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20 Janvier 1942

Publié le par Fix

Front de l'est
Front centre
La 4e armée de choc soviétique attaque la ville de Toropets, défendu par 2500 allemands. Les allemands tiennent toute la journée mais sont forcés de se rendre suite aux mouvements des troupes à skis soviétiques

source : La bataille de Moscou sur serpukhov.su
Front des Philippines
Les troupes alliées effectuent une contre-attaque dans la péninsule de Bataan. Les forces japonaises résistent, à l'exception de celles du secteur de Guitol, qui se replient plus au nord.
A l'ouest de la péninsule, les troupes japonaises continuent à s'infiltrer dans les lignes du 1er corps philippin.

source : guerre-mondiale.org
Front du pacifique sud
Les avions de 4 porte-avions japonais bombardent la base australienne de Rabaul, en nouvelle-bretagne, faisant d'importants dégâts dans le port.
La base de Kavieng, en Nouvelle-Irlande, est bombardé elle aussi.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org
Front de Malaisie
Les britanniques lancent une contre-attaque pour tenter de reprendre Yong Peng, mais échouent dans leur tentative.

Les bombardiers japonais attaquent Singapour. 8 d'entre eux sont abattus par les Hurricanes de la RAF.

source : guerre-mondiale.org, wikipedia
Front de Birmanie
L'offensive japonaise en Birmanie continue avec l'arrivée de la 55e division japonaise à Moulmein, dans la région au nord de Tenasserim. La 17e division indienne défend la ville.
Les japonais utilisent les mêmes tactiques qu'en Malaisie, cherchant à prendre de flanc les troupes britanniques par la jungle.

source : guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net
undefinedAtlantique nord
Le U552 coule le cargo grec Maro, retardataire du convoi ON-53, au milieu de l'Atlantique nord.

Mer des Célèbes
Le sous-marin américain S-36 coule dans la mer des Célèbes

source : UBoat.net, Hyperwar
Le général de Gaulle fait un discours à la BBC, déclarant que la France libre et l'Union Soviétique sont alliés
Il n'est pas un bon Français qui n'acclame la victoire de la Russie.
L'armée allemande, lancée presque entière à l'attaque, depuis juin dernier, d'un bout à l'autre de ce front gigantesque, pourvue d'un matériel énorme, rompue au combat et au succès, renforcée d'auxiliaires enchaînés au destin du Reich par l'ambition ou par la terreur, recule maintenant, décimée par les armes russes, rongée par le froid, la faim, la maladie
Pour l'Allemagne, la guerre à l'Est, ce n'est plus aujourd'hui que cimetières sous la neige, lamentables trains de blessés, mort subite de généraux. Certes, on ne saurait penser que c'en soit fini de la puissance militaire de l'ennemi. Mais celui-ci vient, sans aucun doute possible, d'essuyer l'un des plus grands échecs que l'Histoire ait enregistrés.

Tandis que chancellent la force et le prestige allemands, on voit monter au zénith l'astre de la puissance russe. Le monde constate que

ce peuple de 175 millions d'hommes est digne d'être grand parce qu'il sait combattre, c'est-à-dire souffrir et frapper, qu'il s'est élevé, armé, organisé lui-même et que les pires épreuves n'ébranlent pas sa cohésion.

C'est avec enthousiasme que le peuple français salue les succès et l'ascension du peuple russe. Car la libération et la vengeance deviennent de ce coup pour la France de douces probabilités. La mort de chaque soldat allemand tué ou gelé en Russie, la destruction de chaque canon, de chaque avion, de chaque tank allemand, au grand large de Leningrad, de Moscou ou de Sébastopol, donnent à la France une chance de plus de se redresser et de vaincre.

Mais si, dans l'ordre stratégique, rien ne s'est encore produit de plus fructueux que l'échec infligé à Hitler par Staline sur le front européen de l'Est, dans l'ordre politique l'apparition certaine de la Russie au premier rang des vainqueurs de demain apporte à l'Europe et au monde une garantie d'équilibre dont aucune Puissance n'a, autant que la France, de bonnes raisons de se féliciter. Pour le malheur général, trop souvent depuis des siècles l'alliance franco-russe fut empêchée ou contrecarrée par l'intrigue ou l'incompréhension. Elle n'en demeure pas moins une nécessité que l'on voit apparaître à chaque tournant de l'Histoire.

Voilà pourquoi la France qui combat va lier son effort renaissant à l'effort de l'Union Soviétique. Il va de soi qu'une telle coopération ne nuira aucunement - bien au contraire à l'action qu'elle mène en commun avec ses autres alliés. Mais, dans l'année décisive qui vient de s'ouvrir, la France Combattante prouvera sur les champs de bataille actifs et passifs de cette guerre qu'elle est, malgré son malheur provisoire, l'alliée désignée de la Russie nouvelle.

Bien entendu, dans ce domaine, la France n'attend des traîtres et des lâches qui l'ont livrée à l'ennemi rien autre chose que leur fureur. Ces gens-là ne manqueront pas de crier que notre victoire aux côtés de la Russie entraînerait chez nous ce bouleversement social dont ils ont peur par-dessus tout. La nation française méprise cette insulte supplémentaire. Elle se connaît assez bien pour savoir que le choix de son propre régime ne sera jamais que sa propre affaire. Et, d'ailleurs, elle n'a payé que trop cher l'alliance honteuse des privilèges et l'internationale des Académies.

