques et politiques, où non seulement se dispute le sort des armes, mais où se forge aussi le monde de demain. C'est aussi la destinée de la France qu'elle y joue, une fois de plus, un rôle essentiel. Puisque je me trouve aujourd'hui devant tant d'hommes qualifiés pour en bien juger, je voudrais évoquer rapidement quelles sont ici les intentions de la France et, en même temps, comment les problèmes qui la concernent elle-même dans l'angoisse du temps présent se répercutent ici comme partout où sa vocation entraîne sa présence.

L'indépendance de l'État de Syrie et de l'État du Liban est devenue un fait acquis. Cette indépendance est le but fixé à la France par le mandat qu'elle a accepté de la Société des Nations et elle ne pouvait être proclamée qu'en vertu de ce mandat. C'est dire qu'il appartenait à la France, et qu'il n'appartenait qu'à elle, d'instituer l'indépendance. C'est dire aussi qu'en l'instituant la France agissait suivant les devoirs de sa charge, en même temps qu'elle manifestait son amitié profonde à l'égard du peuple syrien et du peuple libanais et sa confiance dans leur capacité de s'acquitter pleinement par eux-mêmes des nobles mais dures obligations de la liberté et de la souveraineté.

A vrai dire, c'est dans les conditions les plus difficiles que le régime de l'indépendance a vu le jour et a commencé à fonctionner. La Syrie et le Liban ont servi, l'an dernier, de théâtre aux plus douloureux combats. Par la suite, ces États se sont trouvés, comme tout l'Orient, menacés directement par les armées ennemies et le demeurent aujourd'hui encore. En outre, les contrecoups des événements violents survenus dans un pays voisin et l'inquiétude générale causée par la guerre pouvaient troubler quelques esprits. Enfin, de graves problèmes de ravitaillement et de production se posaient chaque jour aux autorités. Il faut convenir qu'il y avait quelque risque à inaugurer dans de telles circonstances un régime nouveau. Pourtant, ce risque a été couru et il me semble qu'aujourd'hui personne ne saurait le regretter : l'ordre public est assuré, l'administration fonctionne normalement, les besoins essentiels des deux pays sont satisfaits et voici que l'on perçoit, déjà, dans toutes les fractions du territoire et dans toutes les communautés de la Syrie et du Liban cette sorte de fierté, d'ardeur, de confiance que comporte naturellement la pratique de la liberté.

Ces efforts déployés pour le bien supérieur de la Syrie et du Liban, dans des circonstances aussi difficiles, m'imposent de rendre publiquement hommage à ceux qui les ont acceptés et dirigés. J'ai l'honneur d'adresser à Son Excellence le Cheikh Tageddine, Président de la République syrienne, à Son Excellence M. Alfred Naccache, Président de la République libanaise, et à leurs Gouvernements, mon salut et mon témoignage. Je tiens, d'autre part, à exprimer ma haute satisfaction et celle du Comité National Français au Général Catroux, Délégué Général et Plénipotentiaire de France au Levant, ainsi qu'à ses collaborateurs. Ces hommes, qui assument ici les plus lourdes responsabilités et qui s'acquittent des devoirs de leur grande charge avec l'unique souci de l'œuvre à accomplir, ont bien mérité, non seulement de leurs pays respectifs, mais encore, je le crois, de toutes les Nations Unies. Je n'aurai garde, d'ailleurs, de méconnaître les concours qu'ils ont souvent trouvés chez nos alliés britanniques pour ce qui concerne la défense et le ravitaillement des deux États.

Ce n'est point à dire, certes, que la tâche soit maintenant achevée et que la Syrie et le Liban, qui ne connurent jamais depuis des millénaires une réelle indépendance nationale, aient en quelques mois achevé leur évolution. Les principes sont acquis, les bases sont jetées! Il reste à ces peuples si anciens, devenus de si jeunes États, beaucoup à faire pour construire leur propre maison politique. Encore, quand ils l'auront construite, auront-ils à déployer, pour pouvoir la conserver, un effort constant et pénible. La liberté d'une nation, tout comme celle d'un homme, est un bien précieux mais coûteux, qui ne s'obtient et ne se garde que par une grande et continuelle dépense de courage et de sagesse. Du moins, la Syrie et le Liban peuvent-ils compter sur l'appui résolu de la France pour organiser et faire vivre leur indépendance.

Je dis " organiser" l'indépendance. C'est qu'en effet, les dures servitudes de la guerre ne permettent actuellement aux jeunes États du Levant, pas plus qu'à d'autres États du monde, de pratiquer le jeu normal de leurs institutions démocratiques. Au moment où, dans tant de pays, tant d'hommes sont soumis à la discipline des armées, des consignes ou du travail de guerre, où, par force majeure, les droits de parler, d'écrire, de se réunir, de se déplacer, sont restreints sinon suspendus, où, par une foule de moyens insidieux, l'ennemi s'efforce de semer le désordre et la division, bref où le salut de la patrie devient la loi suprême, il n'est, sauf circonstances très rares et très exceptionnelles, ni équitable ni même possible de recourir aux libres consultations populaires. Le jour viendra, cependant, où, ces entraves disparues ou tout au moins atténuées, le peuple syrien et le peuple libanais auront la faculté de s'exprimer dans des conditions normales de dignité et de tranquillité. Je puis garantir que la France a hâte de voir ce jour luire pour des peuples dont le destin est cher à son amitié. Je dis aussi "faire vivre" l'indépendance.

