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30 Septembre 1942

Publié le par Fix

Le général De Gaulle fait un discours à la radio de Londres
Il y a quatre ans, Hitler, combinant le chantage avec l'illusion, arrachait à Munich le consentement de l'Angleterre et de la France à un premier démembrement de la Tchécoslovaquie. Hier au nom de la France, le Comité National Français rejetait l'acte de. Munich comme l'avait fait, il y a quelques semaines, le Gouvernement britannique.

En outre, le Comité National Français s'engageait à contribuer, par tous moyens en son pouvoir, à restaurer la Tchécoslovaquie dans ses frontières d'avant Munich. Réciproquement, le Gouvernement tchécoslovaque prenait le même engagement pour ce qui concerne l'intégrité territoriale et impériale française. Ainsi est effacée, politiquement et moralement, en attendant qu'elle le soit en fait, une grave injustice qui fut une terrible erreur.

Munich avait été, sur le terrain politique, le grand succès par quoi Hitler préparait ses succès stratégiques. Ayant, un instant, trouvé unies devant ses exigences la France, l'Angleterre et la Russie, Hitler avait, par Munich, réussi à les séparer en même temps qu'il écrasait préventivement un adversaire.

Naturellement, l'ennemi, loin de se tenir pour satisfait, élevait d'un degré ses prétentions et son assurance. Les démocraties, trahies par leur propre faiblesse, voyaient paraître à l'horizon, non point du tout la paix qu'elles avaient cru payer une fois pour toutes, mais bien l'alternative entre une chaîne sans fin d'humiliations et la guerre.

Cet esprit de recul devant la menace, de non résistance au mal par désir du moindre effort, bref cet esprit de Munich, a été l'instrument le plus efficace des entreprises de l'ennemi. Combiné avec l'infirmité passive qu'on peut appeler l'esprit de la ligne Maginot, il fut le mauvais génie du parti de la liberté.

La France Combattante, qui est la France nouvelle, lui refuse toute concession. C'est dire qu'elle condamne toute transaction avec le mal. C'est dire qu'elle condamne Munich.

Et d'autant plus rigoureusement que l'injustice commise le 29 septembre 1938 le fut à l'égard d'un peuple que des liens sacrés unissaient à la France, d'une nation qui se trouvait être l'une des plus ardentes, des plus fidèles à servir la cause de la liberté du monde, d'un État dont l'existence, la vigilance, la puissance au cœur même de l'Europe étaient nécessaires à l'équilibre du continent.

Or, malgré les immenses épreuves dans lesquelles l'ont jeté d'abord Munich et ses conséquences, ensuite la guerre mondiale elle-même, le peuple tchécoslovaque a su conserver sa cohésion et son idéal. L'ennemi s'acharne à le réduire avec d'autant plus de fureur que ce peuple résiste plus farouchement à l'Ordre Nouveau et que, d'ailleurs, il occupe, géographiquement, économiquement, moralement, une position-clef en Europe.

Cette résistance, le monde entier sait ce qu'elle coûte, en fait de ruines, de larmes et de sang, à la vaillante Tchécoslovaquie. Mais aussi, le monde comprend qu'elle constitue une condition essentielle de la défaite d'Hitler. Sans le consentement réel de la nation tchécoslovaque, il ne peut y avoir de grand Reich allemand, sinon provisoirement sur le papier des cartes.

La France salue avec respect les efforts déployés contre l'ennemi commun par la Tchécoslovaquie, son amie et son alliée. Elle salue les héroïques forces tchécoslovaques de terre et de l'air qui, depuis le début de cette guerre, sur les champs de bataille de France puis du monde, combattent aux côtés des siennes. Elle salue le président Édouard Benès, indomptable homme d'État et grand Européen, qui, pour n'avoir pas accepté l'abaissement et l'injustice et pour avoir fait malgré tout confiance à l'avenir, incarne et dirige aujourd'hui la lutte de sa patrie dans le camp des démocraties comme il l'avait naguère, aux côtés de Masarick, fait renaître à la liberté.

Dans l'Europe de la victoire, la France entend que, pour ses amis, le courage et la loyauté assurent des droits tout en restant des devoirs.

source : médias-libres
Front d'Afrique du nord
L'as allemand Hans-Joachim Marseille (158 victoires) est tué dans un accident aérien.
Une action limité est lancée par la VIIe armée britannique à El Alamein.

source : guerre-mondiale.org, onwar.com, Worldwar-2.net
Front du pacifique nord
Dans les Aléoutiennes, l'aviation japonaise bombarde l'île de Adak, d'ou partent une partie des avions américains bombardant Attu et Kiska.

Affiche de propagande américaine
"Alaska, piège mortel pour les japs"

source : guerre-mondiale.org, mémorial de caen (photo)
Atlantique nord
Le U516 coule le cargo britannique Alipore au nord est de la Guyane française
Le U125 coule le cargo britannique Empire Avocet et le transport britannique Kumsang à 350 miles au sud de Freetown
Le U506 coule le cargo britannique Siam II au sud ouest de Monrovia, au Libéria.

source : UBoat.net
uk.gifLa première mission de liaison britannique arrive en Grèce pour prendre contact avec la résistance

source : onwar.com, guerre-mondiale.org




Adolf Hitler fait un discours au palais des sports de Berlin, annonçant que la victoire à Stalingrad est proche.

source : guerre-mondiale.org


La Turquie signe un traité de commerce avec l'Allemagne, pour l'échange de chrome contre des armes. Ce traité est un développement du traité de commerce germano-turc du 9 octobre 1941

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org

Caricature de Leslie Illingworth paru dans le Daily Mail le 30 Septembre 1942

texte : et nous bombardons Rib!
sur les bombes : second front

source : CartoonHub

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