La France qui souffre est avec la Russie qui souffre. La France qui combat est avec la Russie qui combat. La France, sombrée au désespoir, est avec la Russie qui sut remonter des ténèbres de l'abîme jusqu'au soleil de la grandeur.

source : "Events leading up to World War II" sur iBiblio.org, MediasLibres.com
Une conférence se tient dans une villa de Wannsee, dans les faubourgs de Berlin, pour discuter des mesures à prendre et de la coordination interministérielle nécessaire pour mettre en place la "solution finale" au problème juif.
La conférence a lieu à l'initiative de Reinhard Heydrich, bras droit d'Himmler et chef du RSHA (l'Office central de la sécurité du Reich), qui a reçu l'autorisation du maréchal de l'air Hermann Goering pour élaborer un programme destiné à résoudre le "problème juif".

Reinhard Heydrich a convoqué les directeurs des principales agences du gouvernement qui auront à coopérer pour que le plan réussisse. Le but de cette conférence n'est pas de prendre la décision de tuer tous les juifs pour résoudre le "problème juif", mais d'examiner les façons de mettre en place cette décision, qui a déjà été prise.

Les membres de la conférence sont les suivants.

- Reinhard Heydrich, SS-Obergruppenführer, chef du RSHA (Office central de la sécurité du Reich)
- Adolf Eichmann, SS-Obersturmbannführer au RSHA, chef du département B-4 de la Gestapo, responsable de la logistique de la Solution finale
- Le Dr. Josef Bühler, secrétaire d'État et premier adjoint du Dr. Hans Frank dans le Gouvernement Général de Pologne
- Le Dr. Georg Leibbrandt, secrétaire d'État au ministère des territoires de l'Est occupés
- Martin Luther, sous-secrétaire d'État au ministère des Affaires étrangères
- Le Dr. Roland Freisler, secrétaire d'État au ministère de la Justice
- Le Dr. Alfred Meyer, secrétaire d'État au ministère du Reich
- Heinrich Müller, SS-Gruppenführer, chef du département IV (Gestapo) du RSHA
- Otto Hofmann, SS-Gruppenführer au Bureau central pour la Race et la Colonisation, département du RSHA
- Erich Neumann, secrétaire d'État au Bureau du plan quadriennal
- Le Dr. Gerhard Klopfer, SS-Oberführer à la Chancellerie du Parti, dirigée par Martin Bormann
- Le Dr. Karl Schöngarth, SS-Oberführer, commandant le SD (le service de renseignement du parti nazi) dans le Gouvernement Général de pologne
- Friedrich Wilhelm Kritzinger, de la Chancellerie du Reich
- Le Dr. Wilhelm Stuckart, secrétaire d'État au ministère de l'Intérieur
- Le Dr. Rudolf Lange, SS-Sturmbannführer, commandant le SD en Lettonie.


Liste des juifs d'Europe, classés par pays, apporté par Heydrich à la conférence

Reinhard Heydrich commence la conférence par un discours reprenant l'historique des mesures prises depuis 1933, plaçant le nombre de juifs allemands et autrichiens ayant émigrés à 530000 jusque 1941. Il ajoute que 11 millions de juifs sont encore en Europe, dont 500000 seulement dans des zones qui ne sont pas sous contrôle allemand, et que puisque l'émigration est maintenant interdite
Une autre solution possible au problème a pris la place de l'émigration, l'évacuation des juifs à l'est
Cette solution n'est que temporaire mais que des "expériences pratiques" ont déjà été menés pour la "future solution finale à la question juive".
Sous une direction appropriée, au cours de la solution finale, les juifs doivent être répartis à un travail approprié à l'est. Les juifs sains, séparés selon leur sexe, seront menés en larges colonnes de travail par la route à ces zones de travail, voyage durant lequel une large partie sera éliminée de causes naturelles. Le reste, puisque ce sera sans aucun doute la portion la plus résistante, devra être traité en conséquence, car c'est le produit de la sélection naturelle qui, si ils étaient relâchés, agiraient comme la graine de la renaissance juive.
Les mesures doivent être prises en priorité en Allemagne, en Autriche et en Bohème Moravie.

Tous les participants étant directement ou indirectement impliqués dans les massacres de masse qui sont déjà en cours, les paroles de Reinhard Heydrich ne sont pas ambiguës et font référence à des comportements précis.

Le sort des juifs étant marié à des Aryens est aussi évoqué mais cette question n'est pas résolue durant la conférence.
Aucune objection n'est présentée par les membres de la conférence et la conférence prend fin après 60 à 90 minutes.

source : onwar.com, guerre-mondiale.org, Worldwar-2.net, Mémorial Yad-vashem, History place - Holocaust Timeline, wikipedia

Caricature de David Low paru dans le Evening Standard le 20 Janvier 1942 : "Bien sur que nous sommes Pan-américains! regardes voici notre poèle (jeu de mot intraduisible, pan=poèle)"

sur le pilier: conférence panaméricaine
sur la poèle : pour faire frire la démocratie
Par terre : infiltrateurs de l'axe

source : CartoonHub

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