Dans un monde que la vitesse des machines, l'osmose des idées ou des intérêts, l'imbrication des facteurs économiques ont rendu si petit, il est clair que l'indépendance ne peut plus, désormais, avoir le moindre rapport avec l'isolement. Aucun État ne saurait se maintenir ni, a fortiori, se développer sans appui et sans concours. La Syrie et le Liban savent que, pour leur défense aussi bien que pour leur progrès, l'alliance étroite de la France leur est nécessaire. Réciproquement, la France n'entend renoncer ni à l'œuvre civilisatrice que, depuis tant de siècles, à travers maintes vicissitudes, elle est fière d'avoir accomplie ici, ni aux garanties de sécurité que comporte normalement pour elle l'alliance de la Syrie et du Liban. Déjà, en 1936, des traités avaient été conclus entre les Gouvernements de Beyrouth, de Damas et de Paris pour fixer les conditions de leurs rapports mutuels. Sans doute, certaines circonstances en ont-elles empêché la ratification, mais les principes en étaient bons et, le moment venu, nous scellerons définitivement les traités d'alliance qui consacreront ici nos amitiés et nos intérêts et assureront à la défense et au développement de la Syrie et du Liban le concours privilégié de la France. Dans l'œuvre de construction, puis de conservation de leur indépendance nationale, la Syrie et le Liban peuvent faire confiance à la sincérité et à la puissance de la France.

Il aurait pu, voici peu de temps encore, paraître étrange que l'on parlât tout haut de la puissance de la France. Le désastre militaire de mai-juin 1940 y avait été si profond et si rapide, l'attitude d'humiliation adoptée par les malheureux qui y usurpèrent le pouvoir à la faveur du mensonge était si odieuse et scandaleuse que les esprits superficiels pouvaient conclure à ce qu'ils appelaient sommairement " l'effondrement" de cette grande nation. Il est vrai que les hommes réfléchis et qui connaissent l'Histoire ne se laissaient pas aller à un pareil pessimisme et n'admettaient pas que la France dût longtemps accepter sa chute. Ces hommes attendaient avec confiance les signes du redressement d'un vieux peuple rompu depuis plus de vingt siècles aux malheurs comme à la gloire, maintes fois victime de ses inconséquences, mais trouvant toujours en lui-même la force de remonter la pente des abîmes. Eh bien ! je ne crois pas que personne puisse aujourd'hui douter que ce ressort secret soit une fois de plus à l'œuvre. Je ne crois pas que, si l'on rapproche l'impression que donnait la France au lendemain de la trahison de Bordeaux et celle qu'elle donne à présent, aucun homme de bonne foi puisse contester que le travail immense de l'instinct national soit en train de s'y accomplir. Je ne crois pas que cette ascension nouvelle soit plus clairement perceptible qu'ici, où souffle, dans tous les domaines comme sur les champs de bataille voisins, l'esprit à la fois nouveau et éternel de la France.

Ah! Certes, le peuple français, envahi et opprimé par un ennemi sans foi ni loi, trahi chaque jour, à chaque instant, par ceux qui se disent ses chefs, privé du meilleur de sa jeunesse qui mourut aux champs de bataille ou se ronge dans les camps de prisonniers, subit en ce moment des épreuves morales et physiques sans nom. Mais il n'est plus contestable que ces épreuves mêmes aient pour effet de le rassembler dans la résistance.

Il n'est plus contestable que la nation française ait compris, dans le secret de son âme, que son salut est dans la lutte et qu'elle souhaite y rentrer. Il n'est plus contestable que, dans les tourments et les larmes, soit en train de naître une France nouvelle, épurée par la souffrance et, demain, grandie par l'effort. D'ailleurs, le monde ne s'y trompe pas. Si le 24 juin 1940, nombreux étaient sur la terre les hommes qui croyaient la France battue une fois pour toutes, qui donc aujourd'hui croit sincèrement que cette guerre finira sans la France et qui donc croit qu'on puisse un jour refaire le monde sans le concours de son génie?

Or, la conviction que le monde s'est formé au sujet du retour prochain de la France dans la voie de la grandeur, c'est ici qu'en sont apparu les signes les plus éclatants et les plus émouvants. Jamais les Syriens, jamais les Libanais, qui, pour tant de raisons de culture et de sentiments et en vertu de la faculté d'observation qui leur est propre, nous connaissent mieux que quiconque et depuis si longtemps, n'ont réellement douté de la nation française. S'ils ont ressenti d'une manière particulièrement profonde le malheur qui nous submergeait et l'outrage qui nous était fait, ils ont pris aussitôt, pour ce qui était de nous, le parti de l'espérance. Si, au lendemain même des cruels événements de l'an dernier, ils ont accueilli d'enthousiasme la France Combattante, en vérité c'est parce qu'ils l'attendaient, c'est parce qu'ils étaient certains que le mauvais rêve de l'abaissement de leur grande alliée se dissiperait tôt ou tard, c'est parce qu'ils reconnaissaient dans ces soldats sans peur et sans reproche la France du passé et la France de l'avenir. Inversement, ce témoignage d'estime et d'attachement, fourni par des peuples fiers à ma patrie blessée, constituait pour elle le plus précieux des réconforts.

C'est par là, vous pouvez m'en croire, que fut tacitement signé entre la Syrie, le Liban et la France le vrai pacte de leur alliance, celui qui procède moins des textes et protocoles que de l'amitié définitivement éprouvée.

A vrai dire, on n'ignore pas et on regrette ici qu'une pareille prescience n'ait pas aussi rapidement et complètement éclairé ailleurs tous les hommes qui luttent pour la cause sacrée de la liberté du monde. Dans le camp des démocraties, il s'est produit, il se produit encore, pour ce qui concerne la France, certains tâtonnements, d'ailleurs fort explicables, mais dont les effets ne manquent pas de contrarier et de retarder son redressement.

Mais, cependant, tout le débat dont dépend en dernier ressort l'attitude présente et future de la France est aussi simple et aussi grave que possible malgré les supercheries où cherchent à la noyer l'ennemi et ses collaborateurs. Il s'agit de savoir si, oui ou non, la France tout entière se dégagera de la capitulation et rejoindra les Alliés, à l'avant-garde desquels elle fut naguère écrasée. Si oui, alors la guerre prendra, non seulement sa tournure décisive, mais encore son véritable sens et il sera possible de refaire l'Europe et de rebâtir le monde dans la justice et la sécurité; si non, alors un poison mortel sera décidément inoculé à la cause des démocraties, quand bien même elles parviendraient, en fin de compte, à l'emporter sur les champs de bataille.

Avec une France victorieuse au milieu des autres vainqueurs, l'avenir des hommes libres sera garanti pour longtemps. Avec une France frustrée de la victoire, malgré les pertes et les souffrances qu'elle lui a sacrifiées dans cette guerre de trente ans, il n'y aura parmi les peuples que dispersion, division, danger.

Or, le peuple français, pour être forcé d'assister impuissant aux travestissements honteux de sa volonté et de sa pensée par l'ennemi et les amis de l'ennemi, n'en est que plus sensible à l'attitude de ses alliés dans tout ce qui le concerne. Cette France qui, depuis tantôt quinze siècles, a pris l'habitude d'être une grande Puissance, qui sent bien qu'en dépit de tout elle est appelée à le rester, qui mesure le poids des mérites et des sacrifices qu'elle a fournis à la cause commune et continue à lui fournir, qui connaît ses erreurs mais n'ignore pas les erreurs des autres, n'admettrait pas d'être finalement victime. A fortiori n'accepterait-elle pas que sa position pût être ébranlée ou diminuée là où elle continue de jouer, comme ici, un rôle essentiel dans la guerre. Cependant, la propagande de l'ennemi et des amis de l'ennemi s'acharne à affirmer qu'en Syrie et au Liban la position de la France est en ce moment battue en brèche.

Si la France Combattante veut et entend faire en sorte que ces affirmations soient vaines, ce n'est point seulement parce que c'est sa raison d'être de ne transiger en rien et nulle part sur l'honneur et l'intérêt de la patrie, mais encore, c'est parce qu'elle sait que le respect intégral de ce qui revient à la France est une condition nécessaire à la victoire des démocraties. Ne doutons pas que si tous les peuples, au destin desquels la France a lié son destin et dont, en ce moment même, les soldats, les marins, les aviateurs, meurent à côté des Français, suivent à cet égard la voie que leur indiquent le cœur et la raison, ne doutons pas que l'ennemi doive, malgré ses efforts, voir échouer son plan de divisions. Longtemps l'ennemi a pu passer par les brèches pratiquées entre les démocraties, longtemps il a triomphé grâce aux retards des uns, aux préventions des autres, aux divergences des politiques, aux discordances des stratégies. Tout annonce que ces dures leçons ont commencé à nous instruire, tout annonce qu'enfin le parti de la justice humaine se rassemble dans la lutte pour un but commun dans une action commune. Sur cette terre d'Orient, qui tient de si près à la vie éternelle de la France, j'atteste que mon pays n'entend pas manquer à l'union fraternelle des nations qui combattent pour la liberté

source : médiaslibres.com
Front de l'est
Front nord
Les opérations soviétiques continuent autour de Leningrad.

Front sud
Les forces allemandes percent au sud ouest de Stalingrad mais sont contenus au nord

Front du Caucase
Le groupe d'armées A attaque Novorossiisk

Affiche de propagande soviétique pour le don du sang pour les soldats du front
"Sois donneur de sang ! Le combattant recevra mon sang et retournant de nouveau sur le front, déversera un torrent d'acier puissant sur l'ennemi !"

source : Worldwar-2.net, onwar.com, guerre-mondiale.org, mémorial de caen (photo)
Front du pacifique sud
Iles Salomon
Les soldats japonais s'étant repliés sans dommages, les marines américains se replient sur le périmètre défensif de lunga

Nouvelle-Guinée
Dans la baie de Milne, les attaques japonaises sont contenues au sud de Kilarbo par les soldats australiens.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
Mer des Salomon
L'aviation américaine positionnée à Guadalcanal empêche le débarquement de renforts japonais et 2 destroyers japonais de la 2nd flotille de l'Amiral Tanaka sont coulés dans "le slot".

source : wikipedia

Atlantique nord
Le U165 attaque le convoi SG-6 au nord de Terre-Neuve, et endommage le cargo américain Arlyn et le ravitailleur américain USS Laramie. L'Arlyn sera achevé plus tard dans la journée par le U517
Le U566 attaque le convoi SL-119 entre le Portugal et les Açores, et coule le cargo néerlandais Zuiderkerk et le cargo britannique City of Cardiff.

Mer des Caraïbe
Le U94 est coulé au milieu de la mer des Caraïbes par les charges de profondeur d'un hydravion Catalina américain et par l'éperonnage de la corvette canadienne HMCS Oakville.

source : UBoat.net
M. Gerhard Riegner, représentant du congrès juif mondial à Genève, envoi un nouveau câble par le consulat américain à Genève tentant à nouveau de passer des informations sur le génocide des juifs à Stephen Wise, chef juif américain. Le premier câble n'ayant pas été transmis.
Le nouveau câble est adressé à Sidney Silverman, membre de parlement britannique, qui en envoi une copie à M. Stephen Wise.
M. Sumner Welles, secrétaire d'état adjoint américain, convoque M. Wise et lui demande de ne pas dévoiler les informations du câble tant que celles-ci ne sont pas vérifiées. M. Wise accepte la demande mais informe quand même un certain nombre de membres du conseil des ministres, le président Roosevelt, le juge de la cour suprême américaine Felix Frankfurter et les membres des clergés chrétiens.

source : Mémorial Yad-vashem

27 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front nord
L'armée rouge lance une contre-attaque contre Schluesselburg et le Volkhov depuis Leningrad.

Front centre
L'offensive soviétique sur le front de Moscou continue

Front sud
Le général Joukov est nommé commandant suprême adjoint.
Les attaques allemandes ont repoussées les soviétiques et Stalingrad est atteint par le groupe d'armées B.

Front du Caucase
Dans le Caucase les forces allemandes traversent la rivière Terek et capturent Prochladrii

source : Worldwar-2.net, onwar.com, guerre-mondiale.org
Front du pacifique centre
Les forces japonaises débarquent dans l'île de Nauru, dans les îles Gilbert, qui s'est rendu aux forces japonaises 2 jours auparavant.
Les 7 occidentaux de l'île sont mis en résidence surveillée et la population chinoise et locale est mise au travail forcé. Le rationnement est mis en place sur l'île.

source :
wikipedia

Front du pacifique sud
Iles Salomon
Un bataillon de marines américain est débarqué à l'ouest de Kokumbona, alors qu'un autre détachement se déplace de Kukum vers l'intérieur de l'île pour couper la retraite japonaise. Le terrain difficile ne permet cependant pas aux américains de surprendre les soldats japonais.

Une nouvelle escadrille de chasse arrive en renfort sur Henderson Field.

Nouvelle-Guinée
Les Japonais progressent dans la baie de Milne avec le support de leurs chars légers, ainsi que sur la Kokoda, ou une nouvelle brigade australienne est envoyée en renfort.

Soldats japonais en Nouvelle-guinée en train de tirer.

source : wikipedia, wikipedia, guerre-mondiale.org, inilossum.com (photo)
Atlantique nord
Le U156 coule le cargo britannique Clan Macwhirter, retardataire du convoi SL-119, entre les Açores et le Portugal.
Le U517 attaque le convoi SG-6F au nord de Terre-Neuve, au Canada, et coule le transport américain Chatham.

Mer des Caraïbes
Le U511 attaque le convoi TAW-11 au sud d'Haïti, et coule le pétrolier britannique San Fabian et le pétrolier néerlandais Rotterdam. Il endommage aussi le pétrolier américain Esso Aruba.

source : UBoat.net
Le président de Cuba, M. Batista, signe un décret formalisant l'alliance de Cuba avec le Brésil dans la guerre contre l'Axe.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org


Adolf Hitler autorise le gouvernement de Vichy à mettre sur pied en Afrique occidentale une unité blindée en prévision d'une éventuelle attaque alliée.

source : guerre-mondiale.org



Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 27 Août 1942 : "Honorable homme se tenir sur l'honorable pont en feu"

sur le navire: supériorité japonaise précoce en porte-avion

source : CartoonHub

26 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Allemagne
L'aviation soviétique bombarde Berlin et plusieurs autres villes allemandes

Front sud
7 contre-attaques soviétiques sont lancées au nord ouest de Stalingrad.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, onwar.com, guerre-mondiale.org
Front du pacifique sud
Nouvelle-Guinée
Dans la baie de Milne, la RAAF bombarde les positions arrières japonaises, tuant de nombreux soldats, détruisant une quantité importante de matériel au sol et coulant plusieurs barges de débarquement chargées de munitions et de vivres.
Une contre-attaque australienne est lancée dans la journée, mais les soldats alliés doivent se replier après 6h de durs combats.

Sur la piste Kokoda, les forces australiennes doivent se replier de la zone d'Isurava devant la pression japonaise.

Carte des opérations dans la baie de Milne de Août à Octobre 1942

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
Atlantique nord
Le U162 coule le pétrolier norvégien Thelma à l'est des petites Antilles
Le U130 coule le cargo britannique Beechwood au sud ouest de Freetown, en Sierra Leone.

Méditerranée
Le U375 attaque le convoi LW-38 au nord est de Port-Saïd, en Egypte, et coule le cargo britannique Empire Kumari.

Mer de Chine orientale
Le sous-marin américain USS Haddock coule le cargo japonais Teishun Maru au milieu de la mer de Chine orientale

source : Hyperwar, UBoat.net
Le droit à la non belligérance est accordé au Mexique par la Colombie

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org



Le Venezuela et la Colombie accordent le droit à la non belligérance au Brésil

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org



6122 juifs sont arrêtés en France non occupée et transférés au camp de Drancy

source : guerre-mondiale.org, History place - Holocaust Timeline, Worldwar-2.net




Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 26 Août 1942

Texte des enfants : Je me demande ce qu'il nous a apporté
Texte d'Hitler et Mussolini : et je me demande ce qu'il nous a apporté!
sur les étiquettes : un présent de Moscou - un présent du Moyen Orient

source : CartoonHub

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 26 Août 1942 : "Point d'appui"

sur la terre: Russie inconquérable

source : CartoonHub

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 26 Août 1942

source : CartoonHub

25 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
Le gouvernement soviétique annonce que l'offensive soviétique, commencée 2 semaines plus tôt sur 120 kilomètres au centre du front de Moscou, est un succès.

Front sud
La IVe armée blindée allemande cesse ses attaques au sud de Stalingrad. L'état de siège est proclamé par le comité du parti communiste de Stalingrad.

Front du Caucase
De violents combats ont lieux le long de la Terek, principalement à Mozdok. Une contre-attaque soviétiques est repoussée et le groupe d'armées A continue son avance sur Grozny et Bakou.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, onwar.com
Front du pacifique centre
Le gouverneur de l'île de Nauru, dans les îles Gilbert, se rend aux forces japonaises. L'île avait été évacuée le 23 février et ne compte plus que 7 occidentaux et 191 chinois, en plus de la population locale. Les bombardements des 2 derniers jours, effectués par 9 avions et 2 croiseurs japonais, sont la raison de cette reddition.

source : wikipedia, guerre-mondiale.org
Front du pacifique sud
Nouvelle-guinée
La RAAF bombarde le convoi japonais qui se dirige sur la baie de Milne. Aucun résultat n'est cependant obtenu et les navires japonais continuent leur route.
A 23h20 1150 soldats japonais et 2 chars léger Type 95 Ha-Go, sont débarqués à Ahioma, au nord de la baie de Milne, à 11 kilomètres de leur zone de débarquement prévue.
De petites escarmouches ont lieux avec la garnison australienne.

En Nouvelle-Guinée, les forces japonaises continuent leur progression sur la piste kokoda et gagnent du terrain près d'Isurava.

source : guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net
Pacifique sud
Batailles des Salomon orientales.
Pensant les porte-avions américains éloignés, l'Amiral Tanaka fait avancer son convoi, comprenant 5 destroyers supplémentaires, mais à 8h, une vague d'attaque de 18 avions venant d'Henderson Field attaque l'escadre, endommageant gravement le croiseur léger Jintsu, tuant 24 personnes et assommant l'Amiral Tanaka. Le transport de Troupe Kinryu Maru est touché et coulera plus tard.

Suite à cette attaque le destroyer Mutsuki se place sur le coté du Kinryu Maru, pour en sauver l'équipage et les soldats embarqués, mais 4 bombardiers lourds B17 venant d'Espiritu Santo attaquent soudainement, coulant de 5 bombes le destroyer japonais.
Suite à ces attaques, le Jintsu est envoyé sur Truk et le convoi prend la direction des îles Shortlands.

Ces dernières actions terminent la batailles des Salomon orientales sur un match nul. Si les renforts ne sont pas arrivés jusque Guadalcanal, ce n'est qu'une question de temps puisqu'ils arriveront finalement par les transports rapides qui se développent depuis Rabaul et les Shortlands, rendant caduque l'effet de la batailles des Salomon orientales.
Cependant la perte des aviateurs japonais expérimentés ainsi que du Ryujo est un mauvais coup pour la marine japonaise, déjà fortement saignée après la bataille de Midway.

Coté américain, l'USS Enterprise est envoyé sur Pearl Harbor pour y être remis d'aplomb, ne laissant à la disposition de l'Amiral Fletcher que les USS Saratoga et USS Wasp.

Vue du trou sur le pont d'envol de l'USS Enterprise. Les dommages infligés sur le porte-avion américain laissent le poid de la défense aéronavale de Guadalcanal sur les USS Wasp et USS Saratoga alors que l'USS Enterprise doit rentrer sur Pearl Harbor pour y être réparé. Il sera remis en état le 15 octobre, ce qui lui permettra de revenir à temps pour prendre part à la bataille des îles Santa-cruz

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, hyperwar
Atlantique nord
Le U604 coule le cargo néerlandais Abbekerk au milieu de l'Atlantique nord
Le U130 coule le cargo britannique Viking Star au sud ouest de Freetown, en Sierra Leone
Les U176, U438 et U605 attaquent le convoi ON-122 au milieu de l'Atlantique nord. Le U176 endommage le cargo britannique Empire Breeze. Le U438 coule le cargo britannique Empire Breeze et le cargo norvégien Trolla. Le U605 coule les cargos britanniques Sheaf Mount et Katvaldis.

Mer des Caraïbes
Le U558 coule le cargo britannique Amakura, retardataire du convoi WAT-15, à l'est de la Jamaïque
Le U164 coule le cargo néerlandais Stad Amsterdam, retardataire du convoi WAT-15, au sud d'Haiti

Mer de Chine méridionale
Le sous-marin américain USS Growler coule la canonnière japonais Senyo Maru à l'ouest de Nha Trang, en Indochine Française

Mer des Célèbes
Le sous-marin américain USS Seawolf coule le cargo japonais Showa Maru au milieu de la mer des Célèbes

source : Hyperwar, UBoat.net
Une ordonnance du gauleiter Wagner ordonne le versement des jeunes d'Eupen, de Malmédy et d'Alsace dans l'armée allemande.

source : guerre-mondiale.org


uk.gifLe gouvernement britannique annonce que le Duc de Kent, frère cadet du roi, est décédé dans le crash de son avion au nord de l'écosse

source : onwar.com, guerre-mondiale.org



Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 25 Août 1942
source : CartoonHub

24 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front nord
Une nouvelle offensive soviétique est lancée depuis le périmètre de Leningrad.

Front sud
Staline donne l'ordre de tenir Stalingrad à tout prix.

source : Worldwar-2.net
Front du pacifique sud
Nouvelle-Guinée
Un convoi japonais, parti de Buna, arrive devant l'île Goodenough et y débarque ses troupes. Ce débarquement se fait dans le cadre de l'invasion de la baie de Milne, à l'extrême est de la nouvelle-Guinée.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org
Mer des Salomon
Le convoi japonais contenant la force d'invasion principale de la baie de Milne, en Nouvelle-Guinée, quitte Rabaul, en nouvelle-bretagne. Il comprend 2 croiseurs légers, 3 destroyers, 2 transports et 2 chasseurs de sous-marin, le tout sous le commandement du contre-Amiral Mitsaharu Matsuyama.

source : wikipedia

Pacifique sud
Bataille des Salomon orientales

A 1h45 l'Amiral Nagumo donne l'ordre au contre Amiral Chuichi Hara de se porter en avant de la force japonaise principale escortant le convoi japonais à destination de Guadalcanal, et de lancer un raid sur Guadalcanal au lever du jour. Il dispose du porte-avion léger Ryujo, du croiseur lourd Tone et des destroyers Amatsukaze et Tokitsukaze.

L'objectif est de neutraliser Henderson field sur Guadalcanal, et de faire diversion pour attirer les porte-avions américains. Pendant ce temps les avions japonais des porte-avions principaux sur les Shokaku et Zuikaku sont prêts à décoller si les porte-avions américains sont découverts.

Entre 5h55 et 6h30 les américains font décoller les avions de reconnaissance des USS Enterprise et USS Saratoga, ainsi que des hydravions Catalina depuis Ndeni.

A 9h35 un catalina repère la force du Ryujo. Tout au long de la matinée d'autres rapports arriveront rapportant les positions des navires de l'Amiral Mikawa et de sa force de protection rapprochée (comprenant les croiseurs victorieux de la bataille de l'île de Savo), les positions des navires de l'Amiral Kondo et de sa force avancée (comprenant le porte hydravion Chitose, 5 croiseurs lourds, 1 croiseur léger et 6 destroyers).
La détection de plusieurs avions de reconnaissance et de plusieurs sous-marins fait aussi croire à l'amiral Fletcher que les japonais connaissent la position de ses porte-avions, ce qui n'est pas le cas.


Carte des opérations lors de la bataille des Salomon Orientales

A 11h30 les 24 bombardiers Betty et les 14 chasseurs zero venant de Rabaul, et devant attaquer Guadalcanal en même temps que les avions du Ryujo, sont de retour à Rabaul. Ils ont du rebrousser chemin devant le mauvais temps, mais le contre-amiral Hara n'est pas au courant.

A 12h20 le Ryujo lance 6 bombardiers Kate et 15 chasseurs zero pour attaquer Henderson Field, sur Guadalcanal. La vague d'attaque est détectée par le radar de l'USS Saratoga, permettant à la vague d'attaque en préparation d'avoir la position exacte des navires japonais

A 13h40 l'Amiral Fletcher enfin convaincu qu'il n'y a pas d'autre porte-avions japonais dans les parages lance une vague d'attaque de 38 avions de l'USS Saratoga sur le groupe du Ryujo. Il conserve cependant assez d'avions pour lancer une attaque si des porte-avions d'escadre japonais sont repérés avant la récupération des avions du groupe d'attaque.

A 14h23 les avions du groupe du Ryujo arrivent sur Henderson Field, mais sont repoussés par la Cactus air force sans dommage significatif pour la piste. 3 bombardiers, 3 zéros et 3 chasseurs américains sont détruits dans l'attaque.

A 14h25 un avion de reconnaissance japonais, venant du croiseur Chikuma, signale la position des porte-avions américains avant d'être abattu. Immédiatement l'Amiral Nagumo ordonne le lancement de vagues d'attaques sur les navires américains.

A 14h50 la 1ere vague d'attaque japonaise, comprenant 27 bombardiers en piqué Valet 17 chasseurs zero prend la direction des porte-avions USS Saratoga et USS Enterprise.
Au même moment 2 avions de reconnaissances américains trouvent les porte-avions japonais principaux, mais leur rapport n'arrivera pas jusque l'Amiral Fletcher.

A 16h00 une seconde vague d'attaque a finie de décoller des Shokaku et Zuikaku, avec 27 Val et 9 zeros, prenant la direction du sud, vers les navires américains.
Dans le même temps la force d'avant garde de l'Amiral Abe, comprenant 2 cuirassés, 3 croiseurs lourds, 1 croiseur léger, et 3 destroyers, fait mouvement au sud pour se préparer à une action contre la flotte américaine après la tombé de la nuit.

La force américaine partie de l'USS Saratoga arrive sur le Ryujo qui est touché par 3 bombes et peut être 1 torpille. 120 membres d'équipage sont tués et le navire est ingouvernable. Il sera abandonné à la tombé de la nuit et coulera peu après. Les avions du Ryujo devront amerrir et leurs équipages être récupérés par les destroyers de la force du contre-amiral Hara. Durant tout ce temps des B17 américains vont bombarder le Ryujo, sans causer d'autre dommage.

A 16h02 les radars américains détectent la première vague d'attaque japonaise. 53 chasseurs Wildcats sont dirigés sur celle-ci, mais des problèmes de communication ainsi qu'un travail efficace d'écran empêche les chasseurs américains de s'attaquer aux bombardiers japonais avant leur attaque sur les porte-avions américains.
Pendant ce temps, les ponts d'envol des navires américains sont éclaircis, les avions en attente étant lâchés avec ordre d'attaquer au nord ou d'attendre que le danger soit passé.

A 16h29 l'attaque japonaise commence, se concentrant sur l'USS Enterprise. Le feu de la DCA est intense et 9 bombes ratent le navire américain.

L'USS Enterprise touché par les bombes japonaises et commençant à prendre de la gîte

A 16h44 une bombe touche l'USS Enterprise près d'un ascenseur, traversant 3 ponts et explosant au dessous de la ligne de flottaison. 35 hommes sont tués et 70 sont blessés, le navire commençant à donner un peu de gîte. Cependant aucun dommage d'importance n'est fait à la coque.
30 secondes plus tard une bombe tombe à 5m du navire, déclenchant une seconde explosion sur le canon de DCA de 127mm proche, tuant 35 membres d'équipage et déclenchant un important feu.

A 16h46 une 3e bombe touche l'USS Enterprise  sur le pont d'envol, créant un trou de 3m de large, mais sans autre dommage.
Une attaque est faite par 4 bombardiers sur le cuirassé USS North Carolina, mais aucune ne touche le navire, et les 4 avions japonais sont abattus par la chasse ou la DCA.

La 3e bombe en train d'exploser sur le pont d'envol de l'USS Enterprise. On distingue les fumées des 2 premières bombes en haut a gauche

A 16h48 l'attaque japonaise se termine. Chaque camp pense avoir infligé plus de dégat qu'en réalité. Les américains pensent avoir détruit 70 avions (alors que seul 42 avions ont attaqués la flotte américaine) et les japonais pensent avoir gravement endommagés 2 porte-avions américains. Au final seul l'USS Enterprise est endommagé, et 25 avions japonais sont détruits, contre 6 chasseurs américains.

A 17h46 les équipes de réparations américaines ont remis en état le pont de l'USS Enterprise, lui permettant d'effectuer à nouveau des opérations aériennes.

A 18h05 la vague d'attaque américaine ayant coulé le Ryujo apponte sur l'USS Saratoga.

A 18h15 la seconde vague d'attaque japonaise ne réussit pas à localiser les navires américains et rebrousse chemin. Elle perdra 5 avions durant se retour.

Par ailleurs, les avions ayant décollés en urgence avant l'attaque japonaise sur l'USS Enterprise n'ont pas trouvés de cible, si ce n'est le porte hydravion Chitose, qui est fortement endommagé par 2 bombes qui tombent très proches. Les avions américains rebroussant chemin pour atterrir sur Guadalcanal après l'attaque.

La journée se termine sur le retrait au sud des navires américains, ne permettant pas à l'escadre de l'Amiral Abe de trouver ceux-ci durant la nuit.
De même, suite aux attaques ayant entraînées de lourdes pertes en avions, et à un faible niveau de carburant, les navires de l'Amiral Nagumo se retirent eux aussi, prenant la direction du nord.

Durant la nuit, 5 destroyers japonais bombardent la piste d'Henderson field, sans provoquer de dommages importants.

La pièce de DCA ayant déclenché les feux sur l'USS Enterprise prise en photo après la bataille

source : wikipedia, guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net, hyperwar
Atlantique nord
Le U162 coule le cargo néerlandais Moena à l'est des petites Antilles

Mer de Cara
Le U601 coule le cargo soviétique Kujbyshev et le remorqueur soviétique Medvezhonok, au nord ouest de Dikson, en Union Soviétique

Pacifique nord
Le sous-marin américain USS Guardfish coule le transport japonais Sekai Maru au large de Sendai, au Japon

source : UBoat.net, Hyperwar
Une ordonnance du ministère de l'intérieur confère la nationalité allemande aux Alsaciens, Lorrains et Luxembourgeois de souche allemande qui sont ou seront incorporés et qui sont considérés comme des Allemands ayant "fait leurs preuves".

source : guerre-mondiale.org




Le droit à la non belligérance est accordé au gouvernement brésilien par l'Uruguay, le Chili, l'Argentine, le Pérou, la Bolivie et le Paraguay

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

Le conseil fédéral suisse décide que les réfugiés entrés avant le 13 août 1942 ne seront pas refoulés.

source : guerre-mondiale.org


a
Front de l'est
a

source :

23 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front nord
Adolf Hitler ordonne la capture de Leningrad, après un siège qui est déjà vieux d'un an.

Front sud
La Luftwaffe commence à bombarder Stalingrad, par un raid qui va durer 48 heures, incluant 4000 sorties aériennes sur la ville. La ville brûle rapidement, alors que les réservoirs d'essence pour chars se déversent dans la Volga, formant un serpent de feux long de 40km.
près de 955 personnes seront tués entre le 23 et le 26 Août, et 1181 seront blessés, le compte des pertes civile s'arretant après le 26 Août.
L'armée de l'air soviétique tente de s'opposer à la Luftwaffe, mais subie de lourde pertes.

Le groupe d'armées B allemand arrive sur la Volga, contrôlant 8km des rives du fleuve entre Rynak et Erzovka, malgré la forte résistance soviétique.
Pour éviter d'être encerclé, la 62e armée soviétique reflue sur la ville devant le XIVe corps blindé allemand.

La IVe armée blindée du général Hoth est retenue à Tinguta par la forte résistance soviétique.


Considérée comme la dernière charge de cavalerie importante de l'histoire, la charge d'Izbutsenskyi n'est qu'un succès éphémère dans ce qui sera le désastre de Stalingrad. Célébrant les 250 ans de la Savoia Cavalleria, elle consacre surtout sa fin

A Izbutsenskyi les 600 chasseurs à cheval du régiment Savoia Cavalleria, commandés par le colonel Benttoni, lancent une charge contre les forces soviétiques, repoussant ceux ci avec de lourdes pertes dans les rangs de l'armée rouge. 150 soldats soviétiques sont tués et 300 sont blessés. De plus 500 prisonniers sont faits et 4 canons, 10 mortiers et 50 mitrailleuses sont capturées.

Front du Caucase
Des chasseurs alpins de la 1e Gebirgsjäger arrivent au sommet du mont Elbrouz, le plus haut sommet du Caucase, plantant un drapeau au sommet de celui-ci, à 5600 mètres d'altitude. Malgré cet exploit ils ne contrôlent par pour autant la zone. Les vallées montagneuses et les cols étant fortement défendus par des troupes locales renforcées d'éléments de l'armée rouge.

Chasseurs alpins allemand plantant le drapeau allemand sur le sommet du mont Elbrouz. Malgré cet exploit, le mont n'est absolument pas contrôlé par les allemands, contrairement à ce que laisse penser la photo faite pour la propagande allemande.

source : wikipedia, onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, inilossum.com (photo)
Pacifique sud
Un hydravion de reconnaissance américain Catalina, basé à Ndeni, dans les îles Santa Cruz, repère le convoi japonais, commandé par l'Amiral Tanaka, transportant des renforts japonais sur Guadalcanal.
Se doutant que ce repérage précède une attaque aérienne, l'Amiral Tanaka fait changer de cap ses navires.
Suite à ce mouvement, les vagues d'attaques qui ont précédemment décollées du porte-avion américain USS Saratoga et de Henderson Field, sur Guadalcanal, ne trouvent pas les navires japonais.

A 18h23, n'ayant plus de nouvelles des navires japonais, l'Amiral Fletcher permet à la TF18, contenant le porte-avion USS Wasp, d'aller se ravitailler plus au sud, à Efate.
Seule la TF11, contenant le porte-avion USS Saratoga, et la TF16, contenant le porte-avion USS Enterprise, restent autour de Guadalcanal pour protéger l'île. L'ensemble des 2 task Force forme la TF61.

source : wikipedia, onwar.com
Atlantique nord
Le U506 coule le cargo britannique Hamla au sud de Freetown, en Sierra Leone

source : UBoat.net


Mgr Saliège, archevêque de Toulouse, condamne la déportation des Juifs dans une lettre pastorale intitulée Et clamor Jerusalem ascendit.

Lettre de S.E. Monseigneur Saliège, Archevêque de Toulouse, sur la personne humaine

Mes très chers Frères,
Il y a une morale chrétienne, il y a une morale humaine qui impose des devoirs et reconnaît des droits. Ces devoirs et ces droits, tiennent à la nature de l'homme. Ils viennent de Dieu. On peut les violer. Il n'est au pouvoir d'aucun mortel de les supprimer.
Que des enfants, des femmes, des hommes, des pères et des mères soient traités comme un vil troupeau, que les membres d'une même famille soient séparés les uns des autres et embarqués pour une destination inconnue, il était réservé à notre temps de voir ce triste spectacle.
Pourquoi le droit d'asile dans nos églises n'existe-t'il plus ?
Pourquoi sommes-nous des vaincus ?
Seigneur ayez pitié de nous.
Notre-Dame, priez pour la France.

Dans notre diocèse, des scènes d'épouvante ont eu lieu dans les camps de Noé et de Récébédou. Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes. Tout n'est pas permis contre eux, contre ces hommes, contre ces femmes, contre ces pères et mères de famille. Ils font partie du genre humain. Ils sont nos Frères comme tant d'autres. Un chrétien ne peut l'oublier.
France, patrie bien aimée France qui porte dans la conscience de tous tes enfants la tradition du respect de la personne humaine. France chevaleresque et généreuse, je n'en doute pas, tu n'es pas responsable de ces horreurs.
Recevez mes chers Frères, l'assurance de mon respectueux dévouement.

Jules-Géraud Saliège
Archevêque de Toulouse
13 août 1942

A lire dimanche prochain, sans commentaire.
Cette lettre doit être lue dans toutes les paroisses de son diocèse, mais Pierre Laval, sous prétexte que les Allemands risquent de remettre en cause l'autonomie relative de la zone non occupée, fait interdire sa publication par arrêté préfectoral.
Cette lettre continue cependant d'être lue

source : guerre-mondiale.org, wikipedia

22 Août 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front du Caucase
L'avance de la XVIIe armée allemande vers Suchumi, port de la mer noire, ralentie devant la résistance soviétique.

infanterie de montagne allemande en train de transporter un canon sur les hauteurs du Caucase.
Si la plaine est un terrain ou les soviétiques sont vulnérables devant les chars et l'aviation allemande, l'affaire est différente dans les montagnes, ou le terrain, propice à la défense, va permettre à une armée soviétique en retraite de tenir le terrain

source : Worldwar-2.net, inilossum.com (photo)
Front du pacifique sud
Iles Salomon
Un détachement de marines est transporté de Tulagi sur Guadalcanal, pour renforcer la défense de l'aérodrome d'Henderson Field.
Quelques renforts arrivent aussi des nouvelles-Hébrides.

Nouvelle-Guinée
L'offensive japonaise contre Port Moresby est en préparation par le général Tomitaro Horri.
Il dispose de 11000 hommes, soit à peu pret ce dont disposent les alliés pour défendre la Nouvelle-Guinée

source : guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
Mer de Corail
Un avion de reconnaissance japonais est détruit par un avion du porte-avion USS Enterprise avant qu'il ait temps de signaler la présence des navires américains proche des Salomon. La disparition de cet avion fait suspecter aux amiraux japonais la présence des navires américains dans les parages.

source : wikipedia

Mer des Caraïbes
Le U654 est coulé par les charges sous-marines d'un bombardier B18 américain au nord de Colon, au Panama.

Atlantique sud
Le U507 coule le cargo suédois Hammaren, issu du convoi dispersé OS-36, au sud de Recife, au Brésil.

Méditerranée
L'Amirauté britannique annonce la perte du sous-marin HMS Upholder, coulé au nord de Tripoli. C'est le plus décoré des sous-marins de la flotte britannique.

Mer de Barents
Le U456 coule le navire soviétique Chaika à l'ouest du détroit de Matochkin, en Nouvelle-Zemble.

Mer de Chine orientale
Le sous-marin américain USS Haddock coule un transport japonais au milieu de la mer de Chine orientale

source : UBoat.net, Hyperwar, Worldwar-2.net, wikipedia
Le Brésil déclare la guerre à l'Allemagne et l'Italie.
Cette déclaration fait suite au torpillage de plusieurs navires brésiliens par les sous-marins allemands et italiens, mais aussi aux fortes pressions américaines

source : onwar.com, Worldwar-2.net, guerre-mondiale.org, "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org